Espagne

01 février 2019 13:59; Act: 01.02.2019 17:50 Print

Les indépendantistes catalans jugés le 12 février

Accusés de tentative de sécession, douze dirigeants catalans risquent jusqu'à 25 ans de prison lors d'un procès historique.

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«Grève générale» et manifestation massive: les indépendantistes catalans convergaient vers Barcelone pour ce qui s'annonce comme le point d'orgue de leur mobilisation contre la condamnation de leurs dirigeants par la justice espagnole. (18 octobre 2019) L'ex-président catalan Carles Puigdemont s'est présenté volontairement devant la justice belge qui a décidé de le maintenir en liberté sous contrôle judiciaire (18 octobre 2019) Un policier déplace une barricade mise en place par des manifestants sur l'autoroute à Barcelone vendredi matin. (19 octobre 2019) Après plusieurs nuits de violences en Catalogne, les indépendantistes ne relâchent pas la pression en amont d'une journée de «grève générale» vendredi. (18 octobre 2019) Quatrième jour de paralysie en Catalogne ce jeudi 17 octobre 2019. Manifestants et forces de l'ordre se sont violemment affrontés pour une troisième soirée consécutive mercredi soir en Catalogne. (16 octobre 2019) Quarante-mille personnes ont manifesté à Barcelone et 9'000 à Gérone. (mardi 15 octobre 2019) Les indépendantistes jugés pour la sécession de Catalogne sont condamnés par la Cour suprême espagnole. Neuf prennent des peines allant de 9 à 13 ans de prison. L'ex-vice-président régional catalan Oriol Junqueras (photo) a écopé de 13 ans de prison. (Lundi 14 octobre 2019) Protester clash with Catalan regional police 'Mossos D'Esquadra' officers during a protest in Barcelona on October 15, 2019, as Catalonia geared up for more upheaval a day after thousands of pro-independence activists stormed Barcelona airport in an angry response to Spain's jailing of nine of its leaders following a failed secession bid. (Photo by Pau Barrena / AFP) Huit responsables policiers espagnols ont été mis en examen pour leur responsabilité présumée dans les violences policières ayant émaillé le référendum catalan en 2017. (Jeudi 5 septembre 2019) Le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont a défié le chef du Parlement européen. (Jeudi 27 juin 2019) Après quatre mois d'audiences, le procès historique de 12 indépendantistes catalans pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017 s'achève. Le jugement sera connu d'ici plusieurs mois. (Mercredi 12 juin 2019) L'avocat de l'ex-vice-président catalan Oriol Junqueras a assuré mardi que son client n'avait pas commis de délit de rébellion, alors que le procès s'achève mercredi. (Mardi 11 juin 2019) Cinq indépendantistes catalans incarcérés, élus aux dernières législatives, sont sortis temporairement de prison mardi pour prêter serment comme parlementaires tout en promettant fidélité à leur cause. (Mardi 21 mai 2019) Carles Puigdemont a fait appel jeudi de l'interdiction qui lui a été faite de se présenter aux élections européennes du 26 mai. (Jeudi 2 mai 2019) Des milliers de militants pour l'indépendance de la Catalogne ont défilé samedi à Madrid pour dénoncer le procès de leurs dirigeants jugés pour la tentative de sécession de l'Espagne en 2017 et réclament un référendum d'autodétermination. (Samedi 16 mars 2019) L'ancien dirigeant catalan Carles Puigdemont est candidat pour les élections européennes de fin mai. Il a été choisi samedi pour être tête de liste d'un parti séparatiste catalan. (Dimanche 10 mars 2019) L'ancien chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy témoigné au procès des ex-dirigeants séparatistes, les accusant d'avoir voulu «liquider la souveraineté nationale». (Mercredi 27 février 2019) Jeudi en fin de journée, près de 40'000 personnes ont manifesté à Barcelone pour protester contre le procès des dirigeants catalans. (21 février 2019) Des dizaines de milliers de manifestants sur le Paseo de Gracia de Barcelone. (21 février 2019) Les manifestants étaient nombreux à Barcelone ce jeudi 21 février pour protester contre le procès de 12 ex-dirigeants politiques et associatifs. (21 février 2019) Plus de 200'000 manifestants ont défilé à Barcelone contre le procès des indépendantistes. (Samedi 16 février 2019) Le principal accusé au procès des indépendantistes catalans, l'ancien vice-président régional Oriol Junqueras (photo), a annoncé jeudi qu'il refuserait de répondre aux questions de l'accusation. (14 février 2019) Les Catalans de Suisse sont mobilisés mardi soir contre le procès des