Attentats à Bruxelles

22 mars 2016 20:47; Act: 23.03.2016 14:52 Print

Les terroristes sont venus à l'aéroport en taxi

Les autorités recherchaient activement mardi soir l'un des auteurs présumés des attentats qui ont ensanglanté la capitale belge. Par ailleurs, une fratrie a été identifiée parmi les kamikazes.

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Deux semaines après les attentats meurtriers qui ont visé l'aéroport et le métro de Bruxelles, soixante-six blessés sont toujours hospitalisés, dont trente-sept aux soins intensifs. (Lundi 4 avril 2016) Une quarantaine de vols sous haute surveillance sont prévus au départ et à l'arrivée de l'aéroport international de Bruxelles. (Lundi 4 avril 2016) Un premier avion a décollé à l'aéroport de Bruxelles depuis les attentats, tout un symbole. (Dimanche 3 mars 2016) Le PDG de l'aéroport Zaventem, Arnaud Feist (centre) a confirmé la réouverture de l'aéroport de Zaventem, dès dimanche 3 avril. Le trafic reprendra très progressivement (3 vols dimanche) et probablement 40% des vols d'ici à l'été 2016. Des équipes du FBI se sont rendues en Belgique. Une opération policière était en cours jeudi à Courtrai, dans le nord-ouest de la Belgique, a déclaré le parquet fédéral belge. Elle est liée à Reda Kriket, un homme inculpé en France pour un projet d'attentat «imminent». (Jeudi 31 mars 2016) L'aéroport de Bruxelles-Zaventem a subi de gros dégâts dans les attentats. Sa réouverture a été reportée plusieurs fois et n'est pas prévue avant jeudi après-midi 31 mars. Des soldats armés devant la Gare Centrale, à Bruxelles. (Mardi 29 mars 2016). La garde à vue de Reda Kriket, principal suspect dans l'enquête sur un projet d'attentat déjoué en France, a été prolongée pour une dernière fois de 24 heures jusqu'à mercredi, une durée exceptionnelle, a annoncé mardi une source judiciaire. (Mardi 29 mars 2016) L'identité du 3e homme, portant un chapeau, de la vidéo de l'aéroport de Bruxelles, diffusée par la police, ne correspondrait pas à celle de Fayçal C. (28 mars 2016). La police fédérale belge a diffusé lundi sur son compte Twitter une vidéo de «l'homme au chapeau», afin de l'«identifier». (28 mars 2016) Les forces de police poursuivent le travail d'investigation, sur le lieu où a été arrêté le Français Anis B., à Rotterdam, dimanche. Ce dernier est soupçonné d'avoir été mandaté par Daech pour commettre un attentat avec Reda Kriket, arrêté jeudi en France. (28 mars 2016) Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dit son inquiétude face à la menace terroriste en Europe, évoquant une« grande urgence», et face à certaines lacunes sécuritaires relevées après les attentats de Bruxelles et de Paris. (27 mars 2016) Un Français suspecté de préparer un attentat terroriste a été arrêté dimanche à Rotterdam, aux Pays-Bas. Il sera remis prochainement aux autorités françaises. L'homme aurait des liens avec Reda Kriket, interpellé jeudi en France. (27 mars 2016) Le Premier ministre français l'assure: l'Euro 2016 de foot aura bel et bien lieu en France. Manuel Valls a évoqué dans l'émission «Stade 2», sur la chaîne France 2, le renforcement des mesures de sécurité, notamment dans les «fans zone». (27 mars 2016) Des militants d'extrême-droite ont fait irruption dimanche sur la place de la Bourse, à Bruxelles, troublant la tranquillité des personnes venues s'y recueillir en mémoire des victimes des attentats. Les forces anti-émeute sont intervenues pour les disperser. Il y a eu une dizaine d'interpellations. (27 mars 2016) Le ministre suisse de la Défense, Guy Parmelin, estime que «le terrorisme djihadiste, est malheureusement un fait qui va nous occuper à long terme» et que d'autres attentats comme ceux de Paris ou de