Côte d'Ivoire

30 mars 2011 18:55; Act: 30.03.2011 20:47 Print

Les pro-Ouattara contrôlent la capitale

Les partisans du président ivoirien reconnu par la communauté internationale ont pris le contrôle mercredi de la capitale politique du pays, Yamoussoukro.

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22.07 Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi avoir effectué une série de visites à un groupe de personnes détenues ou sous résidence surveillée, parmi lesquelles figure l'ancien Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo. 16.07 Charles Blé Goudé, figure de proue du régime de Laurent Gbagbo, appelle le président ivoirien Alassane Ouattara à cesser de réprimer les partisans du président déchu et assure qu'il ne sera «pas un opposant qui prend les armes». 13.04 L'ex-chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté lundi, est assigné à résidence, a annoncé mardi soir le gouvernement du président Alassane Ouattara. 12.04 Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur et proche de Laurent Gbagbo, est décédé mardi dans des circonstances troubles. M. Tagro faisait partie des fidèles de M. Gbagbo qui avaient été arrêtés avec lui lundi après l'assaut sur la résidence présidentielle. Certains quartiers d'Abidjan était mardi le théâtre de pillages et dans certains quartiers des coups de feu se faisaient entendre, ont rapporté des habitants. «Ne me tuez pas!»: ce sont les premiers mots qu'a prononcés, selon un témoin, l'ex-président ivoirien quand ses tombeurs sont venus le chercher lundi à sa résidence d'Abidjan. Laurent Gbagbo et sa femme, Simone, auraient essuyé quelques coups pendant de l'arrestation. Les rebelles autour de Simone, la femme de Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara, président internationalement reconnu de Côte d'Ivoire a affirmé lundi que le pays était «à l'aube d'une nouvelle ère d'espérance», dans sa première intervention après la chute du président sortant Laurent Gbagbo. Le président Gbagbo et sa famille ont subi un contrôle médical après leur arrestation le 1a1 avril 2011. Simone Gbagbo, l'épouse du président sortant, et d'autres membres de la famille ont également été arrêtés. 11.04 Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi après-midi à sa résidence. Les partisans d'Alassane Ouattara ont fêté l'événement. 11.04 Des combats au sol, à l'arme lourde et légère, opposaient lundi matin les forces du président sortant et celles de son rival. La résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan a été visée par des tirs des forces pro-Gbagbo vendredi 8 avril. 07.04 Laurent Gbagbo refuse toujours de se rendre. Le président ivoirien sortant est retranché dans son bunker. 06.04 Laurent Gbagbo serait retranché à Abidjan avec le dernier carré de ses fidèles et négocie avec l'ONU et les troupes françaises. 05.04 Les combats continuent à Abidjan. 04.04 Des hélicoptères de l'ONU ont tiré sur le palais et la résidence de Gbagbo à Abidjan. Les forces d'Alassane Ouattara ont lancé le 4 avril une offensive contre les troupes de son rival Laurent Gbagbo à Abidjan. 03.04 La bataille d'Abidjan connaissait une relative accalmie dimanche matin. 02.04 Quatre membres de la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire ont été «grièvement blessés» par des soldats fidèles à Laurent Gbagbo, samedi à Abidjan. 01.04 Des casques bleus de l'Onu ont tué au moins cinq soldats fidèles au président sortant Laurent Gbagbo lors d'un accrochage à Abidjan. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo était toujours à Abidjan vendredi 1er avril en fin d'après-midi, selon des diplomqates français. Sa résidence a été attaqué par les troupes d'Alassane Ouattara. 01.04 Des combats intenses se déroulaient vendredi matin autour du palais présidentiel à Abidjan. 31.03 Des tirs à l'arme lourde ont été entendus jeudi à la mi-journée à Abidjan près d'un important camp de la gendarmerie fidèle au président sortant ivoirien Laurent Gbagbo. De son côté Alassane Ouattara a affirmé que ses forces se trouvaient aux portes d'Abidjan. Les partisans du président ivoirien reconnu par la communauté internationale ont pris le contrôle mercredi de la capitale politique du pays, Yamoussoukro. Cinquante personnes ont été tuées dans des violences durant la semaine écoulée en Côte d'Ivoire... , dont 26 dans un quartier d'Abidjan théâtre de violents affrontements, a annoncé l?ONU jeudi 3 mars. Les familles fuyaient la capitale ivoirienne après une semaine d'affrontements entre forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo ... et insurgés armés qui ont conduit la Côte d'Ivoire au bord de l'explosion. Des tirs à l'arme automatique sont signalés depuis plusieurs jours. La dernières semaine de février a été meurtrières en Côte d'Ivoire. L'ONU compte au moins 15 morts. Ces violences font suites aux élections présidentielles de décembre. Dimanche, la Suisse déconseillait les voyages vers la Côte d'Ivoire, «jusqu'à ce que la situation soit clarifiée». Les partisans d'Alassane Ouattara ont laissé éclater leur colère après l'invalidation de l'élection de leur favori. La Côte d'Ivoire a deux présidents et bascule doucement dans le chaos.

