Géorgie

17 novembre 2019 19:04; Act: 17.11.2019 20:32 Print

Les Géorgiens manifestent par milliers à Tbilissi

Plus de 20'000 manifestants ont protesté dimanche en Géorgie pour demander la démission du gouvernement après l'échec d'une réforme du système électoral.

Les manifestants se sont rassemblés dimanche après-midi devant le parlement à Tbilissi, la capitale du pays.
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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à l'appel de l'opposition dimanche en Géorgie. Ce rassemblement intervient après le rejet par la majorité au pouvoir d'une réforme du système électoral promise pour mettre fin à une précédente vague de contestation.

Plus de 20'000 manifestants se sont rassemblés dans l'après-midi devant le parlement à Tbilissi, capitale de ce pays du Caucase, lors de la plus grande manifestation d'opposition de ces dernières années. Ils étaient munis de drapeaux géorgiens et européens ainsi que d'une banderole géante «Tous contre un», adressée à Bidzina Ivanichvili, chef du parti majoritaire Rêve géorgien.

Sous pression de la rue en juin, le puissant oligarque Bidzina Ivanichvili avait promis de supprimer le mode de scrutin mixte pour les législatives d'octobre 2020 et d'introduire la proportionnelle. Mais malgré la majorité écrasante de Rêve géorgien au parlement, celui-ci a rejeté cette réforme, suscitant la colère des partis d'opposition, qui accusent M. Ivanichvili d'avoir orchestré l'échec du projet de loi et affirment que le parti au pouvoir bénéficie injustement du système actuel.

Démission exigée

«Nous demandons que le gouvernement démissionne, qu'un gouvernement provisoire soit nommé et que des élections parlementaires anticipées soient organisées avec un système proportionnel», à déclaré Nika Melia, un des dirigeants du principal parti d'opposition géorgien, le Mouvement national uni.

«Nous demandons également la libération des prisonniers politiques», a ajouté M. Melia, qui a passé du temps en résidence surveillée pour son rôle dans les manifestations anti-gouvernement de l'été et a depuis l'interdiction de s'adresser à la foule lors de rassemblements.

Des manifestants ont verrouillé les portes du parlement avec des cadenas, affirmant qu'aucun député ne serait autorisé à y entrer. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a averti que «les tentatives d'assaut ou de blocage des bâtiments administratifs seront immédiatement empêchées». Dans des images diffusées par la chaîne de télévision pro-opposition Mtavari TV on voyait de nombreux policiers anti-émeute déployés à l'intérieur du parlement.

(nxp/ats)