Bruxelles sont vraisemblables. (27 mars 2016) La compagnie aérienne Swiss a annoncé qu'elle prolongeait de deux jours la suspension de tous ses vols vers Bruxelles, soit jusqu'à jeudi matin. (27 mars 2016) «Nous sommes aveugles et sourds», a dit le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet (image d'archives), qui appelle à un débat public sur la sécurité et les droits de la personnalité après les attentats de Bruxelles. (27 mars 2016) La justice belge a inculpé un second suspect interpellé à Bruxelles dans l'enquête sur un projet d'attentat déjoué jeudi en France. (27 mars 2016) Johnny Hallyday n'a pas annulé son concert à Bruxelles. Il s'y est produit, comme prévu, samedi soir. Le nom de sa tournée, «Rester vivant», semble faire écho aux slogans de solidarité lancé après les attentats. (26 mars 2013) A l'inverse de Johnny, Mariah Carey a préféré annuler sa venue dans la capitale belge. Son spectacle devait avoir lieu dimanche. (26 mars 2013) Le match amical entre l'Allemagne et l'Angleterre a débuté par une minute de silence en hommage aux victimes. (26 mars 2016). La place de la Bourse à Bruxelles s'est transformée en mémorial, où les gens se réunissent chaque jour depuis les attentats et y déposent bougies, fleurs et mots en hommage aux victimes. (26 mars 2013) Fayçal C., arrêté jeudi, a été inculpé pour «assassinats terroristes». L'homme se présente comme un journaliste indépendant, dans une vidéo mise en ligne en 2014 (image) où il dit défendre les droits de migrants musulmans placés en centre de rétention. La marche contre la peur qui était prévue ce dimanche à Bruxelles a été annulée, pour des raisons de sécurité. Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur et le maire de Bruxelles avaient lancé un appel aux citoyens, de ne pas se rendre à la manifestation. (26 mars 2016) Selon les médias belges, l'homme inculpé en Belgique samedi pourrait être le troisième homme de l'aéroport. L'aéroport de Bruxelles sera fermé jusqu'à lundi 28 mars inclus. (Samedi 26 mars 2016) Le secrétaire d'État américain John Kerry participait à une cérémonie à l'aéroport international de Bruxelles, vendredi 25 mars 2016. (Vendredi 25 mars 2016) Le secrétaire d'État américain John Kerry participait à une cérémonie à l'aéroport international de Bruxelles, vendredi 25 mars 2016. Deux américains ont été identifiés parmi les victimes, mais d'autres manques encore à l'appel. (Vendredi 25 mars 2016) Pour le moment, les victimes confirmées appartiennent à 11 nationalités différentes. Les attaques ont touché un aéroport mais aussi une cité très cosmopolite. (Image prétexte - hommages, à Bruxelles, le 23 mars 2016) Sur une image tirée d'une vidéo, des officiers pointent leurs armes sur un homme blessé à Bruxelles (Vendredi 25 mars) L'homme blessé est au sol à un arrêt de tram à Bruxelles (Vendredi 25 mars) La police utilise un robot de déminage lors de l'intervention à Schaerbeek dans la capitale belge. (Vendredi 25 mars) Une opération antiterroriste était en cours vendredi en début d'après-midi dans la commune de Schaerbeek à Bruxelles (Vendredi 25 mars) Les enquêteurs sont sur la trace d'un nouveau suspect. D'après les médias belges, il s'agit de Naïm Al Hamed, un Syrien de 28 ans. Selon BFMTV, Abdelslam a dit aux enquêteurs belges avoir renoncé à se faire exploser à Paris. (Vendredi 25 mars 2016) Les frères El Bakraoui figuraient dans les fichiers anti-terroristes américains. (Vendredi 25 mars 2016) Six personnes ont été arrêtées jeudi soir à Bruxelles par la police dans le cadre de l'enquête sur les attentats. (Jeudi 24 mars 2016) Il est désormais établi que les trois kamikazes identifiés sur les sites des attentats (Ibrahim El Bakraoui, Khalid El Bakraoui et