Prêtre tué en France

31 juillet 2016 07:36; Act: 01.08.2016 00:38 Print

Les musulmans s'élèvent contre le djihadisme

Vivre la fraternité, se recueillir ensemble dans le même lieu de culte: voilà à quoi étaient appelés les fidèles, dimanche.

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L'archevêque de Rouen, Dominique Lebrun a donné une conférence de presse ce dimanche 2 octobre, avant la réouverture de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. L'église de Saint-Etienne-Du-Rouvray ouvrira à nouveau ses portes ce dimanche 2 octobre 2016. Seules 200 personnes accréditées pourront entrer dans l'établissement. (30 septembre 2016) Les assassins du père Jacques Hamel à l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (F), fin juillet, étaient en contact avec un Roannais de 29 ans, établi en zone irako-syrienne, selon L'Express. Ce dernier semble avoir «piloté» leur action. (Jeudi 18 août 2016) Un homme de 21 ans, arrêté à Toulouse, a été écroué. (Vendredi 12 août 2016) L'archevêque de Rouen, Dominique Lebrun a salué la présence de fidèles des communautés juive et musulmane, «très marquées et déjà décidées à s'unir pour plus jamais ça». (Mardi 2 août 2016) Le ministère de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve en discussion avec le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc. (Mardi 2 août 2016) Quelque 2000 personnes se sont réunies dans la cathédrale de Rouen. (Mardi 2 août 2016) Le cercueil, porté par quatre personnes, fait son entrée dans l'édifice. (Mardi 2 août 2016) Des forces de l'ordre patrouillent devant la cathédrale de Rouen. (Mardi 2 août 2016) Les obsèques du prêtre tué par deux jeunes, le 26 juillet, se sont déroulées en la cathédrale de Rouen. (Mardi 2 août 2016) (Mardi 2 août 2016) Le cercueil du prêtre Jacques Hamel arrive à la cathédrale de Rouen. (Mardi 2 août 2016) Près de 2000 personnes sont attendues mardi 2 août aux obsèques du prêtre assassiné à Saint-Etienne-du-Rouvray. Elles seront célébrées dans la cathédrale de Rouen. (Image prétexte). Cinq jours après l'assassinat d'un prêtre qui a bouleversé la France, de nombreux musulmans ont manifesté dimanche 31 juillet leur horreur du jihadisme, présents aux messes aux côtés des catholiques ou par des tribunes dans les médias. Le cousin d'Abdel M. P., l'un des deux auteurs de l'attaque djihadiste, a été déféré dimanche en vue de sa mise en examen. (Dimanche 31 juillet 2016) Des dizaines de fidèles musulmans ont franchi les portes des églises pour prier avec les catholiques à la mémoire du père Jacques Hamel, comme ici à Rouen. (Dimanche 31 juillet 2016) Des dizaines de fidèles musulmans ont franchi les portes des églises pour prier avec les catholiques à la mémoire du père Jacques Hamel, comme ici à Saint-Leu. (Dimanche 31 juillet 2016) Des dizaines de fidèles musulmans ont franchi les portes des églises pour prier avec les catholiques à la mémoire du père Jacques Hamel, comme ici à Nice. (Dimanche 31 juillet 2016) Gestes de solidarité et de fraternité, samedi, dans l'église même où s'est produit l'attentat, à Saint-Etienne-du-Rouvray. (30 juillet 2016) Des manifestations ont réuni chrétiens et musulmans dans plusieurs villes de France. (Samedi 30 juillet 2016) Des manifestations ont réuni chrétiens et musulmans dans plusieurs villes de France. (Samedi 30 juillet 2016) Hommage au Père Hamel dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. (Vendredi 29 juillet 2016) Un dialogue surréaliste s'est engagé dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, après l'assassinat du prêtre, entre les djihadistes et les deux religieuses retenues à l'intérieur de l'édifice, selon un témoignage des nones. (Samedi 29 juillet 2016) Les fidèles ont tenu à partager un moment de fraternité en se rendant successivement à l'église Sainte-Thérèse et à la mosquée Yahia vendredi 29 juillet 2016. La sécurité est maximale alors qu'un hommage