Brexit

22 février 2020 23:36; Act: 22.02.2020 23:36 Print

Macron doute d'un accord global en 2020

Le président français estime que les pourparlers sur la pêche entre l'UE et Londres compliquent la possibilité d'un accord rapide.

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L'équivalent de plus de 4 milliards de francs ont été dépensées par le Royaume-Uni entre juin 2016 et mars 2020 pour se préparer au Brexit. (Jeudi 5 mars 2020) La délégation britannique est menée par , un des très rares hauts diplomates à croire dur comme fer au Brexit. (Lundi 2 mars 2020) La secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes s'est dit vendredi à Londres confiante: selon elle, un accord sur la future relation entre le Royaume-uni et l'UE est possible. (Vendredi 28 février 2020) Le gouvernement britannique a exclu jeudi de s'aligner sur les règles communautaires, comme le souhaite l'Union européenne en échange d'un accord de libre-échange avantageux. (Jeudi 27 février 2020) Emmanuel Macron a mis en doute la possibilité d'un «accord global d'ici la fin de l'année» entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, évoquant notamment les tractations tendues sur la pêche. (Samedi 22 février 2020) Le Royaume-Uni entend négocier avec Bruxelles un accord de libre-échange «d'égal à égal» et n'acceptera pas que l'Union européenne et Michel Barnier (photo) contreviennent à sa liberté de fixer ses propres règles, a prévenu lundi le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost. (Mardi 18 février 2020) Le Chancelier de l'Echiquier a claqué la porte du gouvernement de Boris Johnson. (Jeudi 13 février 2020) Le Royaume-Uni ne fera aucune «concurrence déloyale» à l'Union européenne comme le craignent les Européens après le Brexit, a assuré le Premier ministre britannique Boris Johnson en exposant sa vision de la future relation de son pays avec les 27. (Lundi 3 février 2020) Le leader de l'UKIP Nigel Farage, tout à sa joie lors de la célébration londonienne du Brexit. (Vendredi 31 janvier 2020) Un compte à rebours pour marquer l'arrivée du Brexit était projeté sur la façade du 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre britannique. (Vendredi 31 janvier 2020) C'est le 31 janvier à 23 heures, que le Royaume-Uni a formellement quitté l'Union européenne. (Vendredi 31 janvier 2020) Les Brexiters espèrent que le pays «reprenne le contrôle» de ses lois, de sa politique migratoire et de son argent, comme l'a promis le Premier ministre Boris Johnson. (Vendredi 31 janvier 2020) Projections sur les falaises de Douvres à l'occasion de l'officialisation du divorce du Royaume-Uni et de l'Union européenne. (Vendredi 31 janvier 2020) Après des années de déchirements, le Royaume-Uni va enfin divorcer pour de bon de l'Union européenne ce vendredi. (31 janvier 2020) La transition négociée entre Bruxelles et Londres prévoit que les accords bilatéraux entre la Suisse et l'UE seront encore valables. Rien ne changera donc pour les citoyens et les entreprises suisses jusqu'au 31 décembre 2020. (Mercredi 29 janvier 2020) Le Royaume-Uni aborde une semaine historique pour devenir le 31 janvier le premier pays à quitter l'Union européenne, après trois ans et demi d'une séparation difficile. Les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen ont signé l'accord de Brexit approuvé par le Royaume-Uni. Cette étape ouvre la voie à sa ratification par le Parlement européen. (Vendredi 24 janvier 2020) Les Etats-Unis espèrent conclure «cette année» un accord commercial avec le Royaume-Uni, dans la foulée du Brexit, a dit à Davos le secrétaire américain au Trésor . Les députés britanniques ont donné jeudi leur approbation finale au texte qui permettra au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne le 31 janvier. (Jeudi 9 janvier 2020) La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré mercredi s'attendre à des discussions «dures» avec le Royaume-Uni sur la relation post-Brexit. (Mercredi 8 janvier 2019) Le Premier ministre britannique Boris Johnson veut interdire légalement toute extension au-delà de 2020 de la période de transition suivant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 janvier. (Mardi 17 décembre 2019) Le Premier ministre britannique Boris Johnson a remporté la majorité au Parlement britannique, son parti conservateur ayant franchi le seuil des 326 sièges gagnés sur les 650 de la Chambre des communes, selon les résultats officiels publiés vendredi. (Vendredi 13 décembre 2019) Le chef de file de l'opposition britannique, Jeremy Corbyn, a annoncé tôt vendredi qu'il ne conduira pas les travaillistes aux prochaines élections, après la lourde défaite de jeudi. (Vendredi 13 décembre 2019) Les conservateurs décrochent une très confortable majorité de 368 sièges sur 650, contre 317 lors du précédent scrutin en 2017, selon le sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote par l'institut Ipsos/MORI. (Vendredi 13 décembre 2019) Le Parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson a obtenu une majorité écrasante lors des législatives britanniques, selon un sondage de sortie des urnes. (Jeudi 12 décembre 2019) Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 7h (8h en Suisse) dans un pays embourbé dans le Brexit depuis le référendum de 2016. (12 décembre 2019) Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 7h (8h en Suisse) dans un pays embourbé dans le Brexit depuis le référendum de 2016. (12 décembre 2019) Elections fatidiques pour le Brexit au Royaume-Uni. (12 décembre 2019) Jeremy Corbyn et sa femme ont voté ce jeudi matin. (12 décembre 2019) Boris Johnson a voté ce matin. (12 décembre 2019) «Réalisons le Brexit!» Boris Johnson, 55 ans, l'a répété comme un mantra tout au long d'une campagne sans relief. «Donnez-moi une majorité et je finirai ce que nous avons commencé - ce que vous nous avez ordonné de faire - il y a trois ans et demi», a-t-il promis. (12 décembre 2019)

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Emmanuel Macron a mis en doute la possibilité d'un «accord global d'ici la fin de l'année» entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, évoquant notamment les tractations tendues sur la pêche, samedi au terme d'une visite de près de treize heures au Salon de l'Agriculture.

