Brexit

02 avril 2019 18:55; Act: 02.04.2019 22:55 Print

Macron refuse que l'UE soit «otage»

Le président français refuse que l'Europe soit durablement prise en otage à cause de la crise au Royaume-Uni.

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Mise en garde du président français Emmanuel Macron qui refuse que l'UE soit prise en otage à cause du Brexit. Il a souligné que faute de présenter un «plan alternatif crédible d'ici le 10 avril», Londres «aura de facto choisi de lui-même de sortir sans accord».

«Notre priorité, ce doit être le bon fonctionnement de l'Union européenne et du marché unique. L'Union européenne ne peut être durablement l'otage de la résolution d'une crise politique au Royaume-Uni», a insisté le chef de l'Etat aux côtés du premier ministre irlandais Leo Varadkar, qu'il recevait pour examiner les éventuelles conséquences d'un Brexit sans accord.

A une semaine d'un conseil européen exceptionnel, le 10 avril, le président français a aussi promis que la France et l'Europe «n'abandonneront jamais, quoi qu'il arrive, l'Irlande et les Irlandais», soulignant «l'extraordinaire difficulté que poserait à l'Irlande» un Brexit sans accord.

Dans un discours ferme, M. Macron a souligné que «le rejet par trois fois de l'accord par la Chambre des communes ainsi que le rejet à ce stade de tout plan alternatif nous mettent sur le chemin d'une sortie sans accord». En l'absence d'accord, ou de report du Brexit, le scénario par défaut reste une sortie sèche le 12 avril, dont la simple perspective provoque des sueurs froides dans les milieux économiques.

«Lignes rouges»

«Il revient au Royaume-Uni de présenter un plan alternatif crédible, soutenu par une majorité, d'ici le 10 avril pour l'éviter». Faute de quoi «il aura de facto choisi de lui même de sortir sans accord. Nous ne pouvons éviter l'échec à sa place», a-t-il insisté.

«Ce plan doit-il être de nouvelles élections, un référendum, une solution différente comme une Union douanière ? Il ne m'appartient pas de le prescrire mais nous y sommes ouverts. C'est à Londres de le dire et de le dire maintenant », a-t-il ajouté.

Le premier ministre irlandais a pour sa part affirmé qu'il «reste du temps à la première ministre britannique pour présenter des propositions». «Je pense que nous devons rester ouverts à toute proposition qu'elle apportera», a-t-il souhaité, en appelant Londres à modifier ses «lignes rouges».

(nxp/ats)