solennel est rendu au père Hamel. (Jeudi 28 juillet 2016) Saint-Etienne-du-Rouvray rend un hommage solennel à son prêtre assassiné. (Jeudi 28 juillet 2016) Les obsèques du Père Hamel doivent avoir lieu mardi 2 août. (Jeudi 28 juillet 2016) Le second tueur de l'attaque djihadiste de mardi dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray a été «formellement identifié». Il était fiché «S». (28 juillet 2016) Le deuxième tueur a été identifié jeudi. Les représentants des cultes en France ont demandé mercredi à François Hollande que les lieux de culte fassent l'objet d'une plus grande attention de la part des autorités en matière de sécurité. De Gauche à droite: Rabbi Haim Korsia, Grand Rabbin de France / Joel Mergui, président du consistoire central israélite de France /Olivier Reigen Wang-Genh, président de l'union bouddhiste de France / Francois Clavairoly ,président de la fédération des pasteurs en France / Dalil Boubakeur,'Récteur de la Grand Mosquée de Paris / Grigorios Ioannidis General Vicar de l'église orthodoxe / le cardinal français, Andre Vingt-Trois et Ahmet Ogras, vice-présidents du Conseil français du culte musulman. L'un des deux assaillants a été formellement identifié. Deux fois, il a essayé de se rendre en Syrie en 2015. Placé en détention provisoire, il avait été libéré sous la «surveillance» d'un bracelet électronique. (photo prétexte) La police a procédé à deux perquisitions et à une interpellation à Saint-Etienne-du-Rouvray. (mardi 26 juillet 2016) Soeur Danièle était dans l'église au moment où les assaillants ont fait irruption. France 2 a recueilli son témoignage. Elle raconte qu'ils ont forcé le prêtre à s'agenouiller et qu'ils ont crié: «Vous les chrétiens, vous nous supprimez». (mardi 26 juillet 2016) Une photo non-datée de la victime de cette attaque, le prêtre Jacques Hamel. Le père Hamel a été tué en célébrant une messe matinale, à laquelle assistaient trois religieuses et un couple de paroissiens, dont le mari a été grièvement blessé à la poitrine. «Ce sont les catholiques qui ont été frappés, mais ce sont tous les Français qui sont concernés», a déclaré le président François Hollande. (mardi 26 juillet 2016) Venu rapidement sur place, il a appelé le pays à la «cohésion» et à faire «un bloc que personne ne doit pouvoir fissurer».(mardi 26 juillet 2016) François Hollande à Saint-Étienne-du Rouvray. (mardi 26 juillet 2016) Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a appelé les Français à rester «unis» mardi après la prise d'otages (...) qui vient s'ajouter à d'autres actes barbares» (mardi 26 juillet 2016) La police a mis tout le quartier sous haute surveillance. (Mardi 26 juillet 2016) Des opérations de déminage et de sécurisation de l'église étaient toujours en cours à la mi-journée. (Mardi 26 juillet 2016) L'attaque a eu lieu à Saint-Étienne-du Rouvray, dans la région Normandie. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. (Mardi 26 juillet 2016) Le président français François Hollande et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve sont arrivés sur les lieux du drame à la mi-journée. (Mardi 26 juillet 2016) Le président français François Hollande et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve sont arrivés sur les lieux du drame à la mi-journée. (Mardi 26 juillet 2016) La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. (Mardi 26 juillet 2016) Les deux preneurs d'otages, dont les motivations sont encore inconnues, sont morts lors d'une intervention de la police. (Mardi 26 juillet 2016) Un prêtre a été tué et un ex-otage se trouve entre la vie et la mort. (Mardi 26 juillet 2016)

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Cinq jours après l'assassinat d'un prêtre qui a bouleversé la France, de nombreux musulmans ont manifesté dimanche 31 juillet leur horreur du jihadisme, présents aux messes aux côtés des catholiques ou par des tribunes dans les médias.