Najim Laachraoui) sont directement liés aux attentats de Paris. Deux suspects non identifiés sont en fuite et «activement recherchés». (Jeudi 24 mars 2016) La Haye a confirmé que le Belge Ibrahim El Bakraoui, qui s'est fait exploser mardi à l'aéroport de Bruxelles, avait été intercepté en juillet par la Turquie à la frontière syrienne puis expulsé vers les Pays-Bas, sans réaction apparente des autorités belges. (Jeudi 24 mars 2016) Le gouvernement belge (ci-dessus, le premier ministre Charles Michel) a reconnu des «erreurs» dans la lutte contre le terrorisme, refusant toutefois la démission de deux de ses ministres de l'Intérieur et de la Justice, Jan Jambon et Koen Geens, sous pression. (Jeudi 24 mars 2016) Lors d'une réunion d'urgence des ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'UE - à laquelle l'ambassadeur de la Suisse auprès de l'UE Robert Balzaretti a participé - le vice-président de la Commission Frans Timmermans a prôné la coopération européenne en matière de renseignement. (Jeudi 24 mars 2016) Les hommages ont continué toute la journée. L'identification des 31 morts, selon un bilan toujours provisoire, s'avère difficile. 121 personnes sont toujours hospitalisées, dont 61 en soins intensifs. (Jeudi 24 mars 2016) Les médecins de l'hôpital de Louvain montrent les fragments qu'ils ont dû retirer des victimes des attentats. (Jeudi 24 mars 2016) Les médecins de l'hôpital de Louvain montrent les fragments qu'ils ont dû retirer des victimes des attentats. (Jeudi 24 mars 2016) Le roi et la reine de Belgique ont participé à un hommage rendu jeudi aux victimes des attentats. (Jeudi 24 mars 2016) Un faux portrait robot du deuxième suspect recherché a circulé dans les médias. (Jeudi 24 mars 2016) Trois kamikazes des attentats de Bruxelles, tous liés aux attentats de Paris, ont été identifiés mercredi alors que les Belges rendaient un émouvant hommage aux victimes des attaques. (Mercredi 23 mars 2016) Des personnes sont toujours rassemblées dans le centre de Bruxelles. (Mercredi 23 mars 2016) De longues files d'attente se sont formées devant les gares bruxelloises en raison des contrôles de sécurité avant d'y entrer. (Mercredi 23 mars 2016) Le Département fédéral des affaires étrangères a annoncé qu'aucun ressortissant suisse ne figurait parmi les victimes des attentats de Bruxelles. (Mercredi 23 mars 2016) La maire de Paris Anne Hidalgo et le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur se sont rendus sur la Place de la Bourse dans le centre de la ville. (Mercredi 23 mars 2016) Manuel Valls et Jean-Claude Juncker ont donné une conférence de presse commune. (Mercredi 23 mars 2016) Le premier ministre français Manuel Valls, le premier ministre belge Charles Michel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. En arrière-plan, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini ont rendu hommage aux victimes au métro de Maalbeek. (Mercredi 23 mars 2016) Le suspect arrêté à Bruxelles mercredi n'est pas Najim Laachraoui, rapportent les médias belges. Un suspect a bien été arrêté, rapporte la «Libre Belgique», mais il ne s'agit pas de l'homme recherché dans l'enquête sur les attentats de mardi à Bruxelles et ceux du 13 novembre à Paris. (Mercredi 23 mars 2016) Les Belges ont observé mercredi à midi une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de la veille. Plusieurs milliers de personnes étaient notamment rassemblées Place de la Bourse, au centre-ville de Bruxelles. (Mercredi 23 mars 2016) Des centaines de personnes sont venus déposer des messages et des fleurs dans le centre de la capitale belge. (Mercredi 23 mars 2016) Selon la presse belge, les deux kamikazes de l'attaque terroriste sont des frères recherchés par la