Cyber-harcèlement à l'école

06 juin 2011 13:47; Act: 06.06.2011 14:42 Print

Les comptes Facebook seront bloqués

Les cas de cyber-harcèlement entre élèves inquiètent les autorités françaises. Ces dernières ont prévu des mesures de rétorsion.

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En cas de cyber-harcèlement, les comptes Facebook des élèves pourraient être «bloqués, voire fermés». (Photo: Keystone)

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Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a indiqué lundi que des comptes Facebook pourraient être «bloqués, voire fermés» dans les cas de cyber-harcèlement entre élèves, et les parents de la victime pourraient être incités à déposer plainte dans les cas les plus graves.

«Facebook s'est aujourd'hui investi pour faire régner le respect sur son réseau», s'est félicité Luc Chatel à l'occasion de la signature d'une convention entre le ministère et l'association e-Enfance contre le cyber-harcèlement entre élèves, représentée par sa directrice Justine Atlan.

La directrice des affaires publiques France et Europe du Sud de Facebook, Anne-Sophie Bordry, et le secrétaire général de la Commission nationale de l'Informatique et des Libertés, Yann Padova, étaient présents.

Guide et réactions rapides

e-Enfance agit dans le cadre du programme européen «Safer Internet» grâce à son numéro national (Net Ecoute 0820 200 000), et a noué en août 2010 des liens avec Facebook.

Cette convention donnera les moyens aux chefs d'établissements de réagir rapidement, a dit Luc Chatel lors d'une conférence de presse.

Il a rappelé qu'un guide serait publié à la rentrée, en ligne et en format papier, pour leur expliquer la procédure du signalement à suivre lors de cas de cyber-harcèlement avérés.

«Ces cas seront transmis par les chefs d'établissements à e-Enfance qui elle-même les transfèrera à Facebook. Ce dernier les prendra en charge de manière rapide, efficace et adaptée à la gravité des faits», a dit le ministre.

Sanctions graduées

Les sanctions auront un «effet gradué, avec la possibilité d'aller au blocage du compte, voire à sa fermeture quand la situation le justifiera», a-t-il expliqué.

D'autres actions pourront intervenir: des «sanctions éducatives» dans l'école, et «pour les cas les plus graves, l'Education nationale pourra inciter les parents de l'élève victime à déposer plainte».

«S'il y a harcèlement manifeste à l'égard des enseignants, je les incite à porter plainte», a-t-il ajouté.

«La fermeture d'un compte prend quelques heures», a dit Anne-Sophie Bordry.

e-Enfance a signalé depuis août 2010 «une vingtaine de cas lourds de harcèlement à Facebook», a indiqué Justine Atlan.

(afp)