dirigeants indépendantistes qui a débuté en Espagne. (13 février 2019) Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Barcelone, dénonçant le procès qui s'est ouvert à Madrid de dirigeants séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 12 février 2019) Le procès historique de douze dirigeants indépendantistes catalans a commencé ce mardi à Madrid. (12 février 2019) Le procès des indépendantistes catalans s'est ouvert à Madrid ce mardi 12 février 2019. Les indépendantistes catalans arrivent au tribunal dans un fourgon de la police. (12 février 2019) Le procès contre douze dirigeants indépendantistes catalans pour leur rôle dans la tentative de sécession d'octobre 2017 commencera le mardi 12 février, a indiqué le parquet espagnol. (Vendredi 1 février 2019) Après des semaines de tensions, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a renoué un dialogue «effectif» jeudi avec le gouvernement séparatiste catalan. (20 décembre 2018) L'ancien président catalan Carles Puigdemont et cinq leaders indépendantistes en attente de jugement ont déposé une plainte devant le Comité des droits de l'Homme de l'ONU. (Jeudi 20 décembre 2018) Le gouvernement espagnol a averti les autorités séparatistes de Catalogne qu'il reprendrait en main le maintien de l'ordre dans la région si elles n'étaient pas capables de l'assurer. (Mardi 11 décembre 2018) Un an après avoir menacé l'unité de l'Espagne avec une tentative de sécession, l'ancien président catalan Carles Puigdemont tente depuis son exil de rassembler tous les séparatistes derrière lui. (Samedi 27 octobre 2018) Le parlement catalan a voté une résolution visant à abolir la monarchie en Espagne, provoquant l'ire du pouvoir central. (Jeudi 11 octobre 2018) La commémoration du premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne interdit par Madrid s'est terminée par des incidents entre la police régionale et les séparatistes. (Mardi 2 octobre) Des militants séparatistes ont bloqué une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone lundi. Les militants réclament la rupture avec Madrid. Ici sur la capture écran d'un tweet l'on peut observer la gare de Gérone complètement bloquée au petit matin ce lundi. (1er octobre 2018) Des militants séparatistes ont bloqué une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone lundi. Les militants réclament la rupture avec Madrid. (1er octobre 2018) Un an après une opération de police musclée, des milliers de manifestants indépendantistes ont défilé jeudi soir à Barcelone. (20 septembre 2018) La police catalane est accusée d'agir de façon «arbitraire» contre les personnes retirant les rubans jaunes indépendantistes. (Lundi 27 août 2018) Puigdemont est à nouveau à Bruxelles. Il promet de continuer à défendre la juste cause du peuple catalan. (28 juillet 2018) Arrêté en mars en Allemagne à la frontière, Carles Puigdemont va retourner en Belgique samedi après l'annulation des mandats d'arrêt européens par Madrid. (Mercredi 25 juillet 2018) Le mandat d'arrêt européen contre l'ancienne dirigeante catalane Clara Ponsati a été formellement levé lundi par un tribunal d'Édimbourg après la décision la semaine dernière de la Cour suprême espagnole de renoncer à cette procédure. (lundi 23 juillet 2018) Le juge chargé de l'enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne en octobre dernier a retiré jeudi les mandats d'arrêt internationaux contre l'ex-président catalan Puigdemont. Cinq dirigeants indépendantistes ayant fui à l'étranger sont aussi concernés. (19 juillet 2018) Le chef du gouvernement espagnol reçoit lundi le président du parti socialiste catalan Miquel Iceta pour apaiser les tensions. (Lundi 9 juillet 2018) Le gouvernement espagnol a donné son feu vert à l'entrée en fonction du nouveau gouvernement indépendantiste catalan de Quim Torra. Ce dernier n'inclut plus de «ministres» incarcérés ou exilés, condition indispensable à la levée de la tutelle imposée à la Catalogne. (1er juin 2018) Le premier Ministre Mariano Rajoy ne devrait pas survivre à une motion de censure vendredi. Celui qui a combattu l'indépendance de la Catalogne devrait tomber après une alliance entre la gauche, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans. (1er juin 2018)

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Le procès historique de douze dirigeants indépendantistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017 s'ouvrira le 12 février à Madrid. L'ancien chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy figurera parmi des «centaines» de témoins.

