Espagne

18 octobre 2019 00:15; Act: 18.10.2019 00:17 Print

Les indépendantistes catalans restent mobilisés

Après plusieurs nuits de violences en Catalogne, les indépendantistes ne relâchent pas la pression en amont d'une journée de «grève générale» vendredi.

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Près de 80'000 manifestants anti-indépendantistes ont manifesté à Barcelone ce dimanche. Des affrontements entre policiers et manifestants ont eu lieu samedi à Barcelone après une vaste manifestation d'indépendantistes catalans. (26 octobre 2019) Des centaines de milliers de militants indépendantistes catalans sont descendus samedi dans le centre de Barcelone dans une nouvelle démonstration de masse. (26 octobre 2019) Deux cent huitante-neuf agents des forces de l'ordre ont été blessés dans les manifestations violentes. (Samedi 26 octobre 2019) Barcelone portait samedi les stigmates des violences de la veille. L'air encore chargé de vapeurs d'asphalte brûlé était difficilement respirable dans certaines rues du centre (Samedi 19 octobre 2019). De violents affrontements entre militants indépendantistes radicaux et forces de l'ordre ont provoqué des scènes de chaos dans la nuit de vendredi à samedi à Barcelone. (Samedi 19 octobre 2019) Les heurts ont éclaté après une manifestation pacifique monstre contre la condamnation des dirigeants indépendantistes. (Samedi 19 octobre 2019) Des nombreux débris brûlés jonchaient les rues de Barcelone après les affrontements. (Samedi 19 octobre 2019) Des feux, notamment sur la Place de Catalogne en haut des célèbres Ramblas, et des barricades ont été élevées dans de nombreuses rues. (Samedi 19 octobre 2019) Des dizaines de fourgons anti-émeute étaient déployés dans la ville, sirènes hurlantes. (Samedi 19 octobre 2019) La police régionale a conseillé en anglais sur son compte Twitter de «ne pas approcher» des zones du centre de la ville. (Samedi 19 octobre 2019) Des centaines de manifestants radicaux ont incendié des conteneurs de poubelles et défié les policiers antiémeutes après la manifestation. (Vendredi 18 octobre 2019) Quelque 525'000 personnes ont manifesté vendredi à Barcelone contre la condamnation des dirigeants indépendantistes catalans. (18 octobre 2019) Cette immense manifestation est le point culminant d'une semaine de mobilisation, entachée de violences. (Barcelone, 18 octobre 2019) «Grève générale» et manifestation massive: les indépendantistes catalans convergaient vers Barcelone pour ce qui s'annonce comme le point d'orgue de leur mobilisation contre la condamnation de leurs dirigeants par la justice espagnole. (18 octobre 2019) L'ex-président catalan Carles Puigdemont s'est présenté volontairement devant la justice belge qui a décidé de le maintenir en liberté sous contrôle judiciaire (18 octobre 2019) Un policier déplace une barricade mise en place par des manifestants sur l'autoroute à Barcelone vendredi matin. (19 octobre 2019) Après plusieurs nuits de violences en Catalogne, les indépendantistes ne relâchent pas la pression en amont d'une journée de «grève générale» vendredi. (18 octobre 2019) Quatrième jour de paralysie en Catalogne ce jeudi 17 octobre 2019. Manifestants et forces de l'ordre se sont violemment affrontés pour une troisième soirée consécutive mercredi soir en Catalogne. (16 octobre 2019) Quarante-mille personnes ont manifesté à Barcelone et 9'000 à Gérone. (mardi 15 octobre 2019) Les indépendantistes jugés pour la sécession de Catalogne sont condamnés par la Cour suprême espagnole. Neuf prennent des peines allant de 9 à 13 ans de prison. L'ex-vice-président régional catalan Oriol Junqueras (photo) a écopé de 13 ans de prison. (Lundi 14 octobre 2019) Protester clash with Catalan regional police 'Mossos D'Esquadra' officers during a protest in Barcelona on October 15, 2019, as Catalonia geared up for more upheaval a day after thousands of pro-independence activists stormed Barcelona airport in an angry response to Spain's jailing of nine of its leaders following a failed secession bid. (Photo by Pau Barrena / AFP) Huit responsables policiers espagnols ont été mis en examen pour leur responsabilité présumée dans les violences policières ayant émaillé le référendum catalan en 2017. (Jeudi 5 septembre 2019) Le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont a défié le chef du Parlement européen. (Jeudi 27 juin 2019) Après quatre mois d'audiences, le procès historique de 12 indépendantistes catalans pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017 s'achève. Le jugement sera connu d'ici plusieurs mois. (Mercredi 12 juin 2019) L'avocat de l'ex-vice-président catalan Oriol Junqueras a assuré mardi que son client n'avait pas commis de délit de rébellion, alors que le procès s'achève mercredi. (Mardi 11 juin 2019) Cinq indépendantistes catalans incarcérés, élus aux dernières législatives, sont sortis temporairement de prison mardi pour prêter serment comme parlementaires tout en promettant fidélité à leur cause. (Mardi 21 mai 2019) Carles Puigdemont a fait appel jeudi de l'interdiction qui lui a été faite de se présenter aux élections européennes du 26 mai. (Jeudi 2 mai 2019) Des milliers de militants pour l'indépendance de la Catalogne ont défilé samedi à Madrid pour dénoncer le procès de leurs dirigeants jugés pour la tentative de sécession de l'Espagne en 2017 et réclament un référendum d'autodétermination. (Samedi 16 mars 2019) L'ancien dirigeant catalan