Bilan du séisme et du tsunami

24 mars 2011 14:29; Act: 24.03.2011 17:00 Print

Les travaux reprennent à Fukushima

Le séisme et le tsunami destructeur qui l'a suivi le 11 mars dernier ont fait un total de plus de 27'000 morts et disparus dans le nord-est du Japon.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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Après une journée de suspension due à un dégagement de fumée inexpliqué, les travaux ont repris jeudi au réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire de Fukushima. Deux ouvriers du site ont été irradiés alors que sur le front humanitaire, l'eau minérale fait défaut à Tokyo, à 250 km au sud de cette ville.

Les 300 techniciens à l'oeuvre sur le site endommagé par le séisme du 11 mars, qui a fait près de 26.000 tués et disparus dans le nord du Japon, sont parvenus récemment à connecter les six réacteurs au réseau électrique et ont pu remettre en marche l'une des pompes qui assurent leur refroidissement.

L'opérateur privé TEPCO s'efforce d'éviter la surchauffe du combustible nucléaire qui pourrait entraîner une fusion du coeur des réacteurs et des rejets radioactifs dramatiques. Selon la firme, la situation se stabilise à la centrale.

Trois des techniciens au travail sur le site, qui font tous figure de héros nationaux, ont été irradiés jeudi et deux ont dû être hospitalisés pour des brûlures, a rapporté l'agence de sûreté nucléaire.

Pas d'eau du robinet aux nourrissons

A Tokyo, les autorités ont déconseillé de donner de l'eau du robinet aux nourrissons de moins d'un an en raison de la présence d'iode radioactif.

Les radiations décelées dans l'eau courante, qui se sont révélées supérieures aux normes à deux reprises cette semaine, sont toutefois retombées jeudi sous le seuil de sécurité, a rapporté l'agence Kyodo.

Les autorités de la capitale ont promis de puiser dans les stocks disponibles et de mettre près de 250.000 bouteilles à disposition dans les communes autour de Tokyo.

La firme Asia Brewery a offert 700.000 bouteilles de 35 cl et une première livraison de 70.000 devait être assurée jeudi par la compagnie Philippines Airlines.

Réduction des importations pour certains pays

Une radioactivité supérieure à la normale a également été décelée dans du lait et des légumes venant de la région de Fukushima. Après Hong Kong et les Etats-Unis, Singapour et l'Australie ont réduit leurs importations de produits alimentaires issus de cette région. La Russie a également pris des mesures. Les inspections sanitaires ont par ailleurs été renforcées au Canada.

Et des traces de contamination au césium radioactif 1,8 fois supérieures à la normale ont été détectées sur des légumes verts cultivés dans un laboratoire de recherche de Tokyo, a rapporté Kyodo qui cite la municipalité.

La crainte des radiations pourrait par ailleurs dissuader les capitaines de plusieurs navires marchands d'accoster dans le port de Tokyo, selon un représentant du secteur.

Le ministère de la Santé a aussi renforcé les contrôles sur les poissons et mollusques pêchés le long des côtes, après la détection de radioactivité dans l'eau de mer près de la centrale.

Baisse du prix des coquillages

Le prix de certains produits de la mer, comme les coquillages, a baissé à Tsukiji, le plus grand marché aux poissons du monde, dans la baie de Tokyo. Les oursins se vendaient à 50% du prix habituel.

Le prix des algues, indispensables dans les soupes et les salades, devrait augmenter car les grossistes vont aller s'approvisionner ailleurs.

Des particules radioactives ont été décelées jusqu'en Islande, mais les autorités japonaises assurent que les doses ne sont pas dangereuses pour les adultes.

Sur le versant économique de la crise, le gouverneur de la Banque du Japon a jugé la situation grave.

Un coût de 310 milliards de dollars

Les dégâts ont été évalués à 310 milliards de dollars, ce qui fait du séisme du 11 mars la catastrophe la plus coûteuse de l'histoire, loin devant le tremblement de terre de Kobé, en 1995, et l'ouragan Katrina, qui a dévasté La Nouvelle-Orléans en 2005.

Le bilan humain s'élève à 9523 tués et 16.094 disparus. Dans le Nord, où les sauveteurs continuent à fouiller les décombres, 250.000 sinistrés sont toujours hébergés dans des centres d'accueil. Malgré les souffrances, le sentiment que la page la plus noire est désormais tournée s'impose peu à peu.

Après le dénuement des premiers jours, l'aide afflue désormais en quantité. L'eau, l'électricité et le téléphone ont été rétablis. Des services postaux et bancaires itinérants y ont été organisés.

(afp)