Soudan

11 avril 2019 16:47; Act: 16.04.2019 11:40 Print

Ils sont des milliers devant le QG de l'armée

Les meneurs du mouvement de contestation dénoncent «un coup d'Etat» derrière la destitution du président Omar el-Béchir. Ils ignorent le couvre-feu imposé par l'armée.

Voir le diaporama en grand »
Un tribunal de Khartoum doit rendre samedi son verdict à l'encontre de l'ex-président soudanais Omar el-Béchir, accusé de corruption. (Samedi 14 décembre 2019) Un juge soudanais a fixé samedi au 14 décembre le verdict dans le procès pour corruption du président déchu Omar al-Béchir. (Samedi 16 novembre 2019) L'exécutif soudanais a annoncé mercredi un cessez-le-feu permanent dans trois zones de conflit. Mais les pourparlers avec des groupes rebelles ont été suspendus avant d'avoir commencé. (Mercredi 16 octobre 2019) Le nouveau Conseil souverain a été intronisé mercredi au Soudan, et le Premier ministre Abdallah Hamdok a prêté serment. (21 août 2019) Les militaires et les leaders de la contestation ont annoncé mardi la composition du Conseil souverain, qui dirigera le pays au cours de sa transition de trois ans vers un pouvoir civil. (Mardi 20 août 2019) Les militaires et la contestation ont signé samedi un accord historique en vue de la transition vers un pouvoir civil. (18 août 2019) Le Conseil militaire de transition et les chefs de la contestation se sont mis d'accord samedi sur une déclaration constitutionnelle. (3 août 2019) «Quatre manifestants ont été tués par balles réelles et plusieurs ont été blessés lors d'un rassemblement à Omdourman», a déclaré dans un communiqué le comité des médecins, proche de la contestation. (Jeudi 1er août 2019) Les tirs ont eu lieu alors que des milliers de manifestants se sont rassemblés jeudi dans plusieurs villes pour protester contre le meurtre cette semaine de six manifestants, dont quatre lycéens. (Jeudi 1er août 2019) Des centaines de personnes ont manifesté mercredi dans le centre du Soudan en réaction à la mort de six personnes lundi. (31 juillet 2019) Les pourparlers et les cours ont été suspendus mardi après la mort de lycéens manifestant dans le centre du pays. (30 juillet 2019) Une enquête officielle sur la répression brutale d'un sit-in de manifestants en juin à Khartoum a conclu samedi à l'implication des paramilitaires d'une force redoutée au Soudan. La contestation rejette cette enquête, non-indépendante. (Dimanche 28 juillet 2019) Selon des journalistes de l'AFP, militaires et chef de la contestation ont signé un accord. (Mercredi 17 juillet 2019) Le Conseil militaire a averti samedi le principal mouvement de contestation qu'il le tiendrait responsable de «tout acte de vandalisme» ou «perte humaine» lors d'une manifestation prévue dimanche. (Samedi 29 juin 2019) Le Conseil militaire, dont le porte-parole le général Chamseddine Kabbachi, est prêt à négocier à nouveau avec la contestation. (Samedi 29 juin 2019) Le porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi, a demandé à l'Ethiopie (médiateur) et à l'Union africaine de présenter un plan commun. (Lundi 24 juin 2019) Le chef du Conseil militaire de transition au pouvoir au Soudan, Abdel Fattah al-Burhane, a appelé mercredi les manifestants à des négociations «sans conditions». (Mercredi 19 juin 2019) L'ex-président soudanais Omar el-Béchir a été déféré dimanche au parquet en charge des affaires de corruption à Khartoum.(Dimanche 16 juin 2019) L'ancien président soudanais Omar el-Béchir devrait répondre de «corruption et possession illégale de devises étrangères». (Samedi 15 juin) Le chef de l'opposition Sadiq al-Mahdi a appelé à une enquête internationale sur la répression meurtrière contre les manifestants, après que le conseil militaire au pouvoir a rejeté une telle enquête- (Vendredi 14 juin) Le Conseil militaire de transition, au pouvoir au Soudan depuis la destitution du président Omar el-Béchir, a reconnu avoir ordonné la dispersion d'un sit-in de contestataires début juin à Khartoum qui a fait des dizaines de morts. (Jeudi 13 juin 2019) L'ancien président soudanais Omar el-Béchir a été inculpé. (Jeudi 13 juin 2019) Les Etats-Unis ont appelé à la fin de la répression au Soudan, à la reprise du dialogue et au transfert du pouvoir aux civils. (Mercredi 12 juin 2019) Les autorités soudanaises affirment qu'il n'y a eu que 61 morts lors de la répression sanglante contre le mouvement de contestation, alors que les médecins estiment ce chiffre à au moins 