Côte d'Ivoire

31 mars 2011 15:37; Act: 31.03.2011 19:17 Print

Les pro-Ouattara encerclent Abidjan

Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, a affirmé que ses forces «encerclent» Abidjan et a assuré que plusieurs généraux de Gbagbo avaient fait défection.

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22.07 Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi avoir effectué une série de visites à un groupe de personnes détenues ou sous résidence surveillée, parmi lesquelles figure l'ancien Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo. 16.07 Charles Blé Goudé, figure de proue du régime de Laurent Gbagbo, appelle le président ivoirien Alassane Ouattara à cesser de réprimer les partisans du président déchu et assure qu'il ne sera «pas un opposant qui prend les armes». 13.04 L'ex-chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté lundi, est assigné à résidence, a annoncé mardi soir le gouvernement du président Alassane Ouattara. 12.04 Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur et proche de Laurent Gbagbo, est décédé mardi dans des circonstances troubles. M. Tagro faisait partie des fidèles de M. Gbagbo qui avaient été arrêtés avec lui lundi après l'assaut sur la résidence présidentielle. Certains quartiers d'Abidjan était mardi le théâtre de pillages et dans certains quartiers des coups de feu se faisaient entendre, ont rapporté des habitants. «Ne me tuez pas!»: ce sont les premiers mots qu'a prononcés, selon un témoin, l'ex-président ivoirien quand ses tombeurs sont venus le chercher lundi à sa résidence d'Abidjan. Laurent Gbagbo et sa femme, Simone, auraient essuyé quelques coups pendant de l'arrestation. Les rebelles autour de Simone, la femme de Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara, président internationalement reconnu de Côte d'Ivoire a affirmé lundi que le pays était «à l'aube d'une nouvelle ère d'espérance», dans sa première intervention après la chute du président sortant Laurent Gbagbo. Le président Gbagbo et sa famille ont subi un contrôle médical après leur arrestation le 1a1 avril 2011. Simone Gbagbo, l'épouse du président sortant, et d'autres membres de la famille ont également été arrêtés. 11.04 Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi après-midi à sa résidence. Les partisans d'Alassane Ouattara ont fêté l'événement. 11.04 Des combats au sol, à l'arme lourde et légère, opposaient lundi matin les forces du président sortant et celles de son rival. La résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan a été visée par des tirs des forces pro-Gbagbo vendredi 8 avril. 07.04 Laurent Gbagbo refuse toujours de se rendre. Le président ivoirien sortant est retranché dans son bunker. 06.04 Laurent Gbagbo serait retranché à Abidjan avec le dernier carré de ses fidèles et négocie avec l'ONU et les troupes françaises. 05.04 Les combats continuent à Abidjan. 04.04 Des hélicoptères de l'ONU ont tiré sur le palais et la résidence de Gbagbo à Abidjan. Les forces d'Alassane Ouattara ont lancé le 4 avril une offensive contre les troupes de son rival Laurent Gbagbo à Abidjan. 03.04 La bataille d'Abidjan connaissait une relative accalmie dimanche matin. 02.04 Quatre membres de la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire ont été «grièvement blessés» par des soldats fidèles à Laurent Gbagbo, samedi à Abidjan. 01.04 Des casques bleus de l'Onu ont tué au moins cinq soldats fidèles au président sortant Laurent Gbagbo lors d'un accrochage à Abidjan. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo était toujours à Abidjan vendredi 1er avril en fin d'après-midi, selon des diplomqates français. Sa résidence a été attaqué par les troupes d'Alassane Ouattara. 01.04 Des combats intenses se déroulaient vendredi matin autour du palais présidentiel à Abidjan. 31.03 Des tirs à l'arme lourde ont été entendus jeudi à la mi-journée à Abidjan près d'un important camp de la gendarmerie fidèle au président sortant ivoirien Laurent Gbagbo. De son côté Alassane Ouattara a affirmé que ses forces se trouvaient aux portes d'Abidjan. Les partisans du président ivoirien reconnu par la communauté internationale ont pris le contrôle mercredi de la capitale politique du pays, Yamoussoukro. Cinquante personnes ont été tuées dans des violences durant la semaine écoulée en Côte d'Ivoire... , dont 26 dans un quartier d'Abidjan théâtre de violents affrontements, a annoncé l?ONU jeudi 3 mars. Les familles fuyaient la capitale ivoirienne après une semaine d'affrontements entre forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo ... et insurgés armés qui ont conduit la Côte d'Ivoire au bord de l'explosion. Des tirs à l'arme automatique sont signalés depuis plusieurs jours. La dernières semaine de février a été meurtrières en Côte d'Ivoire. L'ONU compte au moins 15 morts. Ces violences font suites aux élections présidentielles de décembre. Dimanche, la Suisse déconseillait les voyages vers la Côte d'Ivoire, «jusqu'à ce que la situation soit clarifiée». Les partisans d'Alassane Ouattara ont laissé éclater leur colère après l'invalidation de l'élection de leur favori. La Côte d'Ivoire a deux présidents et bascule doucement dans le chaos.

