Élections

21 juillet 2019 04:20; Act: 21.07.2019 04:20 Print

Les Japonais aux urnes pour des sénatoriales

Le scrutin de ce dimanche, sans enjeu, devrait, selon les sondages, conforter le Premier ministre Shinzo Abe.

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La participation risque d'être faible malgré la facilité de voter. (Photo: Keystone)

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Les Japonais sont appelés dimanche à se rendre aux urnes pour renouveler la moitié de la chambre haute du Parlement. Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 (minuit en Suisse) et devraient fermer à 19h00 ou 20h00 selon les emplacements.

Si cela se passe comme pour les précédentes élections de ce type, la participation risque d'être faible même s'il est possible de voter très simplement par anticipation dans des bureaux dédiés, parfois installés dans des supermarchés ou des gares. Il s'agit cette fois de remplacer la moitié du Sénat, soit 124 sièges.

Opposition dispersée

Retraite, taxe sur la consommation, Constitution, éducation sont les grands thèmes de campagne, mais la suprématie du Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite), présidé par Shinzo Abe, a peu de risque d'être entamée. Sa formation omnipotente et son allié, le Komeito, détiennent 70 sièges dans la moitié non remise en jeu, et devraient pouvoir s'arroger une belle majorité de ceux disputés cette fois.

La cote de popularité du gouvernement Abe, qui se maintient au pouvoir depuis fin 2012, se situait autour de 45% dans le dernier sondage en date de la chaîne publique NHK. 33% des personnes interrogées se disent au contraire insatisfaites de l'action de l'exécutif.

Le piètre état de l'opposition, une somme de petits partis dispersés et parfois farfelus, garantit à la majorité de conserver ses forces et Shinzo Abe devrait pouvoir rester dans son fauteuil de Premier ministre jusqu'à la fin de son troisième mandat de trois ans comme président du PLD, en 2021.

Réformer la Constitution

En novembre prochain, il deviendra le chef de gouvernement japonais à la plus grande longévité, dépassant le record de Taro Katsura, en poste à trois reprises de entre 1901 et 1913. Son ambition est pourtant autre: réformer la Constitution japonaise pacifiste rédigée par l'occupant américain, entrée en vigueur en 1947 et jamais amendée depuis.

Shinzo Abe veut y modifier plusieurs aspects, notamment y inscrire l'existence de forces armées nationales. Il espère que le débat, qui divise, pourra s'ouvrir franchement une fois franchie cette étape des sénatoriales.

(nxp/ats)