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Les forces loyales au président élu, avançaient également vers San Pedro, le plus important port d'exportation de cacao au monde.

«On voit les Forces républicaines circuler dans des 4X4 à travers la ville. Depuis un moment, on ne voit plus les FDS», les Forces de défense et de sécurité fidèles au président sortant Laurent Gbagbo, a déclaré une habitante de la ville. Un autre habitant a raconté avoir vu «plusieurs FDS abandonner leur véhicule et prendre la fuite après avoir retiré le haut de leur treillis».

D'autres habitants ont confirmé le contrôle de la capitale politique, comptant environ 150'000 habitants, faisant état de scènes de liesse dans les rues.

Milliers de réfugiés

Plus tôt dans la journée, des habitants et des sources militaires avaient affirmé que les forces pro-Ouattara avaient pris le contrôle de Tiébissou, à 40 km au nord de Yamoussoukro.

Des fusillades nourries ont aussi éclaté à Bouaflé, localité située à 60 km à l'ouest de Yamoussoukro. Quelque 20'000 Ivoiriens et ressortissants de pays d'Afrique de l'Ouest ont dû chercher refuge dans une mission catholique de Duékoué, où les conditions de vie sont très précaires, ont annoncé les Nations unies.

«On ne peut ni entrer, ni sortir. On ne sait pas qui est en ville et qui sont les belligérants», a témoigné Abi Cossoko, un autre habitant de cette localité située à une soixantaine de km de Yamoussoukro.

Objectif San Pedro

Les Forces républicaines de M. Ouattara, regroupant essentiellement les ex-rebelles qui tiennent le Nord depuis 2002, ont également progressé vers le sud-ouest. Mercredi, des témoins ont fait état de la prise de Soubré, sur le fleuve Sassandra, dernière ville sur la route de San Pedro dont elle est distante de 130 km.

«Les FRCI ont pris la ville sans se heurter à une quelconque résistance», a affirmé Madou Koné, un habitant. Plus de 400'000 tonnes de cacao sont bloquées à San Pedro depuis l'appel du camp Ouattara à cesser les exportations. Cette mesure a encore été renforcée par des sanctions occidentales.

Mardi, les partisans d'Alassane Ouattara avaient déjà remporté d'importantes victoires, en entrant à Duékoué, Daloa (centre-ouest) et Bondoukou (est), mais aussi Abengourou (sud-est), à seulement 220 km de la capitale économique Abidjan, coeur du régime Gbagbo.

Les forces favorables à Alassane Ouattara contrôlent désormais «les trois quarts» du pays, a affirmé Ally Coulibaly, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France nommé par le président reconnu par la communauté internationale.

Gbagbo recrute les jeunes

Signe que la détérioration pourrait se généraliser, le porte- parole de l'armée a exhorté mardi la jeunesse ivoirienne qui le souhaiterait à rejoindre l'armée. Ils recevront une formation «de quelques jours», a-t-il assuré.

Par ailleurs, de jeunes partisans armés de M. Gbagbo ont ouvert le feu et tué mercredi sept civils à Adjamé, un faubourg d'Abidjan favorable à Alasanne Ouattara, ont rapporté deux témoins.

Isolé diplomatiquement, de plus en plus asphyxié économiquement, sur la défensive militairement, le camp Gbagbo a appelé mardi soir à un «cessez-le-feu immédiat», se déclarant prêt à des négociations avec le camp rival sous l'égide de l'Union africaine début avril à Addis Abeba.

Mais avant même cette demande de cessation des hostilités, M. Ouattara et ses alliés avaient tranché: «toutes les voies pacifiques pour amener Laurent Gbagbo à reconnaître sa défaite (à la présidentielle de novembre) sont épuisées».

Et mercredi, Anne Ouloto, porte-parole de M. Ouattara, a confirmé cette ligne, demandant aux partisans de M. Gbagbo de «déposer les armes» en estimant que l'appel au cessez-le-feu était une «diversion». Dans ce contexte tendu, le pape Benoît XVI a envoyé un émissaire pour la paix en Côte d'Ivoire.

(ats)