police, l'un pour terrorisme, l'autre pour une peine à exécuter. Khalid et Brahim El Bakraoui ont 27 et 30 ans. (Mercredi 23 mars 2016) A Genève-Cointrin (photo), toutes les liaisons vers ou de Bruxelles sont annulées. A Zurich, cinq vols sont supprimés, a indiqué un porte-parole de l'aéroport. A Bâle-Mulhouse, tous les vols de Swiss et d'EasyJet sont également supprimés. (23 mars 2016) Les bombes qui ont explosé à l'aéroport de Bruxelles étaient contenues dans les valises, selon une source officielle. (Mardi 22 mars 2016) La place de la Bourse à Bruxelles s'est transformée en mémorial. (22 mars 2016) La police belge a lancé une chasse à l'homme pour retrouver l'un des auteurs présumés des attentats coordonnés qui ont frappé mardi l'aéroport et le métro de Bruxelles. (22 mars 2016) La sécurité a été renforcée dans la capitale belge, alors que le trafic reprenait dans le pays peu à peu (22 mars 2016) Dans le centre de Bruxelles, des personnes sont venues déposer des bougies et des fleurs. Les couleurs du drapeau belge ont été projetées sur la fontaine de Trevi à Rome. La porte de Brandebourg à Berlin illuminée aux couleurs du drapeau belge. En hommage aux victimes, la Tour Eiffel s'est parée de noir, jaune et rouge. Le roi Philippe de Belgique s'est adressé à la télévision belge. Le 22 mars «ne sera plus jamais une journée comme les autres», a-t-il déclaré. Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué dans un communiqué mis en ligne en arabe et en français les attentats de Bruxelles qui ont fait mardi une trentaine de morts et plus de 200 blessés. «Une cellule secrète des soldats du califat (...) s'est élancée en direction de la Belgique croisée», affirme le texte accusant ce pays de n'avoir «cessé de combattre l'islam et les musulmans». (22 mars 2016) Plusieurs dizaines de personnes se sont rendues sur la place de la Bourse en solidarité avec les victimes. Des messages dessinés à la craie, des bougies et des fleurs recouvrent cette place de Bruxelles. Des touristes et des habitants de Bruxelles sont réunis sur la place de la Bourse pour rendre hommage aux victimes. Cette image, captée par la vidéo-surveillance, a été diffusée par les autorités belges. On y voit trois hommes poussant des chariots à bagages. Ce sont des «suspects» des attentats qui ont fait au moins 14 morts à l'aéroport de Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) Des soldats belges patrouillent devant le siège des institutions européennes. (Mardi 22 mars 2016) Une image postée sur Twitter montre les passagers quitter le métro entre Arts-Lois et Maelbeek après une explosion.(Mardi 22 mars 2016) La police genevoise a annoncé que le dispositif sécuritaire avait été renforcé sur plusieurs sites sensibles. Le niveau de vigilance reste pour le moment inchangé. (Mardi 22 mars 2016) Les drapeaux sont en berne au siège de plusieurs institutions de l'Union européenne. (Mardi 22 mars 2016) Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, a déclaré très émue qu'il s'agissait d'un «jour très triste pour l'Europe» lors d'une conférence de presse à Amman. (Mardi 22 mars 2016) Des membres de la Garde Nationale patrouillent à New York après les attentats à Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) La fumée dans l'aéroport de Bruxelles Zaventem après l'explosion mardi matin. (Mardi 22 mars 2016) «Nous redoutions un attentat et c'est arrivé», a dit le premier ministre belge Charles Michel (deuxième en partant de la droite) lors d'une conférence de presse. (Mardi 22 mars 2016) Un homme blessé à la jambe à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les officiers de police allemands patrouillent à l'aéroport de Francfort. Les voisins de la Belgique renforcent leur sécurité. (Mardi 22 mars 2016) Les officiers de police belges patrouillent à la Gare du Midi à Bruxelles. Les voisins de la Belgique renforcent leur sécurité. (Mardi 22 mars 2016) Des soldats français patrouillent Gare De Lyon, à Paris. Les voisins de la Belgique renforcent leur sécurité. (Mardi 22 mars 2016) A l'aéroport de Genève-Cointrin, les vols vers Bruxelles sont annulés.