Venezuela

15 février 2019 13:51; Act: 16.02.2019 07:13 Print

Les tensions s'invitent jusqu'à Genève

Vendredi, au cours de la Conférence du désarmement à Genève, les tensions entre les Etats-Unis et le Venezuela ont été évoquées.

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La lutte des Etats-Unis contre le gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro s'est reflétée à la Conférence du désarmement à Genève. Vendredi, l'ambassadeur américain a protesté contre le siège occupé par un représentant du président que son pays ne reconnaît plus.

Devant les autres Etats membres, Robert Wood a appelé tous les «pays responsables» à exiger que celui-ci ne préside pas cette enceinte dans quelques mois. Les Etats-Unis doivent eux-mêmes prendre la tête de la conférence (CD) prochainement, avant d'être suivis dans ce mandat par le Venezuela.

Accusations

«Le régime Maduro est illégitime», a dit Robert Wood. Les Etats-Unis reconnaissent, comme des dizaines d'autres pays, le président autoproclamé Juan Guaido. Après la présidence syrienne l'année dernière, l'ambassadeur a estimé que des discussions pilotées par des proches de Nicolas Maduro affecteraient la crédibilité de la CD.

Il est aussi revenu sur les accusations vénézuéliennes contre les Etats-Unis qui cacheraient des armes biologiques dans l'assistance humanitaire bloquée à la frontière colombienne. Il les a considérées comme des «affirmations absurdes».

Médiation suisse

Après son discours, un désaccord a été observé entre l'actuelle présidence de l'enceinte et deux pays dont le Venezuela. Ces deux Etats ont ensuite délibérément fait du bruit pour empêcher Robert Wood de s'exprimer à nouveau lors de la réunion. L'ambassadeur a pu reprendre mais plus tard.

De son côté, la Suisse a expliqué à plusieurs reprises qu'elle était prête à oeuvrer en cas de médiation entre les camps de Nicolas Maduro et de Juan Guaido. Le Conseil fédéral ne reconnaît pas des gouvernements, mais des Etats.

(nxp/ats)