#Catalogne : le procès des indépendantistes « sera un haut-parleur », selon le militant Jordi Cuixart https://t.co/yx017Y8RRI vía @lemondefr– Col·lectiu Emma (@CollectiuEmma) 1 février 2019

Le parquet a requis de lourdes peines, de sept à 25 ans de prison, contre les accusés, poursuivis selon les cas pour rébellion, détournement de fonds ou désobéissance. «C'est le procès le plus important que nous ayons connu en démocratie», a affirmé vendredi le président de la Cour suprême qui jugera l'affaire, Carlos Lesmes.

Plus de 600 journalistes de 150 médias ont été accrédités pour ce procès qui devrait durer «environ trois mois», soit jusqu'à fin avril ou début mai. Le jugement ne sera rendu, au plus tôt, que deux à trois mois plus tard, a expliqué Carlos Lesmes.

«Une farce»

Pour les séparatistes, qui revendiquent le caractère pacifique de leur mouvement et dénoncent les longs mois passés en détention provisoire par neuf des accusés, ce procès est «une farce». «Nous sommes face à une stratégie préméditée pour liquider l'expression et la volonté démocratiques des Catalans», a dénoncé vendredi le président indépendantiste de la Catalogne, Quim Torra.

«Ce sera un procès avec toutes les garanties possibles, nous sommes un Etat de droit», lui a répondu la porte-parole du gouvernement central, Isabel Celaa. Carlos Lesmes a également dénoncé «une grande campagne pour discréditer l'institution judiciaire espagnole», affirmant qu'il régnait une «énorme pluralité idéologique» parmi les sept magistrats qui jugeront l'affaire.

Sur le banc des accusés se retrouveront l'ex-vice-président régional Oriol Junqueras, des membres de son exécutif, deux dirigeants de puissantes associations indépendantistes et l'ex-présidente du parlement catalan, Carme Forcadell.

Avec Rajoy, mais sans Puigdemont

Les neuf accusés en détention provisoire, depuis plus d'un an pour certains, ont été transférés vendredi de leur prison en Catalogne vers des prisons de la région de Madrid, où ils resteront pendant toute la durée du procès. Des dizaines de militants indépendantistes ont crié «liberté» au passage de leur convoi, a constaté l'AFP. Les magistrats ont également dévoilé vendredi la liste des personnes appelées à témoigner durant l'audience. Parmi elles, Mariano Rajoy, chef du gouvernement au moment de la crise catalane en octobre 2017, sa vice-présidente Soraya Saenz de Santamaria ou le président du Pays basque Iñigo Urkullu, qui avait servi de médiateur entre Barcelone et Madrid au paroxysme des tensions.

Président catalan au moment des faits, Carles Puigdemont sera le grand absent de ce procès. Il avait quitté l'Espagne pour la Belgique afin d'échapper aux poursuites judiciaires après la déclaration unilatérale d'indépendance du 27 octobre. La tentative de sécession, précédée d'un référendum d'autodétermination interdit par la justice le 1er octobre, avait entraîné la destitution de l'exécutif de Carles Puigdemont et la suspension de l'autonomie de la Catalogne par le gouvernement central.

Violence contestée

Les juges auront à trancher une question fondamentale : y a-t-il eu violence lors de la tentative des indépendantistes de séparer la Catalogne de l'Espagne ? Ou, comme l'a affirmé Carlos Lesmes, «une des questions centrales du procès sera de savoir si ce qui est arrivé peut être considéré comme de la violence».

L'existence d'un «soulèvement violent» est en effet une condition indispensable de la rébellion, le délit le plus grave dont sont accusés neuf protagonistes. Les indépendantistes soutiennent que la seule violence a été celle des policiers envoyés par Madrid en Catalogne pour empêcher la tenue du référendum le 1er octobre.

Mais pour le parquet, les séparatistes «envisageaient l'utilisation de tous les moyens nécessaires pour atteindre leur objectif, y compris (...) la violence nécessaire pour assurer le résultat criminel recherché».

(nxp/ats)