Présidentielle américaine

17 novembre 2019 06:56; Act: 17.11.2019 07:06 Print

Mais qui est le candidat de Barack Obama?

On ne sait pas pour qui va voter l'ancien président américain, qui prône une «vision audacieuse», mais «ancrée dans la réalité».

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Barack Obama a quitté le pouvoir il y a près de trois ans armé d'une popularité au zénith. (Photo d'archives) (Photo: AFP)

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Certains revendiquent haut et fort leur amitié avec lui. D'autres évoquent une filiation idéologique. D'autres encore prennent leurs distances avec son bilan pour mieux se démarquer. Barack Obama, lui, reste silencieux. Ou presque.

L'ancien président démocrate de 58 ans, qui a quitté le pouvoir il y a près de trois ans armé d'une popularité au zénith, observe à distance la primaire démocrate qui doit désigner l'homme ou la femme qui affrontera Donald Trump le 3 novembre 2020.

Au-delà de ses orientations politiques sur la santé, l'immigration ou l'éducation, nombre de prétendants à la Maison Blanche font régulièrement référence à son style, une certaine classe dans l'exercice du pouvoir qui contraste avec l'attitude du milliardaire républicain qui lui a succédé.

A moins de trois mois du premier vote dans l'Iowa, la course démocrate est extraordinairement indécise. Le prochain débat prévu mercredi à Atlanta rassemblera dix candidats. Qui marquera des points ? Joe Biden ? Elizabeth Warren ? Pete Buttigieg ? Bernie Sanders ? Kamala Harris ?

Impossible à prédire. Et la liste de ceux qui rêvent de s'installer dans le Bureau ovale n'est pas close. Le milliardaire Michael Bloomberg laisse - une nouvelle fois - flotter l'idée d'une candidature. Et Deval Patrick s'est jeté à l'eau cette semaine.

L'entrée en lice tardive de ce proche de Barack Obama, qui fut l'un des premiers gouverneurs noirs des Etats-Unis, a ravivé les spéculations: l'ex-président aurait des doutes sur les chances des candidats déjà en course de l'emporter face à Donald Trump.

«Mon ami Barack»

Les interrogations portent en particulier sur Joe Biden, affublé du surnom de «Joe l'endormi» par Donald Trump, qui est l'un des favoris mais suscite des doutes récurrents sur sa capacité à aller au bout. Sur les estrades de campagne, il ne rate jamais une occasion de souligner sa proximité avec son «ami Barack» dont il fut le vice-président pendant huit ans.

En vieux routier de la politique, il avait souligné lors du lancement de la campagne qu'il avait demandé à ce dernier de ne pas lui apporter son soutien... même si à aucun moment l'ancien président n'a publiquement évoqué la possibilité de le faire.

«Le président Obama n'a pas l'intention de s'impliquer dans la primaire à ce stade, il préfère laisser les candidats présenter leurs arguments directement aux électeurs», a indiqué cette semaine à l'AFP une source proche de l'ancien locataire de la Maison Blanche.

Mais le 44e président de l'histoire a, sans surprise, son idée sur la façon d'aborder le scrutin du 3 novembre 2020 pour s'assurer que la présidence Trump se limite à un mandat que le 46e locataire de la Maison Blanche soit un démocrate.

Par petites touches, il se positionne. Lors d'une intervention vendredi soir devant des donateurs démocrates réunis à Washington, il a distillé sa vision de la bataille électorale à venir, se disant convaincu qu'elle se gagnerait au centre.

«Candidat aguerri»

S'il a insisté sur la nécessité d'avancer des idées nouvelles dans la réduction des inégalités par exemple, il a lancé une mise en garde très claire contre la tentation d'un brusque coup de barre à gauche. «Même si nous cherchons à aller toujours plus loin et à proposer une vision audacieuse, nous devons aussi nous ancrer dans la réalité», a-t-il avancé.

«L'Américain moyen ne pense pas que nous devons détruire complètement le système et tout recommencer», a-t-il ajouté, soulignant que les Etats-Unis n'étaient pas un pays «révolutionnaire» et appelant à ne pas avoir comme seules boussoles les «comptes Twitter marqués à gauche».

Il n'a bien sûr, nommé personne, mais les noms des sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders, qui plaident pour une «révolution politique», étaient présents dans tous les esprits.

