Afghanistan

04 décembre 2019 18:36; Act: 04.12.2019 18:50 Print

Les USA vont à nouveau discuter avec les talibans

Les Etats-Unis vont reprendre les pourparlers avec les talibans en vue d'un accord. Trump les avait pourtant interrompus en septembre.

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Zalmay Khalilzad est l'émissaire américain chargé de mener à bien les négociations. (Photo: AFP)

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L'émissaire américain pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad, actuellement à Kaboul, va retourner au Qatar pour «reprendre les discussions avec les talibans». Les pourparlers avaient été interrompus en septembre par le président américain alors qu'un accord semblait à portée de main.

«L'ambassadeur Khalilzad va [...] discuter des étapes pouvant mener à des négociations interafghanes et à une résolution pacifique de la guerre, notamment une réduction de la violence qui conduise à un cessez-le-feu», selon un communiqué diffusé mercredi par le département d'Etat américain. Il ne précise pas la date de son arrivée prévue au Qatar.

A Kaboul, où il se trouvait mercredi, l'émissaire devait s'entretenir avec «des représentants du gouvernement afghan et d'autres responsables afghans pour assurer le suivi de la récente visite du président américain Donald Trump et pour discuter des moyens de soutenir le plus efficacement possible un effort accéléré pour que toutes les parties participent à des négociations interafghanes», a ajouté le département d'Etat.

«Morts et enterrés»

Le 7 septembre, le président des Etats-Unis avait créé la surprise en rompant les négociations directes et inédites menées depuis un an par Zalmay Khalilzad avec les insurgés afghans, qui semblaient sur le point d'aboutir à un accord après 18 ans de guerre. Il avait affirmé que les pourparlers étaient «morts et enterrés».

Mais jeudi, lors d'une visite surprise en Afghanistan, Donald Trump avait annoncé la reprise des négociations avec les talibans. «Les talibans veulent un accord et nous les rencontrons. Nous leur disons qu'il faut un cessez-le-feu. Ils ne voulaient pas de cessez-le-feu, et, maintenant, ils veulent un cessez-le-feu», avait-il déclaré après une rencontre avec son homologue afghan Ashraf Ghani.

«Je pense que cela va sûrement marcher comme cela», avait-il ajouté. Les insurgés avaient toutefois aussitôt jugé qu'il était «beaucoup trop tôt pour parler d'une reprise des discussions».

(nxp/ats)