Chili

12 décembre 2019 16:51; Act: 12.12.2019 17:20 Print

Les débris sont bien ceux de l'avion disparu

Jeudi, le ministre chilien de la Défense a annoncé que la carcasse de l'avion militaire disparu avait été retrouvée.

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L'avion militaire transportait 38 personnes. (Photo: Keystone)

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Les débris et les restes retrouvés en mer sur le site de la disparition depuis lundi d'un avion militaire chilien qui transportait 38 personnes, entre la pointe sud du continent américain et l'Antarctique, appartiennent à l'appareil, a annoncé jeudi le ministre de la Défense du Chili, Alberto Espina.

Il est «pratiquement impossible qu'il y ait des survivants», a ajouté Arturo Merino, le commandant de l'armée de l'Air chilienne (FACH), lors d'une conférence de presse sur la base aérienne à Punta Arenas, à 3000 kilomètres au sud de Santiago.

Restes humains et débris retrouvés

Mercredi, des restes humains et des débris ont été retrouvés en mer sur le site de la disparition de l'appareil, un Hercules C-130. Les débris ont été localisés à 30 km de la dernière position connue de l'avion.

L'appareil avait décollé lundi de la base Chabunco de Punta Arenas à 16h55 (19h55 GMT) pour rejoindre la base antarctique Eduardo Frei. Le contact radio avec l'avion de transport militaire a été «perdu» à 18h13 (21h13 GMT), selon un communiqué de la FACH.

Il survolait alors le passage de Drake, bras de mer qui sépare le continent américain de de l'Antarctique, redouté par les marins en raison des conditions météorologiques extrêmes qui y règnent.

Réserves de carburant

Dans ces eaux parmi les plus tumultueuses de la planète, entre océans Pacifique et Atlantique, ont péri plus de 10'000 marins et sombré 800 bateaux depuis le XVIIe siècle.

L'avion avait été déclaré «sinistré» sept heures après l'incident, a indiqué l'armée de l'Air, en soulignant qu'il disposait de réserves de carburant suffisantes pour voler jusqu'à 00h40 (03h40 GMT).

Depuis, une quinzaine d'avions et cinq bateaux participent aux opérations de recherche. Outre le Chili, l'Argentine, l'Uruguay, le Brésil et les Etats-Unis ont envoyé des moyens aériens et maritimes sur place.

Trente-huit personnes à bord

L'appareil transportait 38 personnes, 17 membres d'équipage et 21 passagers. Parmi ces derniers figurent 15 militaires de la FACH, trois de l'armée de Terre, deux d'une entreprise privée de construction, Inproser, ainsi qu'un fonctionnaire de l'université de Magallanes.

Ils devaient effectuer des «tâches de soutien logistique», et notamment réviser un oléoduc flottant alimentant en carburant la base antarctique, la plus importante du Chili.

(nxp/afp)