Europe

09 septembre 2019 18:41; Act: 09.09.2019 18:53 Print

Les ONG s'attaquent à l'élevage en cage

Une collecte lancée par 170 associations et ONG a récolté 1,5 million de signatures pour contraindre l'UE a agir pour la défense des animaux.

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Les animaux de ferme en cage ne sont pas toujours élevés selon les normes européennes. (Photo: AFP/Tim Sloan)

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Plus d'un million et demi de personnes en Europe ont signé une pétition contre l'élevage en cage des animaux de ferme, afin de contraindre la Commission européenne à se prononcer sur le sujet, a indiqué lundi l'ONG de défense des animaux Compassion in World Farming (CIWF).

La collecte de signatures pour cette «Initiative citoyenne européenne (ICE), un outil de participation citoyenne mis au point en 2007 par le traité de Lisbonne qui permet de saisir la Commission sur des sujets d'initiative populaire, se termine le 11 septembre à minuit.

Elle avait été lancée en septembre 2018 par 170 associations et ONG de défense des animaux, de l'environnement et de la consommation pour demander de mettre à terme à l'utilisation de cages en élevages pour toutes les espèces dans tous les pays européens. Pour être recevable et valide, et déclencher une réponse de la Commission et du Parlement, une ICE doit avoir recueilli au moins un million de signatures en un an dans au moins sept pays de l'Union européenne.

Mobilisation européenne

«Avec un million et demi de signatures comptabilisées par nos soins, nous sommes certains d'avoir au moins un million de signatures qui seront validées par l'UE», a estimé Claire Hincelin, responsable chez CIWF, l'organisation qui a coordonné le recueil des signatures dans toute l'Europe. «La Commission va devoir se positionner, les ICE sont un outil citoyen», a ajouté Marion Wintergerst, responsable des campagnes chez CIWF.

Selon CIWF, sur le total des signataires, plus de 470'000 signatures ont été recueillies en Allemagne, près de 160'000 aux Pays-Bas, près de 100'000 en France et en Espagne et 86'000 en Italie. Jusqu'à présent, la Commission présidée par Jean-Claude Juncker a enregistré 30 ICE, dont trois ont été rejetées. La plus emblématique demandait l'interdiction de l'herbicide controversé glyphosate. Elle a débouché sur la révision des règles sur la transparence dans le processus d'évaluation des risques en matière de sécurité alimentaire.

(nxp/afp)