Carles Puigdemont est candidat pour les élections européennes de fin mai. Il a été choisi samedi pour être tête de liste d'un parti séparatiste catalan. (Dimanche 10 mars 2019) L'ancien chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy témoigné au procès des ex-dirigeants séparatistes, les accusant d'avoir voulu «liquider la souveraineté nationale». (Mercredi 27 février 2019) Jeudi en fin de journée, près de 40'000 personnes ont manifesté à Barcelone pour protester contre le procès des dirigeants catalans. (21 février 2019) Des dizaines de milliers de manifestants sur le Paseo de Gracia de Barcelone. (21 février 2019) Les manifestants étaient nombreux à Barcelone ce jeudi 21 février pour protester contre le procès de 12 ex-dirigeants politiques et associatifs. (21 février 2019) Plus de 200'000 manifestants ont défilé à Barcelone contre le procès des indépendantistes. (Samedi 16 février 2019) Le principal accusé au procès des indépendantistes catalans, l'ancien vice-président régional Oriol Junqueras (photo), a annoncé jeudi qu'il refuserait de répondre aux questions de l'accusation. (14 février 2019) Les Catalans de Suisse sont mobilisés mardi soir contre le procès des dirigeants indépendantistes qui a débuté en Espagne. (13 février 2019) Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Barcelone, dénonçant le procès qui s'est ouvert à Madrid de dirigeants séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne. (Mardi 12 février 2019) Le procès historique de douze dirigeants indépendantistes catalans a commencé ce mardi à Madrid. (12 février 2019) Le procès des indépendantistes catalans s'est ouvert à Madrid ce mardi 12 février 2019. Les indépendantistes catalans arrivent au tribunal dans un fourgon de la police. (12 février 2019) Le procès contre douze dirigeants indépendantistes catalans pour leur rôle dans la tentative de sécession d'octobre 2017 commencera le mardi 12 février, a indiqué le parquet espagnol. (Vendredi 1 février 2019) Après des semaines de tensions, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a renoué un dialogue «effectif» jeudi avec le gouvernement séparatiste catalan. (20 décembre 2018) L'ancien président catalan Carles Puigdemont et cinq leaders indépendantistes en attente de jugement ont déposé une plainte devant le Comité des droits de l'Homme de l'ONU. (Jeudi 20 décembre 2018) Le gouvernement espagnol a averti les autorités séparatistes de Catalogne qu'il reprendrait en main le maintien de l'ordre dans la région si elles n'étaient pas capables de l'assurer. (Mardi 11 décembre 2018) Un an après avoir menacé l'unité de l'Espagne avec une tentative de sécession, l'ancien président catalan Carles Puigdemont tente depuis son exil de rassembler tous les séparatistes derrière lui. (Samedi 27 octobre 2018) Le parlement catalan a voté une résolution visant à abolir la monarchie en Espagne, provoquant l'ire du pouvoir central. (Jeudi 11 octobre 2018) La commémoration du premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne interdit par Madrid s'est terminée par des incidents entre la police régionale et les séparatistes. (Mardi 2 octobre) Des militants séparatistes ont bloqué une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone lundi. Les militants réclament la rupture avec Madrid. Ici sur la capture écran d'un tweet l'on peut observer la gare de Gérone complètement bloquée au petit matin ce lundi. (1er octobre 2018) Des militants séparatistes ont bloqué une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone lundi. Les militants réclament la rupture avec Madrid. (1er octobre 2018) Un an après une opération de police musclée, des milliers de manifestants indépendantistes ont défilé jeudi soir à Barcelone. (20 septembre 2018) La police catalane est accusée d'agir de façon «arbitraire» contre les personnes retirant les rubans jaunes indépendantistes. (Lundi 27 août 2018) Puigdemont est à nouveau à Bruxelles. Il promet de continuer à défendre la juste cause du peuple catalan. (28 juillet 2018) Arrêté en mars en Allemagne à la frontière, Carles Puigdemont va retourner en Belgique samedi après l'annulation des mandats d'arrêt européens par Madrid. (Mercredi 25 juillet 2018) Le mandat d'arrêt européen contre l'ancienne dirigeante catalane Clara Ponsati a été formellement levé lundi par un tribunal d'Édimbourg après la décision la semaine dernière de la Cour suprême espagnole de renoncer à cette procédure. (lundi 23 juillet 2018) Le juge chargé de l'enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne en octobre dernier a retiré jeudi les mandats d'arrêt internationaux contre l'ex-président catalan Puigdemont. Cinq dirigeants indépendantistes ayant fui à l'étranger sont aussi concernés. (19 juillet 2018) Le chef du gouvernement espagnol reçoit lundi le président du parti socialiste catalan Miquel Iceta pour apaiser les tensions. (Lundi 9 juillet 2018) Le gouvernement espagnol a donné son feu vert à l'entrée en fonction du nouveau gouvernement indépendantiste catalan de Quim Torra. Ce dernier n'inclut plus de «ministres» incarcérés ou exilés, condition indispensable à la levée de la tutelle imposée à la Catalogne. (1er juin 2018) Le premier Ministre Mariano Rajoy ne devrait pas survivre à une motion de censure vendredi. Celui qui a combattu l'indépendance de la Catalogne devrait tomber après une alliance entre la gauche, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans. (1er juin 2018)