Interpellé lors de sa déambulation sur moult sujets brûlants - retraites, Politique agricole commune (PAC), pesticides, «gilets jaunes», accords commerciaux internationaux, «agribashing» - le chef de l'État a conclu sa visite par une rencontre avec des représentants des pêcheurs français, inquiets que le Brexit les prive d'une large part de leur gagne-pain.

«Je ne suis pas sûr qu'on aura un accord global d'ici la fin de l'année. De toute façon, ça va se tendre car ils (les Britanniques) sont très durs». Le Premier ministre «Boris Johnson a une carte en main, c'est la pêche, et avec ça, il va essayer d'obtenir l'accès au marché» européen, a déclaré Emmanuel Macron.

«Rien lâché» à Bruxelles

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier et doit négocier d'ici la fin de l'année avec elle un accord de libre-échange, qui réglementera entre autres l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques et vice-versa, au 30 juin pour une application au 1er janvier 2021.

«Macron a dit on aura un accord partiel, parce que tous les sujets ne pourront pas être traités, mais sur la pêche ce sera traité», a rapporté à l'AFP un participant à l'issue de la rencontre.

Dès l'ouverture du Salon, qui se tient jusqu'au 1er mars à Paris, Emmanuel Macron avait cherché à rassurer des agriculteurs inquiets qui lui réclamaient des «messages forts», alors que leur profession est bousculée par des controverses environnementales, et que pesait l'échec, la veille, de négociations européennes cruciales pour les agriculteurs.

Un agriculteur l'a remercié de n'avoir «rien lâché» vendredi: le chef de l'État est revenu de Bruxelles - où se négociait le budget de l'UE pour 2021-2027 - sans accord sur le maintien de l'enveloppe de la Politique agricole commune (PAC) dont il a fait sa priorité, les 27 pays de l'Union n'ayant pu s'entendre.

Ouverture sur les retraites

«La PAC ne peut pas être la variable d'ajustement du Brexit», a martelé le président, alors que l'équilibre de la profession repose largement sur les neuf milliards d'aides européennes que touche la France.

Interrogé aussi sur les retraites des agriculteurs, il a jugé «impossible» de revaloriser les pensions actuelles à 85% du Smic, une mesure prévue dans le futur système mais qui coûterait trop cher à appliquer aux agriculteurs déjà à la retraite: ce serait 1,1 milliard d'euros (1,17 milliard de francs), a-t-il déclaré - si l'on inclut les pensions des retraités actuels et de leurs conjoints.

Mais il a ensuite fait une ouverture: «Nous devons trouver un mécanisme de financement aujourd'hui. Mais je suis tout à fait ouvert et je souhaite qu'on y travaille, et sur le sujet du stock, c'est-à-dire les retraités actuels, je ne pense pas qu'il faut le mettre dans le système des retraites, mais dans la loi de financement de sécurité sociale, on peut un peu améliorer les choses», a avancé Emmanuel Macron.

Auprès de viticulteurs très inquiets, touchés par des sanctions douanières punitives américaines et qui réclament 300 millions d'euros (318,30 millions de francs) de compensations pour couvrir le manque à gagner sur leurs exportations aux États-Unis, leur premier client, le chef de l'État s'est engagé à «porter la demande d'un fonds de compensation auprès de l'Union européenne» et à «faire en sorte que d'ici le printemps ce fonds de compensation puisse se mettre en place», a déclaré Jérôme Despey, viticulteur et secrétaire général de la FNSEA.

Les gilets jaunes à l'Élysée?

Il a aussi promis de recevoir à l'Élysée des «gilets jaunes», ce qui serait une première. Un peu plus tard, Éric Drouet, figure historique du mouvement, a été expulsé par des policiers du Salon, sans avoir réussi à approcher le président, puis placé en garde à vue pendant plusieurs heures pour rébellion.

Sujet brûlant pour les agriculteurs, le président a été interpellé sur les zones de non-traitement (ZNT) aux pesticides près des habitations, effectives depuis le 1er janvier. Il a suggéré que les bandes de terres agricoles non cultivées en raison des interdictions d'épandage puissent à l'avenir être «valorisées», promettant que les agriculteurs seraient «accompagnés» financièrement et s'est engagé à assurer une «sécurité juridique» pour que les prochains semis se fassent «dans un cadre apaisé». «Il nous faut une agriculture forte parce que les Français veulent savoir ce qu'ils mangent. On est dans une transformation historique», a déclaré Emmanuel Macron.

(nxp/afp)