(Mardi 22 mars 2016) Une femme blessée quitte la scène de l'horreur à l'aéroport de Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) De nouvelles images sur les dommages créés par les deux déflagrations survenues à l'aéroport de Bruxelles nous parviennent. (Mardi 22 mars 2016) De nouvelles images sur les dommages créés par les deux déflagrations survenues à l'aéroport de Bruxelles nous parviennent. (Mardi 22 mars 2016) De nouvelles images sur les dommages créés par les deux déflagrations survenues à l'aéroport de Bruxelles nous parviennent. (Mardi 22 mars 2016) De nouvelles images sur les dommages créés par les deux déflagrations survenues à l'aéroport de Bruxelles nous parviennent. (Mardi 22 mars 2016) Une image postée sur Twitter montre les passagers quitter le métro entre Arts-Lois et Maelbeek après une explosion. (Mardi 22 mars 2016) Les secours et la police sont rue de la loi, après une explosion à la station de métro Maelbeek. (Mardi 22 mars 2016) Les secours prennent en charge des personnes blessées sur le trottoir à la station de métro de Maelbeek. (Mardi 22 mars 2016) Une femme est évacuée par une ambulance après une explosion dans une station de métro. (Mardi 22 mars 2016) La tristesse des personnes évacuées après les attentats de Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) Les policiers font des contrôles à l'aéroport de Fiumicino, près de Rome, après les attentats à Bruxelles. Le premier ministre français Manuel Valls est arrivé à l'Elysée à 10 heures pour une réunion de crise, après les attentats à Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) Le personnel de l'aéroport est évacué à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Une image tirée d'une vidéo montre les secours aidant une personne après une explosion dans une station de métro. (Mardi 22 mars 2016) Les passagers et le personnel de l'aéroport sont évacués à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Les passagers et le personnel de l'aéroport sont évacués à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les passagers et le personnel de l'aéroport sont évacués à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les dégâts sont considérables à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les fenêtres ont explosé suites aux explosions à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Les fenêtres ont explosé suites aux explosions à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les secours arrivent sur place à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. De la fumée s'échappe de la station de métro Maelbeek après une explosion. Les dégâts sont considérables à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Deux explosions ont frappé l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem mardi matin. Des blessés à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Les passagers et le personnel sont évacués sur un parking près de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Deux explosions ont frappé l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem mardi matin. (Mardi 22 mars 2016) La déflagration a entraîné l'effondrement du plafond du hall de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) La déflagration a entraîné l'effondrement du plafond du hall de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016)