Une faute?

La Catalogne vivait jeudi sa quatrième journée de mobilisation contre la condamnation des dirigeants indépendantistes par la justice espagnole, marquée jusqu'ici par quelques incidents après plusieurs nuits de violences.

Vendredi, jour de «grève générale» en Catalogne, les «marches de la liberté» parties de toute la région doivent converger à Barcelone où une manifestation massive est prévue dans ce qui s'annonce comme le point d'orgue de la mobilisation.

Des dizaines de milliers de séparatistes protestent depuis lundi contre les lourdes peines de neuf à 13 ans de prison infligées à leurs leaders pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017.

Au quatrième soir des mobilisations, des militants radicaux ont mis le feu à plusieurs conteneurs de poubelles dans le centre de Barcelone. Mais la situation était bien plus calme que les deux derniers soirs où la ville a vécu de véritables scènes de guérilla urbaine entre manifestants et policiers. Lundi, des heurts avaient aussi éclaté lors du blocus de l'aéroport par des milliers de personnes.

Tournant

Une nouvelle manifestation a réuni environ 13'000 personnes en début de soirée jeudi dans une ambiance festive après une manifestation étudiante ayant rassemblée 25'000 personnes dans l'après-midi.

«Les actions que nous menons depuis plusieurs jours sont dues à l'impuissance que nous ressentons car l'Etat espagnol persiste dans son refus (de l'indépendance) et ses menaces et l'Europe dans son silence», a expliqué à l'AFP David, comptable de 23 ans qui n'a pas donné son nom de famille.

Nées de la frustration d'une partie de la base indépendantiste, deux ans après l'échec de la tentative de sécession de 2017, les violences de mardi et mercredi ont marqué un tournant pour le mouvement séparatiste qui s'est toujours targué d'être non-violent.

«Il peut y avoir des (manifestants) anti-système ou des gens qui en ont marre de voir que tout est fermé, des jeunes qui se laissent emporter mais les Catalans ne veulent pas suivre cette voie de la violence», a assuré Julio Martinez, pré-retraité de 63 ans.

«Pas de pas en arrière»

Le président indépendantiste catalan Quim Torra, qui a fini par condamner les violences mercredi soir, a tenu un discours de défi à l'Etat espagnol devant le parlement régional. «Nous ne pouvons pas nous permettre de faire un pas en arrière dans la défense inaliénable de notre droit à l'autodétermination. La peur et les menaces ne nous vaincront pas», a-t-il lancé en promettant de parvenir à l'indépendance d'ici deux ans.

En prévision des perturbations de vendredi dans cette riche région industrielle, le constructeur automobile Seat a mis à l'arrêt son usine de Martorell près de Barcelone tandis que la fédération des transporteurs a recommandé à ses adhérents d'avancer leurs livraisons ou de chercher des routes alternatives.

Près de 100 blessés mercredi

Selon le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, 97 personnes ont été arrêtées en Catalogne et 194 policiers blessés depuis le début des manifestations lundi. Sur la seule journée de mercredi, 96 personnes ont été blessées selon les services de secours, dont 58 à Barcelone.

A moins d'un mois des prochaines élections législatives, la droite et le centre exigent du gouvernement socialiste qu'il prenne des mesures exceptionnelles pour rétablir l'ordre public.

Le chef du gouvernement Pedro Sanchez est «dépassé par les événements», a dénoncé jeudi Ana Pastor, une dirigeante du Parti Populaire (PP, droite) qui réclame la reprise en mains par l'Etat de la sécurité, qui dépend en Catalogne du gouvernement régional.

«Il n'y aura aucune impunité», a martelé Fernando Grande-Marlaska dont le gouvernement a envoyé des renforts policiers mais n'a pas pris de mesures extraordinaires.

Aux commandes du gouvernement régional et dominant le parlement, les indépendantistes ne représentent toutefois pas la majorité des 7,5 millions de Catalans. D'après le dernier sondage publié en juillet par le gouvernement régional, 44% de la population est favorable à l'indépendance tandis que 48,3% y est opposée.

(nxp/afp)