Face aux nombreux démocrates qui redoutent que cette primaire - avec sa myriade de candidats et sans favori clair - ne soit contre-productive face à un président-candidat déjà en ordre de bataille, Barack Obama s'est voulu rassurant.

«Pour ceux qui s'inquiètent d'une primaire trop robuste, je veux seulement vous rappeler que je suis passé par là», a-t-il lancé, évoquant sa campagne de 2008, par moment acrimonieuse, face à Hillary Clinton. «Je suis convaincu qu'à la fin du processus nous aurons un candidat aguerri».

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • Voilier le 17.11.2019 09:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Candidats trop vieux...

    Ce qui me désole c'est que dans un si grand pays les deux partis sont incapables de présenter des candidats de moins de 70 ans...

  • American dream le 17.11.2019 08:40 Report dénoncer ce commentaire

    Pour qui voter?

    Peut-on encore croire à la politique? Moi si j'étais Americain, je voterais pour Aladdin et sa lampe magique. Qu'en pensez-vous?

  • Fiorella le 17.11.2019 13:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Réflexions

    Qu'on se le dise, si les Démocrates ne remportent pas la présidence en 2020, ce sera en 2024. Autant que je le sache un président ne peut pas avoir plus que deux mandats. On peut préférer la politique des Républicains, mais quand on y réfléchit, c'est quand même sous la présidence républicaine que des guerres sont déclarées, même si pour l'instant il n'y a rien à dire. Si Trump est réélu en 2020, je ne serais pas surprise que les choses ne tournent plus mal qu'elles ne le sont déjà.

Les derniers commentaires

  • Fiorella le 17.11.2019 13:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Réflexions

    Qu'on se le dise, si les Démocrates ne remportent pas la présidence en 2020, ce sera en 2024. Autant que je le sache un président ne peut pas avoir plus que deux mandats. On peut préférer la politique des Républicains, mais quand on y réfléchit, c'est quand même sous la présidence républicaine que des guerres sont déclarées, même si pour l'instant il n'y a rien à dire. Si Trump est réélu en 2020, je ne serais pas surprise que les choses ne tournent plus mal qu'elles ne le sont déjà.

    • Etienne le 17.11.2019 16:57 Report dénoncer ce commentaire

      Deux mandats maximum oui

      Et je pense que c'est une bonne chose. Le monde n'aurait sûrement pas survécu à un troisième mandat d'Obama,le président qui a fait la guerre à la paix...

    • Pierre le 17.11.2019 20:57 Report dénoncer ce commentaire

      Pfff

      Que de mauvaise foi Étienne. Moi qui pensais qu'Obama avait héritait les guerre de son prédécesseur Busch. Comment se porte l'axe du mal vu des rednecks amnésiques ?

    • Etienne le 17.11.2019 22:35 Report dénoncer ce commentaire

      Ah bon?

      Donc Pierrot ce que je dois comprendre,le souk en Syrie,le massacre Yéménite ou la destruction de la Libye,tout cela était l'oeuvre des Bush père & fils? Les promesses non-tenues de retirer les troupes US d'Irak ou dAfghanistan ou la guerre des drones reapers c'était les Bush aussi? Sinon tout se passe bien sur la planète Bobo et ses habitants à mémoires de poissons rouges?

  • JAIL le 17.11.2019 13:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La misère d'Obama...

    Bush me lui a pas laissé le Yémen, la Libye, et la Syrie, ce sont des conflits Obama. Il avait aussi promis de quitter l'Irak, pas fait. Il a retiré quelques troupes de l'Afghanistan pour employer massivement les drones, vachement bien.... Guantanamo, jamais fermé, malgré ses grandes promesses. La crise de 2008 sauvé à coup de milliards de dollars, comme la plupart part des pays dans le monde, mais les dettes se sont ajoutés à celles des guerres qu'il à initié, la bourse, les banques et les lobbies de l'armement l'ont remercié. Beau bilan pour Obama...

