Pologne

11 octobre 2019 12:11; Act: 11.10.2019 12:36 Print

Les conservateurs peuvent perdre la majorité absolue

A l'issue des élections législatives de dimanche en Pologne, plusieurs sondages ont révélé que la majorité absolue pourrait échapper au parti conservateur.

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Malgorzata Kidawa-Blonska, candidate au poste de Premier ministre du principal groupe d'opposition polonais Coalition civique. (Photo: AFP)

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La majorité absolue pourrait échapper au parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS), au pouvoir en Pologne depuis 2015, à l'issue des élections législatives de dimanche, selon les sondages publiés jeudi et vendredi.

Une enquête publiée vendredi par le quotidien Rzeczpospolita crédite le PiS de 41,7% des intentions de vote, tandis que les trois formations qui pourraient potentiellement s'allier contre lui - la Coalition Civique KO (22%), l'alliance de gauche sous l'étiquette SLD (13,4%) et la Coalition Polonaise formée par le parti paysan PSL et le mouvement anti-système Kukiz'15 (6%) - totalisent 41,4%.

La différence est donc minime et pourrait être facilement franchie, 11,5% des 1000 personnes interrogés restant indécises. Surtout si la participation est importante, comme le laisse prévoir ce dernier sondage publié la veille de la journée de silence préélectoral obligatoire en Pologne.

Prime au vainqueur

Une autre enquête publiée jeudi par le quotidien Gazeta Wyborcza a donné une projection moins favorable pour les conservateurs. Le PiS est crédité de 40% des intentions de vote, tandis que la KO (26%), la gauche (12%) et le PSL/Kukiz'15 (7%) en totalisaient 45%.

En outre, selon ce sondage, la Confédération (extrême droite) obtiendrait également 7% des voix, et entrerait au parlement, réduisant ainsi le nombre de sièges obtenus par les autres partis. Cependant, le système électoral polonais offre une prime au parti vainqueur, ce qui devrait favoriser les conservateurs.

Ainsi, à 48 heures du scrutin, trois possibilités restent ouvertes: victoire complète du PiS qui garde la majorité absolue et continue à gouverner tout seul, poursuivant son programme de réformes controversées, victoire moins importante du PiS qui peut chercher à former une coalition difficile à imaginer ou à débaucher quelques députés d'autres formations, mais son élan réformateur en serait restreint, et enfin, en cas de bons résultats des partis d'opposition, formation d'une vaste coalition anti-PiS et d'un gouvernement de cohabitation avec le président pro-PiS Andrzej Duda.

(nxp/ats)