Royaume Uni

15 février 2019 19:55; Act: 15.02.2019 19:55 Print

Les écoliers britanniques en «grève» pour la planète

Des milliers de jeunes ont manifesté dans plusieurs villes pour exiger des décisions politiques contre le changement climatique.

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Londres, ce 15 février 2019. (Photo: AFP)

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Sur Parliament Square à Londres, la place qui borde le parlement, des centaines d'adolescents se sont réunis aux cris de «Sauvez notre planète», allumant des fumigènes et grimpant sur des statues pour alerter sur la dégradation de l'environnement, ce vendredi 15 février 2019.

«Nous nous sommes mis nous-mêmes dans cette situation périlleuse, c'est notre responsabilité d'en sortir», a déclaré Hal, 15 ans, scolarisé dans l'est de la capitale. La manifestation «est autant un message envoyé aux politiciens qu'un moyen de sensibiliser tout le monde», a ajouté l'adolescent, qui avait conservé sur lui son uniforme pour rappeler qu'il devait en principe être en cours.

Les manifestants ont fièrement brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire «Nous défendons ce à quoi nous tenons», «Je vais être collé pour ça», ou «Rendons la planète cool de nouveau».

Des mobilisations similaires se sont tenues dans des dizaines de villes à travers le Royaume-Uni, notamment à Brighton (sud de l'Angleterre), Oxford (centre), Leeds ou Manchester (nord).

Autorisés par leurs écoles

La plupart des élèves ont expliqué avoir obtenu l'autorisation de leurs établissements pour prendre part au mouvement européen «Youth Strike 4 Climate» («La jeunesse en grève pour le climat»), qui a également mobilisé en Suisse, en Belgique, en France, en Allemagne ou en Suède.

«Je suis originaire d'Allemagne, et mes amis ont déjà pris part au mouvement. Quand j'ai vu certaines personnes en parler ici, je me suis dis il faut que je participe», a témoigné Emilie El-Harake, étudiante en arts de 17 ans.

«Les jeunes sont bien plus conscients de ces problématiques», a estimé son amie Erin Mantle, 16 ans. «On peut agir avec des petits gestes, mais c'est au gouvernement de prendre les grandes décisions».

«Les politiques ont perdu 30 ans»

Un porte-parole du gouvernement a salué l'engagement des «jeunes pour les causes qui les touchent», mais a regretté que les manifestations fassent «perdre du temps de cours, alors que les professeurs les ont soigneusement préparés».

Une déclaration qui n'a pas manqué de faire réagir l'adolescente suédoise Greta Thunberg, qui avait contribué au lancement de cette mobilisation.

«La Première ministre dit que les écoliers en grève «perdent du temps de cours». C'est certainement le cas. Mais les politiques, par leur inaction, ont perdu 30 ans. C'est légèrement pire», a-t-elle écrit sur Twitter.

Ces manifestations interviennent avant une journée de mobilisation internationale de la jeunesse en faveur du climat le 15 mars, lancée par Greta Thunberg.

(nxp/ats)