Crash au Mali

28 juillet 2014 13:52; Act: 28.07.2014 15:03 Print

Les boîtes noires sont arrivées en France

Les deux enregistreurs de vol de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali, faisant 118 morts dont 54 Français, sont arrivées lundi matin en France.

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03.07 L'avocat des victimes a estimé que l'enquête judiciaire révélait des dysfonctionnement accablants pour la compagnie aérienne. 04.09 Un jeune homme de 19 ans a été condamné jeudi à quatre mois de prison avec sursis pour avoir cambriolé la maison de toute une famille, tuée le 24 juillet dans le crash de l'avion d'Air Algérie au Mali. 07.08 Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur le crash, a annoncé jeudi que la bande magnétique était «un peu endommagée» et que les enregistrements des conversations de l'équipage du vol AH5017 étaient pour le moment «inexploitables». 07.08 Deux semaines, jour pour jour, après l'accident du vol AH5017, les premiers éléments sur les circonstances du crash vont être révélés par les enquêteurs français, qui pourraient esquisser un premier scénario de la tragédie. 28.07 L'équipage espagnol de l'avion d'Air Algérie avait demandé à «rebrousser chemin» avant que le contact ne soit perdu. L'appareil s'est écrasé au Mali, faisant 118 morts. 28.07 Tous les édifices publics français rendent hommage depuis lundi et pour trois jours aux 118 passagers décédés dans l'accident du vol AH5017. 26.07 Une vision à peine soutenable sur la scène du crash d'Air Algérie au Mali: «des petits morceaux, pas grand-chose pour reconnaître un avion», lance un Burkinabè qui s'est rendu sur les lieux du drame. Par ailleurs, la seconde boîte noire d'un avion d'Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali a été retrouvée samedi par des experts de l'ONU sur le site du crash, où le travail des enquêteurs s'annonce délicat. La boîte noire du vol AH5017 a été récupérée par les experts de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) déployés dans la zone de Gossi... ... , où l'avion s'était écrasé pour des raisons inconnues jeudi, à environ 100 km de Gao (nord-est du Mali). L'avion, un McDonnell Douglas MD-83 loué par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger dans la nuit de mercredi à jeudi et s'était écrasé 50 minutes après avoir décollé. 25.07 Selon un responsable à Gossi, des gardiens de troupeaux ont assisté au crash et ont transmis l'information plus loin. «C'était sans doute une tempête et il a été frappé par la foudre. Les gardiens disent que l'appareil était en feu quand il est tombé, avant de s'écraser», selon ce responsable. Les conditions météorologiques demeurent l'hypothèse privilégiée pour expliquer l'accident, selon le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Aux dires de Robert Galan, ex-pilote d'Air France qui a volé durant 15 ans dans la zone où s'est produit le crash, «il y a un front tropical où se rencontrent en cette saison des vents contraires et forts... ... , une masse sèche et chaude venant du nord et une autre humide du golfe de Guinée, des conditions idéales pour de gros orages, tout ce qu'il faut pour poser problème à l'aviation». 25.07 L'enquête, qui débute, pour connaître les causes de l'accident jeudi de l'avion d'Air Algérie, va associer autorités et enquêteurs de plusieurs pays concernés, ont annoncé vendredi les autorités françaises. 25.07 Dix personnes d'une même famille, parmi les 54 victimes françaises, ont péri dans le crash de l'avion d'Air Algérie dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Mali, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Ces personnes résidaient toutes dans l'est de la France, à Lorette, Lyon, Gex et Chambéry, ont indiqué des proches et des élus locaux. Au total, les 54 victimes françaises appartenaient à 21 familles différentes. 25.07 Les première images du lieu du crash ont été diffusées par France 2. 25.07 «Il n'y a hélas aucun survivant» après le crash d'un avion d'Air Algérie au Mali, a déclaré le président français François Hollande. Il a indiqué qu'une des deux boîtes noires avait été retrouvée par les militaires français arrivés vendredi sur le lieu du drame. 25.07 Les conditions météorologiques constituent «l'hypothèse la plus probable» pour expliquer le crash au Mali de l'avion d'Air Algérie avec 118 personnes à bord, dont une Suissesse, a estimé vendredi matin le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. 25.07 La zone où se trouve l'épave de l'avion d'Air Algérie a été repérée grâce à un drone d'observation français Reaper, basé à Niamey (Niger), a indiqué le ministère français de la Défense. 24.07.2017 L'avion d'Air Algérie a été localisé dans la région de Gossi, au Mali, dans la soirée. Il avait été porté manquant dans la matinée. Mariela Castro, fille du président cubain Raul Castro, a dû démentir se trouver sur ce vol. Air Algérie a indiqué jeudi ne plus avoir de trace d'un de ses appareils, 50 minutes après son décollage de Ouagadougou, au Burkina Faso. Le vol AH5017 assurait la liaison entre la capitale du Bourkina Faso et Alger. L'avion transportait 110 passagers de plusieurs nationalités et le contact a été perdu alors qu'il survolait le nord du Mali, a affirmé à l'AFP une source au sein d'Air Algérie, sous couvert d'anonymat. L'appareil en question est un McDonnell Douglas MD83, a confirmé la compagnie espagnole de leasing Swiftair, propriétaire de l'avion.

