Grèce

20 novembre 2019 21:45; Act: 20.11.2019 21:45 Print

Les camps surpeuplés fermeront

Athènes a décidé hier de vider trois de ses sites d’accueil de migrants les plus insalubres.

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Pas moins de 27000 personnes sentassent dans des «hot spots» prévus pour 4500 requérants. (Photo: AFP)

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Quatre ans après le pic de la crise migratoire, en 2015, la Grèce est redevenue cette année la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Europe. Ils sont des centaines à y débarquer quotidiennement.

Situés sur les îles égéennes de Lesbos, Samos et Chios, les camps de migrants ne cessent de s’étendre sur les collines avoisinantes. Surpeuplés, ils abritent les réfugiés dans des conditions misérables, régulièrement dénoncées par le Conseil de l’Europe. Ces trois camps seront donc remplacés par des centres de rétention fermés, dont la capacité d’accueil triplera: 15000 places au total.

La Commission européenne a salué «les mesures concrètes prises par les autorités grecques pour améliorer la situation sur les îles». Mais le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, s’en est pris à l’Union européenne, accusant cette dernière de considérer la Grèce ainsi que d’autres pays européens dits «d’entrée», comme «des parkings bien commodes pour les réfugiés et migrants».

(lvb/afp)