Afghanistan

20 août 2019 21:07; Act: 21.08.2019 00:14 Print

Les USA «prêts» à conclure avec les talibans

L'émissaire américain s'apprête à poursuivre le dialogue avec les talibans, alors qu'un accord historique se dessine à l'horizon.

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L'émissaire américain Zalmay Khalilzad va d'abord se rendre à Doha, puis à Kaboul.

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Les Etats-Unis se sont dit mardi «prêts» à conclure les négociations avec les talibans pour mettre fin à 18 ans de conflit en Afghanistan. Le principal négociateur américain, Zalmay Khalilzad, s'est envolé pour Doha, où se déroulent les discussions avec les insurgés.

«Nous essaierons de conclure» les pourparlers «sur les sujets qui restent» à résoudre pour boucler un accord, a déclaré M. Khalilzad, en quittant Washington. «Nous sommes prêts. Attendons de voir si les talibans le sont aussi», a-t-il ajouté dans un tweet.

Les deux parties, qui ont entamé il y a un an ce dialogue direct et inédit, ont salué d'«excellents progrès» lors de leur précédent cycle de négociations dans la capitale du Qatar, qui a pris fin il y a une dizaine de jours.

Depuis, le gouvernement américain ne cache pas qu'il espère que ce nouveau rendez-vous puisse être le dernier et déboucher sur un accord historique avec les insurgés. «Les discussions se passent bien», a redit mardi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Doha puis Kaboul

Mais une percée a déjà été annoncée comme imminente à plusieurs reprises depuis début août. Entre-temps, la violence est venue rappeler à quel point il sera difficile de mettre un terme à la plus vieille guerre des Etats-Unis, déclenchée par l'invasion de l'Afghanistan dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 pour déloger du pouvoir les talibans, accusés de protéger le réseau terroriste islamiste Al-Qaïda.

Samedi, un kamikaze de l'Etat islamique (EI) s'est fait exploser lors d'un mariage à Kaboul, faisant 63 morts.

Après Doha, l'émissaire américain doit aussi se rendre à Kaboul pour de nouvelles consultations avec le gouvernement pour «encourager» les préparatifs en vue de négociations interafghanes, selon le département d'Etat américain. D'autres déplacements auprès de pays partenaires ou de voisins de l'Afghanistan ne sont pas à exclure pour finaliser l'entente avec les talibans.

Les grands axes d'un éventuel accord sont connus. Il devrait avant tout prévoir un retrait militaire américain plus ou moins complet, avec un calendrier à la clé, pour tenir un engagement du président des Etats-Unis Donald Trump, qui a promis de longue date de mettre un terme aux «guerres sans fin» jugées trop coûteuses.

«On est là-bas depuis 18 ans. C'est ridicule», a encore une fois pesté mardi Donald Trump. Le retrait américain est la principale revendication des talibans qui s'engageraient en retour à ce que les territoires qu'ils contrôlent ne puissent plus être utilisés par des organisations «terroristes». Les insurgés accepteraient également, pour la première fois, d'engager des négociations de paix avec le gouvernement de Kaboul, qui pourraient démarrer très rapidement à Oslo.

(nxp/ats)