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Le président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara n'a jamais été aussi proche de la victoire. Ses combattants arrivaient jeudi aux portes d'Abidjan. De plus, le chef des armées de son rival, Laurent Gbagbo, a fait défection.

Au quatrième jour d'une offensive éclair, les troupes de M. Ouattara présentes dans la moitié nord depuis 2002 ont pris le contrôle de la grande majorité du pays, sans rencontrer de résistance majeure. Seules exceptions, quelques villes de l'ouest, la région natale de M. Gbagbo.

«Je confirme qu'actuellement nos troupes ont encerclé la ville d'Abidjan. Nous tiendrons cette position jusqu'à ce que les ralliements se fassent et que la transmission du pouvoir soit effective au président Alassane Ouattara», a déclaré jeudi en fin de journée Guillaume Soro, le premier ministre d'Alassane Ouattara.

Haute tension

La situation était en ébullition en fin de journée. Des soldats de la force française Licorne s'étaient déployés dans un quartier d'Abidjan en proie à des pillages, selon des sources concordantes.

Des tirs sporadiques d'armes légères étaient entendus dans plusieurs quartiers de la ville, notamment près du grand camp de gendarmerie d'Abidjan et au Plateau, le coeur du pouvoir de Laurent Gbagbo, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Abidjan, hérissée de barrages des «jeunes patriotes» pro-Gbagbo, était sous haute tension. La plupart des habitants avaient préféré rester chez eux, dans la crainte d'une bataille finale dans cette métropole d'au moins quatre millions d'habitants.

Prise de la plaque tournante du cacao

La veille, les Forces républicaines d'Alassane Ouattara avaient pris la capitale politique Yamoussoukro, la ville de Gagnoa (centre- ouest) ainsi que San Pedro, le plus grand port de cacao au monde, dont la Côte d'Ivoire est premier producteur mondial.

Jeudi, les troupes ont été vues dans la matinée à Nzianouan, à environ 130 km au nord-ouest d'Abidjan, sur le grand axe routier reliant Yamoussoukro et la capitale économique. Plus tard, elles gagnaient la ville d'Aboisso, environ ving kilomètres plus loin.

Défection de taille

Dans une solennelle et grave adresse à la Nation diffusée sur sa radio et sa télévision, M. Ouattara a appelé les militaires encore fidèles au chef d'Etat sortant à rallier ses forces. «Le pays vous appelle», leur a-t-il lancé, les exhortant à «rejoindre la légalité».

Une première défection avait déjà eu lieu. Le général Philippe Mangou, chef des armées de M. Gbagbo, s'est réfugié mercredi soir à la résidence officielle de l'ambassadeur sud-africain à Abidjan, a annoncé jeudi le ministère des Affaires étrangères sud-africain.

D'autres généraux se seraient ralliés à Alassane Ouattara, a affirmé sur la télévision France 24 Guillaume Soro, exigeant que Laurent Gbagbo «parte maintenant», car Abidjan est «encerclé».

Quelques heures pour partir

Premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro avait averti mercredi que M. Gbagbo avait «encore quelques heures pour partir, sinon ce sera la marche sur Abidjan. Et ce sera beaucoup plus compliqué pour lui». L'entourage d'Alassane Ouattara est en position de force après quatre mois d'une crise post-électorale qui a fait plus de 460 morts, selon l'ONU.

Malgré le vacillement rapide de son régime, Laurent Gbagbo entretenait le mystère sur ses intentions: livrer bataille ou se retirer. Après un long silence, le président sortant devait s'adresser à la Nation mercredi soir. Il y a finalement renoncé, sans explication.

Paris offre une aide humanitaire

La pression extérieure sur le régime sortant est énorme. Pour Paris, M. Gbagbo doit «entendre le message» du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a exigé mercredi son départ immédiat, et «arrêter de faire couler le sang» des Ivoiriens. Ex-puissance coloniale, la France a également annoncé jeudi sa décision d'apporter une aide humanitaire d'urgence de 2,5 millions d'euros à la Côte d'Ivoire.


(afp)