    • La misère de Trump le 17.11.2019 14:12 Report dénoncer ce commentaire

      @JAIL

      @JAIL faut dire aussi qu'il avait sans arrêt les républicains qui lui mettaient les bâtons dans les roues.... ! et à part enrichir les riches et les industries, démanteler le job de son prédécesseur quà fait Trump à part passer le plus grand de sont temps dans sa maison de Week end et faire du golf ? Lui qui critiquait Obama qui jouait au golf bien moins que lui ? du foutage de gueule votre idole.... son bilan à lui sera plus que catastrophique

    • JAIL le 17.11.2019 15:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @La misère de Trump

      Si les Republicans ont pu lui mettre des bâtons dans les roues, c'est parce-que Obama avait perdu la majorité dans les deux chambres. Maintenant demandez vous le pourquoi qu'il a perdu cette majorité.... De plus, Obama aurait pu faire usage a maintes reprises de son droit de véto, ce qu'il n'a jamais fait, demandez vous aussi pourquoi... Et pour finir, les guerres qu'il à initié, ce n'étaient pas les démocrates, mais bien sa volonté !

    • JAIL le 17.11.2019 15:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @La misère de Trump

      J'oubliais, selon vous, quand on dénonce le déboires de Obama on est forcément pro Trump? Intéressant comme conclusion... Mais vais vous dire quelque chose : Je préfère un président, de n'importe quel pays, qui joue au golf, qu'un président qui met plusieurs pays en feu par des guerres inutiles voulues par les lobbies banquiers, pétrolier et d'armement.

    • Pascal le 17.11.2019 15:47 Report dénoncer ce commentaire

      Restez cool, c'est dimanche

      Et si vous vous faisiez une petite tisane de camomille? Je pense que ça vous ferait du bien. Faut pas vous énerver comme ça pour des démocrates qui ne seront jamais républicains ou des républicains qui ne seront jamais démocrates...Fermez les yeux et respirer profondément et surtout prenez une petite camomille.

    • xyz le 17.11.2019 18:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Pascal

      Allez donc dire à tous ceux qui ont dû subir les bombes d'Obama d'aller boire un thé à la camomille. Ils vont certainement se calmer...

    • Etienne le 17.11.2019 22:40 Report dénoncer ce commentaire

      Que voulez-vous JAIL...

      le niveau d'aveuglement haineux des Trump haters n'a pas de limite... pour se conforter dans leur haine ils vont même jusqu'à encenser Obama,alors qu'aucun autre président américain n'a fait la guerre aussi longtemps...

    • Narcy Sic le 18.11.2019 12:48 Report dénoncer ce commentaire

      @JAIL

      Il a perdu les 2 chambres à cause des racistes jaloux qui existent en grand nombre encore aux USA. Il n'y a pas que sur 20Min où ils sévissent. Les suprêmatistes sont le cancer de ce monde. Et heureusement que Obama n'est plus président car vous alliez lui attribuer les innombrables soulèvements violents des peuples à travers le monde actuellement, de Bolivie à Hongkong en passant par le Chili, Algérie, Irak, Cachemire, Soudan, etc.

    • Narcy Sic le 18.11.2019 13:34 Report dénoncer ce commentaire

      @JAIL

      La Libye a été un truc à Sarkozy. Le Yemen c'est une histoire des arabes en particulier de l'Arabie Saoudite grande amie à Trump. La Syrie est, évidemment, la conséquence des guerres républicaines en Irak, qui a créé le ISIS. t'en veux une photo? pathétique!

  • Le feu le 17.11.2019 13:28 Report dénoncer ce commentaire

    ça fume fume fume

    Çà commence à sentir sérieusement le roussi côté Trump .... mais où sont donc les multi pseudos comme marie, griotte, trump, zorgl..... que feront ils quand leur idole ne sera pas réélue je vous le demande mdr

  • Diego Ramadona le 17.11.2019 11:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Trump

    N'a pas de soucis à se faire, les candidats ne valent pas un kopeck.

  • Naïveté le 17.11.2019 11:12 Report dénoncer ce commentaire

    Voilier

    Oui on devrait prendre des jeunes qui croit tout connaître de la vie. Et vu que la vérité sort de la bouche des enfants, et qu'ils ne sont jamais capricieux, je propose une limite d'âge à 11ans. Moi, ce que je trouve encore plus dommage c'est que les etats continue à vouloir se personnaliser en 1 seul personnes. C'est un héritage de millénaires de monarchie alors que la majorité des pays sont maintenant des démocraties.