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La police belge a lancé une chasse à l'homme pour retrouver l'un des auteurs présumés des attentats coordonnés qui ont frappé mardi l'aéroport et le métro de Bruxelles, attaques revendiquées par l'Etat islamique qui ont fait une trentaine de morts et plus de 200 blessés.

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Ces attentats, qui ont frappé mardi matin à l'heure de pointe une capitale belge jusqu'ici plutôt considérée comme un sanctuaire par les djihadistes , ont donné lieu à des scènes d'horreur et de panique à l'aéroport international et dans le quartier des institutions européennes, réminiscentes des attentats de Madrid en 2004, Londres en 2005 ou Paris en 2015.

Mercredi matin, la RTBF a publié l'identité de deux frères identifiés parmi les kamikazes de l'attentat de l'aéroport de Zaventem. Deux frères, Khalid et Brahim El-Bakraoui, connus des services de police pour grand banditisme mais non pour des faits de terrorisme, ont été identifiés comme les kamikazes de l'aéroport de Bruxelles.

L'un des deux, Khalid, avait loué sous une fausse identité l'habitation du 60 rue du Dries à Forest, où avait éclaté une fusillade avec la police le 15 mars dernier, ajoute la RTBF. Cette fusillade, survenue lors d'une perquisition de routine, avait abouti à la capture de Salah Abdeslam, trois jours plus tard à Molenbeek, autre commune de l'agglomération bruxelloise. La police belge a diffusé mercredi des appels à témoins concernant les deux hommes soupçonnés. Sur son compte twitter, elle pose cette question: «#terrorisme: qui reconnait cet homme ?» et montre trois photos de chacun de ces hommes vêtus de couleur sombre, en plus au moins gros plan, poussant un chariot à bagage.

Un des deux frères aurait également loué, sous une fausse identité, un appartement à Charleroi (sud) d'où sont partis les auteurs des attentats de Paris du 13 novembre juste avant de les commettre.




Ces deux hommes étaient accompagnés par un troisième, portant veste et chemise claires, des lunettes sous un chapeau noir. Un avis de recherche a été lancé mardi pour ce dernier, et une chasse à l'homme lancée.

Bombes dans les valises

Les dirigeants des 28 pays de l'UE ont dénoncé une attaque contre «notre société ouverte et démocratique». «C'est toute l'Europe qui est frappée», a déclaré le président français François Hollande, tandis que le président américain Barack Obama appelait le monde à «s'unir» face au terrorisme.

La Tour Eiffel, le World Trade Center et la porte de Brandebourg se sont mises aux couleurs belges. Et l'image de Tintin en pleurs est devenu le symbole de la Belgique en deuil sur les réseaux sociaux.

Les autorités ont diffusé des images de vidéo-surveillance montrant trois hommes poussant des chariots à bagages, suspects présumés des attentats qui ont frappé vers 07H00 GMT l'aéroport de Bruxelles-Zaventem.

Le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw a déclaré que deux d'entre eux avaient «probablement commis un attentat suicide», et étaient donc probablement morts. Le troisième - portant veste et chemise claires, des lunettes sous un chapeau noir et pour lequel un avis de recherche a été lancé, est «activement recherché», a ajouté le procureur.

Les terroristes n'ont pas laissé le chauffeur manipuler leurs valises

«Ils sont venus en taxi (...), leurs bombes étaient dans les valises. Ils ont mis leurs valises dans des chariots. Les deux premières bombes ont explosé», a indiqué à l'AFP le maire de la commune de Zaventem, Francis Vermeiren. «Le troisième a aussi mis sa valise sur un chariot mais il a dû paniquer, elle n'a pas explosé» a-t-il ajouté. M. Van Leeuw avait précisé plus tôt qu'une troisième bombe n'avait effectivement pas explosé.

La RTBF assure que les images de vidéosurveillance confirment les informations du bourgmestre de la commune. Les présumés terroristes ont transporté leurs bagages, contenant des explosifs, sur des chariots avant de se séparer dans le hall des départs. On y voit également l'un des suspects abandonner son chariot avant de prendre la fuite en courant. Le bagage laissé seul a été neutralisé par les services de déminage.

Autre détail livré par la télévision publique belge, les terroristes n'ont pas laissé le chauffeur de taxi en question manipuler leurs valises lorsqu'il les a laissé au niveau des départs de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. C'est à la suite des attentats que l'homme a signalé ses comportements suspects à la police, permettant aux enquêteurs de retrouver l'adresse d'un des présumés terroristes.

Le parquet fédéral a précisé que des perquisitions étaient en cours «en plusieurs endroits du pays», notamment dans la commune bruxelloise de Schaerbeek, où ont été découverts un engin explosif et un drapeau de l'EI, selon le parquet. Les opérations se poursuivaient en soirée dans ce quartier.