Dans le même temps, deux hommes liés à l'un des meurtriers du père Jacques Hamel, tué mardi en Normandie, ont été inculpés et placés en détention, a annoncé le parquet de Paris.

Ils étaient plus de cent musulmans dans la matinée à l'intérieur de la cathédrale de Rouen (nord-ouest), mêlés à la foule des quelque 2'000 fidèles qui se pressaient pour une messe à la mémoire de ce curé de 85 ans égorgé dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray par deux jeunes de 19 ans se réclamant de l'organisation Etat islamique (EI).

«Amour pour tous, haine pour personne»

«Amour pour tous, haine pour personne», pouvait-on lire sur une affiche accrochée dans l'édifice par une association musulmane.

La présence des musulmans est «un geste courageux», «un geste de paix», a souligné l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun. «Vous affirmez ainsi que vous refusez les morts et les violences au nom de Dieu. Comme nous l'avons entendu de vos bouches que nous savons sincères, ce n'est pas l'islam», a-t-il souligné.

Le pape François lui-même, dans l'avion qui le ramenait dimanche soir des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en Pologne, a refusé de faire l'amalgame entre islam et violences. «Tous les jours quand j'ouvre les journaux, je vois des violences en Italie, quelqu'un qui tue sa petite amie, un autre qui tue sa belle-mère, et ce sont des catholiques baptisés», a-t-il expliqué.

«Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes. Dans presque toutes les religions, il y a toujours un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons nous aussi», a-t-il insisté.

Appel du Conseil français du culte musulman

A Bordeaux (sud-ouest), l'imam de la mosquée, Tareq Oubrou, s'est rendu à l'église Notre-Dame accompagné d'une délégation d'une dizaine d'hommes, de femmes et d'enfants.

A Nice (sud-est), ville endeuillée par un attentat lui aussi revendiqué par l'EI qui a fait le 14 juillet 84 morts et 435 blessés, dont de nombreux musulmans, l'église Saint-Pierre-de-l'Ariane a quant à elle reçu la visite de l'imam Otman Aissaoui et d'un groupe de fidèles. «Etre uni est une réponse à ces actes d'horreur et de barbarie», a souligné le religieux.

Tous répondaient à un appel inédit du Conseil français du culte musulman, qui a également été relayé en Italie où, de Milan au nord à Palerme au bout de la Sicile, de petites délégations d'imams, de responsables et de fidèles se sont rendues dans les églises.

Cette initiative rompt avec une certaine frilosité des musulmans pratiquants à s'exprimer dans l'espace public. Après les attentats contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, des policiers et un magasin casher (17 morts), leur faible présence à la manifestation monstre du 11 janvier 2015 leur avait été reprochée.

Tribune dans le JDD

«Nous devons répondre à l'interpellation de la société française qui nous dit +mais qui êtes vous ? Que faites vous ?+», ont lancé une quarantaine d'entre eux dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche, rappelant qu'«aujourd'hui les musulmans de France sont à 75% (des citoyens) français» et doivent prendre toute leur place dans la société.

Médecins, universitaires, chefs d'entreprise, artistes, «musulmans de foi et de culture», ils ont appelé à livrer «enfin la bataille culturelle contre l'islam radical». Ils ont souligné la nécessité de réorganiser l'islam de France «qui n'a aucune prise sur les évènements», une préoccupation rejoignant celle du Premier ministre Manuel Valls.

Dans le même journal, celui-ci estime que si «l'islam a trouvé sa place dans la République», il y a «urgence» à «bâtir un véritable pacte» avec cette religion, la deuxième en importance en France.

Formation des imams en débat

Selon Manuel Valls, il faudrait «revoir certaines règles pour tarir les financements extérieurs» du culte musulman «et accroître en compensation les possibilités de levées de fonds» en France.

Dans un précédent entretien avec le quotidien Le Monde, le Premier ministre souhaitait notamment que «les imams soient formés en France et pas ailleurs».

(nxp/afp)