Attaques en Nouvelle-Zélande

16 mars 2019 00:24; Act: 16.03.2019 10:35 Print

«Nos lois sur les armes vont changer»

Après l'attaque des mosquées, la Première ministre néo-zélandaise veut durcir les lois sur le port d'armes.

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La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a promis mardi de ne jamais prononcer le nom de l'auteur de l'attaque et annoncé qu'il tomberait sous le coup de la loi la plus stricte. (Mardi 18 mars 2019) La diffusion de la vidéo du tueur de Christchurch en direct sur les réseaux sociaux est problématique et suscite un vif débat. (lundi 18 mars 2019) L'extrémiste australien Brenton Tarrant poursuivi dans l'enquête sur le carnage dans les mosquées de Christchurch compte se défendre seul. (Lundi 18 mars 2019) La police antiterroriste australienne a annoncé avoir perquisitionné lundi matin deux habitations en lien avec l'attentat contre deux mosquées vendredi à Christchurch, dont le dernier bilan est de 50 morts. (Lundi 18 mars 2019) La douleur est vive lors des hommages aux victimes du drame de Christchurch (Dimanche 17 mars 2019) Une femme dépose une gerbe de fleurs en hommage aux victimes de la tuerie de Christchurch. (Dimanche 17 mars 2019) Deux jours après le massacre, les Néo-Zélandais rendaient hommage aux 50 victimes. (Dimanche 17 mars 2019) Les derniers bilans font été de 50 victimes. (Dimanche 17 mars 2019) Les victimes de l'attaque des deux mosquées de Christchurch venaient des quatre coins du monde musulman. (Samedi 16 mars 2019) La police près de la mosquée Masjid al Noor, l'une deux visée par le terroriste Brenton Tarran vendredi. (Samedi 16 mars 2018) Le terroriste, Brenton Tarrant, a comparu pour meurtre et restera en prison jusqu'à sa prochaine audience. (Samedi 16 mars 2019) Après l'attaque des mosquées, la Première ministre néo-zélandaise veut durcir les lois sur le port d'armes. (Samedi 16 mars 2019) La une du quotidien local «The Press», à Christchurch. (samedi 16 mars 2019) A l'ambassade de Nouvelle-Zélande à Bruxelles, en Belgique, les citoyens pouvaient rendre hommage aux victimes. (15 mars 2019) En Finlande, le centre des congrès de Helsinki a été illuminé en bleu en hommage aux victimes en Nouvelle-Zélande. (15 mars 2019) A Hyde Park Corner à London, les Britanniques ont suivi l'appel de la reine à rendre hommage aux victimes du carnage. (15 mars 2019) Une image de l'homme qui a tué au moins 49 personnes dans des mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). L'on peut distinguer sur cette photo, l'homme rentrer avec son arme dans une des mosquées. (15 mars 2019) Le mode opératoire du terroriste néozélandais et les motivations apparentes semblent porter la marque de l'extrémiste de droite norvégien Anders Behring Breivik. Ce dernier avait tué 77 personnes le 22 juillet 2011. (15 mars 2019) L'Australien de 28 ans ai publié un manifeste intitulé «The Great Replacement» (Le grand remplacement). L'écrit est dérivé d'une théorie du complot d'extrême droite selon laquelle il existerait un processus de substitution de la population européenne par des musulmans. (Vendredi 15 mars). La Première ministre Jacinda Ardern a décrit l'une des «journées les plus sombres» jamais vécues par cette nation du Pacifique Sud réputée paisible et dénoncé des violences «sans précédent». (15 mars 2019) La police a demandé aux fidèles d'éviter les mosquées «partout en Nouvelle-Zélande». (15 mars 2019) Consternation après l'attaque dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). Une des mosquées touchée par l'attaque. (15 mars 2019) Des attaques dans deux mosquées dans la ville néo-zélandaise de Christchurch a fait au moins 49 morts ce vendredi 15 mars 2019. Consternation après l'attaque dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). Voiture du présumé tireur. (15 mars 2019) Les affaires du présumé tireur qui a tué plusieurs musulmans en Nouvelle-Zélande ce vendredi 15 mars 2019. Les fusillades dans les mosquées ont fait au moins 49 morts. (15 mars 2019) De «multiples» personnes ont été tuées lors de fusillades contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch durant la prière du vendredi, a déclaré la police. (15 mars 2019) «Quatre personnes sont en garde à vue, trois hommes et une femme», a dit le commissaire Mike Bush. (15 mars 2019) «Les décès, pour ce que nous en savons, sont survenus dans deux endroits, une mosquée sur Deans Avenue et une autre mosquée sur Linwood Avene», a déclaré le commissaire Mike Bush. (15 mars 2019) L'armée a désamorcé des engins explosifs retrouvés sur les véhicules des suspects. (15 mars 2019) Un grand périmètre dans cette ville de l'île du Sud a été bouclée par les forces de l'ordre. (15 mars 2019) Au moment de la fusillade, la mosquée Masjid al Noor, sur l'avenue Deans, était remplie de fidèles. (15 mars 2019) Toutes les écoles de la ville ont été bouclées. (15 mars 2019) La municipalité a ouvert une ligne de téléphone d'urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants, qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. (15 mars 2019) Des bâtiments publics comme la bibliothèque centrale étaient aussi fermés. (15 mars 2019) La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. (15 mars 2019)

