Paris

27 juillet 2014 13:37; Act: 27.07.2014 14:23 Print

Manif propalestinienne: 65 interpellations

Plusieurs milliers de personnes ont participé samedi à Paris à un rassemblement pro-palestinien, pourtant interdit, qui a donné lieu à des heurts limités, une semaine après de violents débordements lors de précédentes manifestations interdites.

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Un fusil d'assaut de type kalachnikov a été vu et photographié samedi dernier au cours de la manifestation pro-Palestinienne qui s'est déroulée à Paris, samedi. L'arme faisait plus vraie que nature. Il ne sagissait pas dun jouet, mais dune réplique de kalachnikov, achetée il y a quelques jours. 26.07 Une quarantaine de personnes au moins ont été interpellées samedi à Paris en marge d'une manifestation propalestinienne interdite... ... , où les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène face à un groupe qui leur lançait des projectiles. Les journalistes de l'AFP ont vu des personnes lancer des cannettes en direction des forces de l'ordre, qui ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogène, face à un service d'ordre du rassemblement manifestement dépassé. Criant «Israël assassin, Hollande complice» ou «nous sommes tous des Palestiniens», les militants se sont rassemblés, comme initialement prévu... ... , place de la République, en plein centre de Paris, à 15H00 (13H00 GMT), surveillés par un important dispositif policier, avec contrôles d'identité et fouilles. Tout près du lieu de rassemblement, les forces de l'ordre montaient notamment la garde à l'entrée de la rue Notre Dame de Nazareth, où se trouve une synagogue. Les autorités ont mobilisé quelque 2000 policiers qui ont reçu des «consignes de fermeté» pour intervenir «très rapidement et interpeller» en cas de non-respect de l'interdiction de manifester ou de «slogans ou manifestations antisémites». «Cette manifestation est illégale, mais pour nous elle est plus que légitime. Il s'agit de manifester notre solidarité avec un peuple qui est en train de se faire massacrer», explique Hugo, jeune militant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, extrême gauche) qui avait appelé à la manifestation. Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est rendu lundi à Sarcelles, en banlieue nord de Paris et y a dénoncé des «actes graves» et des «violences antisémites». Dimanche, des violences et pillages y avaient été perpétrés en marge d'une manifestation pro-palestienne. Les violences à Sarcelles, voitures brûlées et mobilier urbain saccagé, ont suivi un rassemblement interdit de soutien aux Palestiniens de Gaza. Dix-huit personnes ont été interpellées, dont onze étaient toujours en garde à vue lundi matin, parmi lesquelles quatre mineurs. Samedi, une autre manifestation non autorisée à Paris avait dégénéré en plusieurs heures d'affrontement entre la police et de jeunes manifestants.

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A Genève, un millier de protestataires ont demandé «la fin du massacre».

Quarante-et-une personnes étaient dimanche en garde à vue à Paris sur un total de 65 interpellées la veille en marge de la manifestation. Elles sont notamment soupçonnées de «violences volontaires aggravées» sur les forces de l'ordre et «rébellion.

Entre 4000 personnes, selon la police, 10'000, selon les organisateurs, avaient bravé samedi l'interdiction de manifester décidée par la préfecture de police en raison, selon elle, de risques de troubles à l'ordre public.

Heurts limités

Le rassemblement, sur la place de la République où un imposant dispositif de sécurité avait été déployé, avait donné lieu à des heurts limités lorsque des petits groupes ont commencé à lancer des projectiles sur les forces de l'ordre.

«Israël hors de Palestine, il est fini le temps des colonies», «Israël assassin, Hollande complice», «Vive les roquettes de la résistance», ont été quelques-uns des slogans entendus lors de ce rassemblement. Douze policiers ont été légèrement blessés.

«Cette manifestation est illégale, mais pour nous elle est plus que légitime. Il s'agit de manifester notre solidarité avec un peuple qui est en train de se faire massacrer», a expliqué Hugo, jeune militant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, extrême gauche).

Le président François Hollande avait assuré le 14 juillet qu«il n'était pas question de laisser «s'importer» en France le conflit israélo-palestinien.

Contrairement à d'autres manifestations pro-palestiniennes en Europe qui ne suscitent pas de polémique, en France l'opposition à l'offensive israélienne s'est doublée d'une controverse sur l'interdiction de certains rassemblements et la montée de l'antisémitisme.

Manifestations à Genève et Londres

A Genève, plus d'un millier de manifestants ont demandé samedi la fin du «massacre» des Palestiniens à Gaza. Brandissant de nombreux drapeaux palestiniens, les manifestants ont défilé du centre-ville jusqu'au Palais Wilson, siège du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme. La manifestation s'est déroulée pacifiquement.

Les manifestants ont scandé tour à tour: «Israël assassin», «Libérez la Palestine», «Halte au massacre», «La Suisse complice».

Les quelque trente organisations signataires d'un appel à la Confédération demandent que le Conseil fédéral «condamne les massacres de la population civile palestinienne perpétrés par l'armée israélienne» et «exige la levée du blocus inhumain de la bande de Gaza». Elles demandent également que la Suisse mette fin à toute collaboration militaire avec Israël.

A Londres, quelque 10'000 manifestants selon la police ont défilé pour demander «la fin du massacre à Gaza». Les manifestants se sont rassemblés devant l'ambassade d'Israël, dans le quartier de Kensington (ouest de Londres). Ils ont ensuite défilé vers la place du Parlement britannique. Aucun incident n'a été signalé.

(afp)