Attentats

27 avril 2019 03:01; Act: 27.04.2019 05:42 Print

Les USA recommandent d'éviter le Sri Lanka

Les Etats-Unis ont augmenté le niveau d'alerte au Sri Lanka, alors que la Suisse appelle «à la plus grande prudence».

Une faute?

La diplomatie américaine a recommandé vendredi à ses ressortissants de «revoir» leurs projets de voyage au Sri Lanka, en augmentant le niveau d'alerte dans ce pays d'une catégorie.

«Le gouvernement américain a des capacités limitées d'assistance aux citoyens américains au Sri Lanka» en raison du «terrorisme» dans le pays, a écrit le département d'Etat dans un communiqué. Le ministère a fait passer le niveau d'alerte au Sri Lanka à 3, sur une échelle qui compte quatre niveaux.

Le pays a été touché dimanche par des attentats-suicides qui ont fait 253 morts dans des églises et des hôtels. Vendredi, «le département d'Etat a ordonné le départ de tous les enfants de familles d'employés du gouvernement américain», annonce le communiqué de la diplomatie américaine.

Sur son site dédié, le département fédéral des affaires étrangères a lui aussi mis ses conseils aux voyageurs à jour. Il appelle les Suisses à la plus grande prudence car «il y a un risque d'attentats terroristes sur tout le territoire». «Tenez-vous à l'écart des rassemblements de foule et des sites religieux», insiste-t-on de même source. Et de souligner que l'état d'urgence est en vigueur dans tout le pays, ce qui peut entraîner des couvre-feux et des arrestations sans mandat d'arrêt.

Baisse de 30% des arrivées

Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, ont déjà annoncé cette semaine déconseiller les voyages au Sri Lanka après les attentats du dimanche de Pâques. Des centaines de Néerlandais se trouvant au Sri Lanka vont être rapatriés aux Pays-Bas, a annoncé un fonds de garantie actif dans le tourisme. Le voyagiste britannique TUI va rapatrier tous ses clients et annuler les voyages vendus pour cette destination. L'Australie a même jugé «probables» de nouveaux attentats.

Le tourisme sera le secteur économique «le plus durement affecté» par les conséquences de ces attentats, a déjà prévenu le ministre des Finances sri-lankais Mangala Samaraweera. «Nous nous attendons à une baisse de 30% des arrivées et cela signifie une perte d'environ 1,5 milliard de dollars».

L'île, prisée pour ses plages idylliques et sa nature verdoyante, avait connu une année record en 2018 avec 2,33 millions de touristes. Elle espérait générer cinq milliards de dollars de revenus en 2019, contre 4,4 l'année dernière.

(nxp/afp)