Canada

20 août 2019 21:25; Act: 20.08.2019 22:02 Print

Les deux fugitifs ont laissé une vidéo testament

Avant de se donner la mort, les deux ados canadiens accusés d'un triple meurtre ont enregistré leurs «dernières volontés» avec un téléphone portable.

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Les dépouilles des deux ados avaient été retrouvées le 7 août. (Photo: AFP)

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Les deux adolescents traqués pendant plusieurs semaines à travers le Canada pour un triple meurtre, ont enregistré une vidéo testament avant de se suicider, a révélé mardi le journal Toronto Star.

Interrogée par l'AFP, la Gendarmerie royale (GRC, police fédérale) n'a pas confirmé l'existence de cet enregistrement.

«Dernières volontés»

Kam M., 19 ans, et son ami d'enfance Bryer S., qui aurait eu 19 ans le 4 août, sont accusés d'avoir tué mi-juillet un professeur de botanique de 64 ans, Leonard Dyck, et sont soupçonnés du meurtre d'un jeune couple: Lucas Fowler, un Australien de 23 ans, et son amie américaine Chynna Deese, 24 ans.

Leurs dépouilles avaient été retrouvées le 7 août dans une zone forestière dense et particulièrement inhospitalière, à l'ouest de la Baie d'Hudson, à 8 km de l'endroit où leur véhicule avait été retrouvé incendié deux semaines avant, près de la bourgade de Gillam.

Avant de se donner la mort par arme à feu, selon la police, les deux jeunes hommes ont enregistré sur un téléphone portable une vidéo de «leurs dernières volontés et de leur testament», rapporte le Toronto Star.

Cavale de plus de 3000 km

Un membre de la famille d'un des deux meurtriers présumés a précisé au quotidien qu'environ 30 secondes de cet enregistrement avaient été présentées à leurs parents. Kam M. et Bryer S. étaient arrivés dans la région de Gillam, située à plus de 1000 km au nord de Winnipeg, la capitale du Manitoba, au terme d'une cavale en voiture de plus de 3000 km à partir de la Colombie-Britannique, où les trois meurtres dont ils sont accusés avaient été perpétrés.

De l'avis de tous les experts, les deux adolescents, même s'ils étaient adeptes de survivalisme selon leurs proches, avaient peu de chances de tenir très longtemps dans un environnement aussi hostile. D'autant qu'ils étaient recherchés par des dizaines de policiers aidés de chiens, de drones, d'hélicoptères, et même de deux avions de l'armée équipés de caméras thermiques.

(nxp/afp)