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«Je confirme que les deux enregistreurs de vol (de l'avion) MD-83 accidenté au Mali sont arrivés ce matin dans les locaux du BEA», a déclaré à l'AFP une porte-parole du Bureau d'enquêtes et d'analyses, chargé de les décrypter. «Les enquêteurs travaillent à l'exploitation des boîtes noires», a-t-elle ajouté, sans plus de précision, rappelant que la direction de l'enquête technique, qui doit déterminer les causes de l'accident sans présager des responsabilités pénales, relevaient des autorités maliennes.

L'une des deux boîtes noires serait extérieurement très endommagée, selon une source proche de l'enquête. La porte-parole s'est refusée à confirmer cette information.

Les deux boîtes noires, qui ont enregistré les paramètres de vol et les conversations dans le cockpit, doivent fournir des éléments au Bureau d'enquêtes et analyses (BEA) sur les circonstances du drame, survenu dans une zone de savane et de sable très difficile d'accès.

L'une des deux boîtes noires serait extérieurement très endommagée, selon une source proche de l'enquête. Les investigations pourraient durer «plusieurs semaines, voire plusieurs mois», a prévenu Rémi Jouty, chef du BEA français. Plusieurs spécialistes ont évoqué les mauvaises conditions météorologiques.

Trois jours de deuil

La France, dont 54 ressortissants ont péri dans le crash, a mis ses drapeaux en berne à partir de lundi, pour trois jours, en signe de deuil. Une décision qui a rarement été prise par les autorités. Aucune des 118 personnes à bord n'a survécu.

Pour la quatrième fois en cinq jours, le président français a réuni lundi matin plusieurs membres du gouvernement (le Premier ministre Manuel Valls et les ministres concernés) pour évoquer le crash du vol AH5017, qui reliait Ouagadougou à Alger. L'avion s'est écrasé moins d'une heure après le décollage, dans la nuit de mercredi à jeudi.

«Il s'agit de revenir sur la rencontre avec les familles et les proches des victimes organisée samedi au ministère des Affaires étrangères et de faire un nouveau point sur le déploiement des équipes et la situation sur les lieux du crash», a-t-on précisé dans l'entourage de M. Hollande.

Avion loué à une société espagnole

Samedi, le chef de l'Etat avait rencontré pendant presque trois heures les proches des 54 victimes françaises.

A bord de l'avion, un McDonnell Douglas MD-83 loué par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, se trouvaient aussi 23 Burkinabé, huit Libanais, six Algériens, des ressortissants de plusieurs autres pays et les six membres espagnols de l'équipage.

La première boîte noire avait été récupérée vendredi par l'armée française venue sécuriser le site du crash dans la zone de Gossi, à environ 100 km de Gao, la plus grande ville du Nord malien. La seconde l'avait été samedi par des experts de la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

Enquêtes pour «homicides involontaires»

En France, le parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête préliminaire pour «homicides involontaires». Dimanche, le gouvernement malien a indiqué avoir fait de même après l'annonce de la découverte des débris de l'avion.

«La coopération internationale est à l'oeuvre pour que nous sachions ce qu'il est advenu de l'appareil (...). Ce qui doit être fait le sera en partenariat entre nos différents pays: l'Algérie, la France, le Burkina Faso et le Mali», a assuré le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Dépêchés par Paris, une vingtaine de gendarmes et de policiers ainsi qu'une équipe du BEA français sont depuis samedi dans le nord du Mali.

Selon Gilbert Diendiéré, le chef d'état-major particulier du président burkinabé Blaise Compaoré, la récupération des corps sera extrêmement difficile, l'avion s'étant désintégré en s'écrasant, avec des débris éparpillés sur une grande étendue.

(ats/afp)