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La Première ministre néo-zélandaise s'est engagée samedi à durcir les lois sur le port d'armes, au lendemain de l'attaque de deux mosquées par un Australien équipé d'armes semi-automatiques acquises légalement, qui a fait 49 morts.

«L'attaquant était détenteur d'un permis de port d'armes (...) acquis en novembre 2017», a précisé Jacinda Ardern lors d'une conférence de presse à Wellington, avant de se rendre à Christchurch, la ville du sud du pays où a eu lieu le carnage.

L'homme, âgé de 28 ans, avait acheté deux fusils semi-automatiques, deux fusils de chasse et un fusil à pompe, a-t-elle précisé. «Le simple fait (...) que cet individu ait acheté un permis et acquis des armes de ce type, cela me fait dire que les gens vont vouloir que cela change, et je m'y engage», a-t-elle expliqué. «Je peux vous dire une chose, nos lois sur les armes vont changer», a-t-elle ajouté.

Mme Ardern a noté que des tentatives avaient eu lieu en 2005, 2012 et 2017, et précisé qu'il fallait envisager une interdiction des armes semi-automatiques. Elle a aussi confirmé que l'attaquant comme les deux complices présumés qui ont été arrêtés, dans des circonstances que la police n'a pas précisé, n'étaient pas sur le radar des services de renseignement. Le premier avait pourtant publié en ligne un manifeste évoquant des projets d'attentat anti-musulman.

Port d'arme à partir de 16 ans

«Ils n'étaient surveillés ni ici ni en Australie», a-t-elle précisé. «J'ai demandé à nos agences ce matin (samedi) de travailler rapidement pour déterminer s'il y a une activité quelconque sur les médias sociaux ou autre qui aurait dû provoquer une réaction».

La Nouvelle-Zélande a durci le conditions d'accès aux armes semi-automatiques en 1992, deux ans après qu'un malade psychiatrique eut tué 13 personnes à Aramoana, sur l'île du Sud. Néanmoins, il suffit d'avoir plus de 16 ans pour demander un permis de port d'arme standard après des séances d'instruction en matière de sécurité. Ils peuvent alors acheter un fusil et l'utiliser sans contrôle.

La plupart des armes à feu échappent à l'obligation d'enregistrement, et la police ignore combien d'entre elles sont détenues «que ce soit légalement ou illégalement», notaient les forces de l'ordre dans un communiqué en 2018. Elles estimaient que la législation obligeant à déclarer les armes semi-automatiques avait des lacunes.

Samedi, Mme Ardern a affirmé vouloir entièrement bannir ce type d'armes, ce que la police recommandait dès 1997. En 2014, les forces de l'ordre avaient fait une estimation de 1,2 million d'armes à feu détenues légalement par des civils, soit une pour quatre habitants. La police urbaine en Nouvelle-Zélande n'est pas armée. Les unités des forces spéciales, armées, interviennent le cas échéant.

(nxp/afp)