Union africaine

01 juillet 2018 21:25; Act: 02.07.2018 13:52 Print

Les dirigeants africains se réunissent en Mauritanie

Le 31e sommet de l'UA s'est ouvert dimanche à Nouakchott, dans un contexte marqué par les récentes attaques terroristes au Mali.

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Les dirigeants de l'Union africaine (UA) étaient réunis dimanche à Nouakchott pour un sommet axé sur le renforcement de l'intégration continentale. Il s'agit d'un des chantiers engagés par le président rwandais Paul Kagame au moment où l'Afrique est confrontée à l'exode de sa jeunesse.

Sous haute sécurité

«C'est un sommet historique qui s'ouvre aujourd'hui pour la première fois dans ce pays fondateur de l'Union africaine qu'est la Mauritanie», a déclaré le président Mohamed Ould Abdel Aziz dont le pays accueille ce sommet qui doit s'achever lundi.

Dans la capitale mauritanienne quadrillée par les forces de sécurité, les hôtels affichent complet pour ce 31e sommet ordinaire de l'UA, qui doit réunir une quarantaine de chefs d'Etat africains et le président français Emmanuel Macron.

La conférence s'ouvre après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force. Cet attentat démontre qu'il «y a encore énormément de failles» dans la sécurité qui doivent être «corrigées», a déclaré le président mauritanien, cité par la chaîne France 24.

«Nous soutenons les pays qui font face à des attaques terroristes. Nous condamnons ces attaques», a déclaré de son côté le président rwandais, Paul Kagame, président en exercice de l'UA.

Autonomie financière recherchée

Comme à chaque sommet, les dirigeants africains se pencheront sur les crises qui secouent le continent, notamment la guerre civile au Soudan du Sud ou le Sahara occidental. L'exode de centaines de milliers d'Africains, essentiellement vers l'Europe ne figure pas au programme officiel.

M. Kagame doit également présenter un nouveau rapport sur une réforme institutionnelle de l'UA visant notamment à garantir l'autonomie financière de l'organisation pour lui donner les moyens de sa souveraineté politique.

Le budget de l'UA provient à plus de 50% des bailleurs étrangers et ses programmes sont financés à 97% par les donateurs. Pour réduire cette dépendance, la réforme prévoit le prélèvement dans chaque pays d'une taxe de 0,2% sur des importations.

La création d'une zone de libre-échange (ZLEC), lancée le 21 mars à Kigali et qui pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes en Afrique et la corruption, qui, selon l'ONU, fait perdre au continent 25% de ses richesses annuelles, devraient également être au coeur des discussions. La création de la ZLEC a été approuvée par 44 des 55 pays de l'UA, mais pas par deux poids lourds du continent, l'Afrique du Sud et le Nigeria dont le président Muhammadu Buhari doit assister au sommet.

(nxp/ats)