108. (Vendredi 7 juin 2019) Le mouvement de contestation civil soudanais reste mobilisé malgré l'appel à des élections par les militaires mardi. (4 juin 2019) Le chef du Conseil militaire, le général Abdel Fattah al-Burhane, a «décidé de cesser de négocier avec l'Alliance pour la liberté et le changement», fer de lance de la contestation, et «d'annuler ce qui avait été agréé et de tenir des élections dans un délai de neuf mois». (Mardi 4 juin 2019) «Une tentative du Conseil militaire de disperser le sit-in par la force est en cours», a déclaré lundi dans un communiqué l'Association des professionnels soudanais. (3 juin 2019) Des «tirs des forces régulières» près du siège de l'armée soudanaise ont fait un mort et dix blessés samedi.(1er juin 2019) Des milliers de Soudanais ont manifesté jeudi soir devant le siège de l'armée à Khartoum, à l'appel du mouvement de la contestation qui déplore l'absence d'avancée dans les négociations avec les militaires refusant de céder le pouvoir aux civils. (30 mai 2019) Un arrêt de travail est prévu mardi et mercredi pour faire pression sur les militaires au pouvoir au Soudan. (28 mai 2019) Les porte-paroles de deux camps ont annoncé qu'aucun accord n'avait été trouvé sur la composition du futur Conseil souverain censé assurer la transition. (Mardi 21 mai 2019) Des manifestants ont démantelé à contre-coeur des barricades à Khartoum vendredi et appelé à la reprise des négociations avec l'armée. (17 mai 2019) Les pourparlers sur la transition politique soudanaise ont pris fin mercredi. Les généraux réclament le démantèlement de barricades à Khartoum. (Mercredi 15 mai 2019) L'armée et les représentants de la contestation sont parvenus à un accord sur une période de transition politique devant préparer un transfert du pouvoir aux civils. Un accord a également été trouvé pour la composition de la future assemblée législative. (Mercredi 15 mai 2019) Un militaire et un civil ont été tués lundi soir quand des inconnus ont ouvert le feu sur la foule réunie devant le QG de l'armée. (13 mai 2019) Les leaders de la contestation au Soudan ont accusé mercredi les généraux de chercher à retarder la transition du pouvoir à une autorité civile. Ils ont menacé de lancer un mouvement national de «désobéissance». (Mercredi 8 mai 2019) Le porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi, a annoncé que la loi islamique (charia) devrait impérativement rester la source de la législation. (Mercredi 8 mai 2019) Une immense foule s'est réunie devant le QG de l'armée à Khartoum ce jeudi 2 mai 2019. Les dirigeants de la contestation et les chefs de l'armée soudanaise ont convenu samedi d'instaurer une autorité conjointe entre civils et militaires. (Dimanche 28 avril 2019) Militaires et opposition font former un conseil conjoint après avoir obtenu un «un accord sur la plupart des exigences» des civils. (Mercredi 24 avril 2019) Abdel Fattah al-Burhane, nommé vendredi à la tête du Conseil militaire chargé de la transition, a promis la rupture avec le régime Béchir. (Samedi 13 avril 2019) Le chef du Conseil militaire de transition, Awad Ibn Ouf, a présenté sa démission ce vendredi soir. (12 avril 2019) Le général Omar Zinelabidine a déclaré à la télévision que le futur gouvernement sera «un gouvernement civil». (Vendredi 12 avril 2019) Khartoum, les manifestations ont continué. Sure cette pancarte en arabe: «Ne nous volez pas notre révolution». (Vendredi 12 avril 2019) Les manifestants dans les rues pour rejeter le «coup d'Etat du régime» (Vendredi 12 avril 2019) L'armée soudanaise surveille la foule près du QG de l'armée. (Vendredi 12 avril 2019) Des militaires soudanais font le 'V' de la victoire'. (Vendredi 12 avril 2019) Un civil embrasse un militaire au Soudan. (Vendredi 12 avril 2019) Les Soudanais ont manifesté leur joie dans la nuit jeudi soir. (12 avril 2019) Alors que l'armée a décrété le couvre-feu nocturne, ils étaient encore des milliers à être dans la rue jeudi soir pour manifester contre le «coup d'Etat du régime». (11 avril 2019) L'annonce de la destitution d'Omar el-Béchir par le ministre de la Défense, Awad Ahmed Benawf. (Jeudi 11 avril 2019) Au pouvoir depuis trois décennies, Omar el-Béchir a été placé en détention. (Jeudi 11 avril 2019) La fête à Khartoum après l'éviction par l'armée du président Omar el-Béchir. (Jeudi 11 avril 2019) Même des membres des forces de l'ordre crient victoire. (Jeudi 11 avril 2019) Une immense foule de Soudanais