Royaume-Uni

02 décembre 2019 13:52; Act: 02.12.2019 14:03 Print

Londres rend hommage aux victimes de l'attentat

Le Premier ministre, le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn et le maire de Londres Sadiq Khan ont observé une minute de silence en mémoire aux victimes.

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Le maire de Londres Sadiq Khan, le Premier ministre Boris Johnson et le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn ont observé une minute de silence à 11h00 au début d'une cérémonie dans le centre de la capitale britannique. (Lundi 2 décembre 2019) L'homme qui a tué deux personnes au couteau, âgé de 28 ans, était un ex-prisonnier condamné pour terrorisme, a annoncé samedi le chef de l'antiterrorisme britannique, Neil Basu. L'homme qui a tué deux personnes au couteau était connu de la police et il était lié à des «groupes terroristes islamistes», selon l'agence de presse Press Association citant une source sécuritaire. (Vendredi 29 novembre 2019) L'attaque considérée comme terroriste a fait deux morts, selon la police britannique. (Vendredi 29 novembre 2019) Le suspect de l'attaque terroriste survenue vendredi à London Bridge a été tué par balles par les forces de l'ordre. Il portait un engin explosif factice, a annoncé la police. (29 novembre 2019) Selon le maire de Londres, l'attaque a fait des blessés graves. (29 novembre 2019) La police scientifique sur les lieux de l'attaque qui a fait plusieurs blessés. (Londres, 29 novembre 2019) Un homme a blessé plusieurs passants à l'arme blanche ce vendredi à London Bridge. Il a été abattu. (Londres, 29 novembre 2019) L'attaque survenue vendredi à Londres est traitée «par précaution» comme un incident «terroriste», a fait savoir la police de Londres. (29 novembre 2019) La police avait précédemment indiqué traiter «un incident» à London Bridge, où un journaliste de la BBC a dit avoir entendu des coups de feu et vu un homme mis à terre par les forces de l'ordre. (Londres, 29 novembre 2019) Un important dispositif policier était déployé vendredi après-midi sur place, empêchant aux passants de s'approcher à moins de 100 mètres du pont, où une dizaine de bus étaient complètement immobilisés. (Londres, 29 novembre 2019) Trois bateaux des forces de l'ordre stationnaient sous le pont et de nombreuses ambulances étaient sur les lieux. (Londres, 29 novembre 2019) Plusieurs personnes ont été blessées vendredi à Londres lors d'une attaque à l'arme blanche à London Bridge. (29 novembre 2019) Plusieurs personnes ont été blessées vendredi à Londres lors d'une attaque à l'arme blanche à London Bridge. (29 novembre 2019)

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Un hommage était rendu lundi aux victimes de l'attentat de London Bridge. Ce grave incident a conduit le gouvernement de Boris Johnson, en pleine campagne électorale, à réexaminer la libération anticipée de dizaines de condamnés pour terrorisme.

Trois jours après l'attaque revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique, qui a fait deux morts et trois blessés, le Premier ministre, le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn et le maire de Londres Sadiq Khan ont observé une minute de silence à 11h00 au début d'une cérémonie dans le centre de la capitale britannique.

Jack Merritt, 25 ans et Saskia Jones, 23 ans, ont été mortellement poignardés vendredi par Usman Khan lors d'une conférence sur un programme de réinsertion de détenus auquel il prenait part.

Les deux victimes, diplômés de l'Université de Cambridge, participaient à un programme de formation de son institut de criminologie qui met en relation étudiants et prisonniers en vue notamment de la réhabilitation de ces derniers. Jack Merritt participait comme «coordinateur», Saskia Jones en tant que «volontaire», selon la police.

«Généreuse au point de toujours vouloir voir le meilleur chez les gens» selon sa famille, Saskia Jones avait récemment posé sa candidature pour entrer dans la police. Elle voulait «se spécialiser dans le soutien aux victimes».

Originaire de Cottenham, près de Cambridge (est de l'Angleterre), «Jack vivait selon ses principes, il croyait à la rédemption et à la réhabilitation, pas à la vengeance, et il prenait toujours parti pour les plus faibles», a commenté sa famille dans un communiqué.

Le jeune homme «ne voudrait pas que cet événement terrible et isolé soit utilisé comme prétexte par le gouvernement pour introduire des peines encore plus draconiennes pour les prisonniers ou pour maintenir en prison des gens plus longtemps que nécessaire», a ajouté sa famille.

Ces déclarations ont fait écho à celles du Premier ministre Boris Johnson. Ce dernier a promis, en pleine campagne pour les élections anticipées du 12 décembre, des peines plancher et la fin des libérations anticipées pour les auteurs d'infractions terroristes, s'attirant des accusations de récupération politique.

«Héros»

Certains médias britanniques rappelaient qu'en 2017, après un premier attentat à London Bridge qui avait fait huit morts, la Première ministre de l'époque, Theresa May, déjà dans un contexte de campagne électorale, avait vu son avance dans les sondages s'effriter. Elle avait subi les attaques de l'opposition travailliste sur les suppressions de postes massives dans la police.

L'auteur de l'attaque de vendredi, Usman Khan, âgé de 28 ans, avait bénéficié d'une libération conditionnelle en 2018, six ans après sa condamnation pour des infractions terroristes.

Il a été abattu par la police sur le pont qui enjambe la Tamise après avoir été pourchassé par de simples citoyens qualifiés de «héros». Selon les enquêteurs, l'assaillant a agi seul. A la suite de cet attentat, Boris Johnson a annoncé l'examen d'«environ 74» condamnés pour terrorisme qui ont bénéficié d'une libération anticipée.

Nouvelle arrestation

Dans ce cadre, un homme de 34 ans a été arrêté à Stoke-on-Trent (centre). Il est «suspecté de préparer des actes terroristes» et d'avoir «violé les conditions de sa libération», mais «rien ne suggère qu'(il) était impliqué» dans l'attentat de London Bridge et il ne présentait «pas un risque immédiat pour la sécurité du public», a précisé la police des West Midlands.

D'après la presse britannique, il s'agit de Nazam Hussain, condamné avec l'assaillant Usman Khan pour des infractions terroristes en 2012.

La police antiterroriste a également annoncé l'arrestation d'un jeune homme de 23 ans dimanche dans le nord de Londres, sans lien avec l'attentat de vendredi.

(nxp/ats)