Syrie

25 février 2019 17:04; Act: 25.02.2019 17:07 Print

Macron salue le maintien de 200 soldats US

Le Président français est soulagé à l'idée de savoir que quelques militaires américains resteront aux côtés de la coalition en Syrie.

storybild

Emmanuel Macron et son homologue irakien Barham Saleh à Paris. (Photo: AFP)

Une faute?

Le président français Emmanuel Macron s'est félicité lundi de la décision des Etats-Unis de maintenir 200 militaires en Syrie, après avoir annoncé le retrait de toutes leurs forces sur place, estimant que ce maintien était «une nécessité».

«Je ne peux que me féliciter de ce choix. Il correspond à la nécessité de rester aux côtés (...) des Forces démocratiques syriennes (FDS, la coalition arabo-kurde en première ligne face au groupe Etat islamique) et de ceux qui, sur le terrain, ont oeuvré» à la lutte contre l'organisation djihadiste, , a déclaré M. Macron lors d'une conférence de presse avec son homologue irakien Barham Saleh.

L'annonce du retrait américain rebattait complètement les cartes en Syrie, où les FDS, privées de ce soutien, se retrouvaient seules face à la menace de leur ennemi turc, et risquaient donc de se rapprocher du gouvernement syrien et de ses alliés iraniens et russes.

«Nous avons accompagné politiquement» la décision américaine de maintenir des militaires sur le sol syrien et «nous continuerons, dans le cadre de la coalition, à oeuvrer dans la région», a-t-il dit, sans plus de précision.

Il n'a notamment pas dit si ce contingent, éventuellement appuyé par toute la puissance logistique américaine, pouvait justifier pour Paris de participer à une éventuelle force de la coalition pour stabiliser la situation dans la zone des FDS, dans le Nord-Est syrien.

Les Américains ont un temps avancé que la coalition pourrait se charger de maintenir une zone de sécurité dans la zone des FDS, une hypothèse balayée par Paris s'ils ne maintenaient pas eux-mêmes des soldats sur place.

La France participe à la coalition internationale contre l'EI en mobilisant des moyens aériens, des moyens d'artillerie depuis l'Irak voisin et quelques forces spéciales en Syrie.

(nxp/afp)