est rassemblée à Khartoum, dans l'attente d'une «déclaration importante» promise par l'armée à la télévision officielle. (Jeudi 12 avril 2019) Alaa Salah est devenue l'icône des manifestants qui réclament la démission de Omar el-Béchir. (Jeudi 12 avril 2019) Alaa Salah harangue la foule Scène de fraternisation L'armée soudanaise a déployé des troupes à Karthoum, au troisième jour de manifestations qui demandent le départ du président Omar el-Béchir. (8 avril 2019) Les manifestants poursuivent leur mouvement de protestation devant le siège de l'armée soudanaise. (Dimanche 7 avril 2019) Les manifestants ont atteint le QG de l'armée dans la capitale Khartoum pour la première fois depuis le début des protestations. (Samedi 6 avril 2019) Huit Soudanais ont été condamnés à de la prison pour avoir bravé l'interdiction de manifester. (Jeudi 28 février 2019) Le président soudanais a interdit les manifestations lundi, mais l'opposition reste déterminée à descendre dans la rue. (25 février 2019) Ce vendredi 22 février 2019, le président soudanais Omar el-Béchir déclare l'état d'urgence pour un an dans tout le pays et limoge le gouvernement. L'ex-premier ministre Sadek al-Mahdi soutient les manifestations demandant le départ de l'actuel président Omar el-Béchir. Ce dernier l'avait destitué lors d'un coup d'État fomenté en 1989. (Vendredi 25 janvier 2019) Des manifestations en l'honneur des victimes de la répression ont été organisées lundi au Soudan. (21 janvier 2019) Un manifestant brandit une banderole avec un slogan très populaire: «liberté, justice et paix». D'autres crient «le peuple veut la chute du régime», le slogan du Printemps arabe de 2011. (Jeudi 17 janvier 2019) Depuis le 19 décembre, 24 personnes sont mortes, selon un bilan officiel. Human Rights Watch et Amnesty International parlent d'au moins 40 morts, dont des enfants et du personnel médical. (Jeudi 17 janvier 2019) Omar el-Béchir harangue une foule de manifestants acheminés en bus dans le grand jardin Green Yard de Khartoum. (Mercredi 9 janvier 2019) Il s'agit de la première manifestation en soutien au président Béchir depuis le début du mouvement de contestation au Soudan le 19 décembre. (Mercredi 9 janvier 2019) Omar al-Bashir a déclaré: «ce rassemblement envoie un message à ceux qui pensent que le Soudan va finir comme d'autres pays qui ont été détruits».(Mercredi 9 janvier 2019) Peu après le discours d'Omar el-Béchir, des policiers ont dispersé à l'aide de tirs de gaz lacrymogène quelque 300 manifestants antigouvernementaux rassemblés à Omdurman près de Khartoum. (Mercredi 9 janvier 2019) Omar al-Bashir s'adresse à la population depuis son palais à Khartoum. (3 janvier 2019 Des manifestants réclament la démission de Omar el-Béchir au pouvoir depuis 30 ans. (25 décembre 2018) La police a tiré. Au moins 19 personnes ont été tuées, selon les autorités. Amnesty International a fait état de la mort de 37 manifestants.(25 décembre 2018) Des manifestants ont tenté de marcher vers le palais du président Omar Hassan al Bachir à Khartoum. (25 décembre 2018) Déclenchées par la hausse du prix du pain, les protestations se sont transformées en manifestations contre le gouvernement. (25 décembre 2018) Une femme tente de se mettre à l'abri lors d'une manifestations à Khartoum. (25 décembre 2018) Sudanese President Omar al-Beshir is pictured as he welcomes his Senegalese counterpart Abdoulaye Wade at Khartoum airport on February 19, 2009. Wade is on an official visit to Sudan. AFP PHOTO/ASHRAF SHAZLY (Photo by ASHRAF SHAZLY / AFP) Sudanese top opposition leader and former premier Sadiq al-Mahdi attends Friday prayers at a mosque linked to his National Umma Party in Khartoum's twin city of Omdurman on June 14, 2019. (Photo by Yasuyoshi CHIBA / AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Le président Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan d'une main de fer depuis 30 ans, a été renversé jeudi par un coup d'Etat de l'armée, dans le sillage d'un soulèvement populaire, et remplacé par un «conseil militaire de transition» pour deux ans.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et l'Union européenne (UE), ont exhorté les militaires à intégrer les civils pour cette transition. Le ministre de la Défense Awad Ahmed Benawf a été nommé à la tête du Conseil militaire de transition, après avoir annoncé à la télévision d'Etat «la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef» Omar el-Béchir.