L'EI revendique

L'Etat islamique a revendiqué officiellement ces attaques, les plus sanglantes jamais commises dans la capitale de la Belgique et de l'Europe, montrant que ses réseaux restent capables de monter des opérations meurtrières.

«Une cellule secrète des soldats du califat (...) s'est élancée en direction de la Belgique croisée», affirme le communiqué, accusant ce pays de n'avoir «cessé de combattre l'islam et les musulmans».

Ces attentats surviennent quatre jours après la capture à Bruxelles du Français Salah Abdeslam, seul survivant parmi les commandos des attentats du 13 novembre à Paris (130 morts), qui est incarcéré à Bruges avant son transfèrement demandé par la France. Un de ses complices présumés, Najim Laachraoui, est recherché par les polices française et belge. Le procureur fédéral a cependant souligné qu'«il était encore trop tôt pour établir un lien avec les attentats de Paris».

Tôt mardi matin

Selon des témoins, tout a commencé mardi à Zaventem vers 08H00 (07H00 GMT) avec des tirs entendus dans le hall des départs de l'aéroport, près des comptoirs d'enregistrement, juste avant qu'un homme ne lance des cris en arabe et que deux explosions retentissent.

«Un monsieur a crié en arabe (...) quelques mots et j'ai entendu une grosse déflagration», a témoigné Alphonse Lyoura, employé de la sécurité des bagages. C'était «une panique générale» et «beaucoup de personnes ont perdu des jambes», a déclaré à l'AFP un homme qui se trouvait à cinq mètres de l'explosion qui a éventré l'aérogare.

Explosion dans le métro

Une heure après ces attaques, qui ont fait 14 morts et 96 blessés selon les pompiers, un second attentat soufflait une rame de métro à la station Maelbeek, toute proche des institutions européennes. Il a fait «entre 15 et 20 morts» et une centaine de blessés, selon les pompiers. Une photo de la chaîne publique RTBF montrait une rame éventrée, sièges déchiquetés et parois calcinées.

Un rescapé interrogé par la radio Bel-RTL a expliqué que son wagon avait été évacué par le conducteur dans le noir et que les voyageurs avaient marché dans le tunnel en file indienne avant de sortir à la station suivante, complètement enfumée.

«J'ai entendu des gens crier +Sortez, sortez+, des gens couraient», a raconté à l'AFP un homme d'affaires qui a voulu garder l'anonymat. «Dehors, j'ai vu des gens assis, du sang sur le visage... De la fumée sortait du métro».

«Nous redoutions un attentat et c'est arrivé», a réagi le Premier ministre Charles Michel, évoquant un «moment noir» pour le pays. Il s'est rendu dans la soirée place de la Bourse, devenue le lieu de recueillement des Bruxellois, venus par centaines déposer fleurs et bougies.

«Ce 22 mars ne sera plus jamais une journée comme les autres», a déclaré à la télévision le roi des Belges, Philippe. Le gouvernement belge a décrété un deuil national de trois jours.

Multiples nationalités

En attendant un bilan définitif, on savait simplement que de multiples nationalités avaient été touchées, avec parmi les blessés quatre Américains, deux Britanniques et huit Français.

L'alerte antiterroriste a été relevée dans toute la Belgique au niveau 4, son niveau maximal, et l'aéroport de Bruxelles restera fermé mercredi. La sécurité autour des institutions européennes à Bruxelles et Strasbourg, ainsi qu'autour des centrales nucléaires belges, a été renforcée.

Tous les transports en commun bruxellois ont été suspendus plusieurs heures, ainsi que les trains internationaux Thalys et Eurostar, même si la situation revenait progressivement à la normale en soirée.

La sécurité a été renforcée dans les grands aéroports européens et américains. La France a annoncé 1600 policiers et gendarmes supplémentaires, aux frontières et dans les transports, et son Premier ministre, Manuel Valls, était attendu mercredi à Bruxelles. Au Royaume-Uni, la police renforçait sa présence «dans les endroits névralgiques».

(nxp/20 minutes/afp)