Etats-Unis

02 février 2019 02:10; Act: 02.02.2019 08:10 Print

Les démocrates veulent des réponses pour Rusal

Des élus américains s'inquiètent de la levée des sanctions de la part du Trésor contre le géant russe de l'aluminium, Rusal.

storybild

Le siège social de l'entreprise Rusal, à Moscou. (Photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Trois influents élus démocrates américains ont demandé dans une lettre au secrétaire au Trésor Steven Mnuchin de justifier les raisons de la levée des sanctions contre le géant russe Rusal. Selon eux, cette décision laisse «beaucoup de questions sans réponse».

Dans un tweet vendredi, Eliot Engel, président de la Commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants, a demandé "pourquoi le Trésor a assoupli les sanctions sur les entreprises liées à l'oligarque russe Oleg Deripaska ?". "Cela pourrait-il avoir un rapport avec les relations d'affaires avec la Russie" du président Trump, ajoute-t-il.

Il a joint une lettre également signée par Maxine Waters, présidente de la Commission des affaires financières et par Adam Schiff, président de la Commission des renseignements qui demande au ministre des finances de Donald Trump "les copies de tous les documents qui ont conduit à cette décision".

Cette lettre datée du 29 janvier donne jusqu'à mardi au secrétaire du Trésor, qui supervise les sanctions financières américaines, pour fournir ces documents.

Sanctions imposées en avril

Le 27 janvier, le Trésor américain a annoncé, tard le soir, qu'il avait levé les sanctions imposées en avril au groupe russe Rusal (aluminium), sa filiale En et la société JSC EuroSibEnergo (ESE), tous liés à Oleg Deripaska, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine. M. Deripaska a entretenu des relations d'affaires avec Paul Manafort, ancien responsable de la campagne électorale du président américain Donald Trump.

Le Trésor a justifié la levée de ces sanctions financières sur ces sociétés en indiquant qu'elles avaient été désignées "à cause de leur appartenance (...) à l'oligarque Russe sanctionné et non pas à cause de leur propre conduite". Le Trésor a assuré que ces compagnies s'étaient "engagées à réduire la mainmise de M. Deripaska".

"Inhabituels"

Mais les responsables démocrates affirment qu'à un point, M. Manafort - aujourd'hui emprisonné pour fraude en marge de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 - "était redevable de près de 20 millions de dollars à M. Deripaska".

Ils estiment que les termes de la levée des sanctions "sont inhabituels et laissent beaucoup de questions sans réponse". Ils estiment que les liens de l'oligarque et de sa famille avec ces entreprises lui permettent d'en garder "de facto" le contrôle.

(nxp/ats)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.