Des milliers de manifestants ont marqué leur rejet de la mise en place d'instances militaires de transition en se rassemblant devant le QG de l'armée malgré le début d'un couvre-feu, imposé par M. Benawf pour un mois de 22H00 à 04H00 locales, soit de 21H00 à 03H00 heure suisse. «Le sang de nos frères ne doit pas avoir coulé pour rien», a dit à l'AFP un manifestant, décidé à braver le couvre-feu, alors que le mouvement de contestation au Soudan, débuté le 19 décembre après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, a été marqué par la mort de 49 personnes, selon un bilan officiel.

Tôt ce matin, la TV nationale a interrompu ses programmes et une immense foule s'est rassemblée dans le centre de Khartoum, anticipant la destitution du président de 75 ans, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1989. Après de longues heures d'attente, les Soudanais ont accueilli en liesse l'annonce de M. Benawf. «Le régime est tombé!», ont scandé les milliers de manifestants qui campent depuis samedi devant le QG de l'armée.

Mais la joie est vite retombée. Car, outre la destitution du président, M. Benawf a annoncé l'instauration d'un «conseil militaire de transition» pour deux ans. «Les gens ne veulent pas d'un conseil militaire de transition» mais «un conseil civil» a déclaré dans un tweet Alaa Salah, l'étudiante devenue «l'icône» du mouvement.

«Révolution de palais»

L'armée a proposé «des alternatives» mais s'est «heurtée à une volonté de résoudre le problème en utilisant l'appareil de sécurité qui peut conduire à de grosses pertes», a expliqué M. Benawf. L'espace aérien a été fermé pour 24 heures et les frontières terrestres jusqu'à nouvel ordre, a-t-il dit.

Pour beaucoup de Soudanais, la nouvelle donne politique n'est qu'une «photocopie du régime», comme le résume un manifestant devant le QG de l'armée. «Le régime a mené un coup d'Etat militaire en présentant encore les mêmes visages (...) contre lesquels notre peuple s'est élevé», a réagi l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC). «Nous appelons notre peuple à continuer son sit-in devant le QG de l'armée et à travers le pays».

Les Etats-Unis, qui maintiennent des sanctions contre le Soudan, pays sur leur liste d'Etats soutenant «le terrorisme», ont exhorté l'armée soudanaise à intégrer les civils au gouvernement. L'UE a aussi appelé l'armée à un transfert «rapide» du pouvoir aux civils.

Six capitales, dont Washington et Paris, ont demandé une session d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Soudan, a priori pour vendredi. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réclamé que la transition au Soudan respecte les «aspirations démocratiques» du peuple.

Un cessez-le-feu a aussi été annoncé à travers le pays, notamment au Darfour (ouest), où un conflit a fait plus de 300'000 morts depuis 2003 selon l'ONU. Ces dernières années, le niveau de violence a toutefois largement diminué au Darfour, M. Béchir ayant annoncé plusieurs trêves unilatérales.

«Nous rejetons entièrement cette révolution de palais », a réagi Abdel Wahid Nur, chef d'un groupe rebelle du Darfour, «l'Armée de libération du Soudan», appelant à «un gouvernement civil de transition».

En 2009, la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, a lancé un mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir pour «crimes de guerre» et «contre l'humanité» au Darfour, ajoutant en 2010 l'accusation de «génocide». L'ONG Amnesty International a appelé à «remettre» M. Béchir à la CPI afin qu'il soit jugé pour ses «crimes innommables».

Prisonniers politiques libérés

L'Union africaine a critiqué la «prise de pouvoir par l'armée» au Soudan, estimant qu'elle «n'est pas la réponse appropriée aux défis» du pays. De son côté, l'Egypte voisine, où l'armée avait également éjecté Hosni Moubarak du pouvoir en 2011 sous la pression de la rue, s'est dit «confiante dans la capacité du peuple et de son armée» à mener à bien cette transition.

Jusque là fer de lance de la répression, le puissant service de renseignement au Soudan (NISS) a fait état de la libération de tous les prisonniers politiques. A Kassala (est), le refus d'officiers de relâcher des prisonniers détenus là-bas a suscité un raid des manifestants dans les locaux du NISS, selon un témoin. Une attaque similaire a été menée à Port-Soudan (est) par des manifestants antirégime, selon des témoins.

Des foules étaient aussi rassemblées dans les villes de Madani, Gadaref, Port-Soudan et Al-Obeid. M. Béchir avait tenté de réprimer la contestation par la force avant d'instaurer le 22 février l'état d'urgence à l'échelle nationale. Béchir parti, l'ONG Amnesty International a appelé les nouvelles autorités à «mettre fin définitivement à une ère de massacres et d'oppression» au Soudan.

Le chef rebelle sud-soudanais Riek Machar, exilé à Khartoum, a dit espérer que la destitution du président soudanais n'affecterait pas le processus de paix en cours dans son pays. Le Soudan du Sud, majoritairement chrétien, a obtenu son indépendance du Soudan en 2011, après 22 ans de conflit. Il avait basculé dès décembre 2013 dans la guerre civile, amorcée par la rivalité entre Salva Kiir et Riek Machar, pourtant anciens alliés lors du combat commun contre Khartoum.

(nxp/afp)