Royaume Uni

24 février 2019 16:18; Act: 24.02.2019 16:18 Print

May promet un vote des députés d'ici 16 jours

La Première ministre britannique Theresa May a promis ce dimanche que les députés voteront sur l'accord de Brexit d'ici le 12 mars.

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Theresa May à Charm-el-Cheikh ce 24 février 2019. (Photo: AFP)

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La Première ministre britannique Theresa May a promis dimanche la tenue «d'ici au 12 mars» d'un vote des députés sur l'accord de Brexit, qu'elle tente de renégocier avec Bruxelles.

Le Parlement ne se prononcera pas au cours de la semaine à venir sur l'accord de retrait, a déclaré Theresa May à des journalistes dans l'avion l'emmenant au sommet UE-Ligue arabe à Charm el-Cheikh (Egypte). «Mais nous ferons en sorte que cela se passe d'ici au 12 mars», a-t-elle ajouté.

Theresa May a précisé que les négociateurs britanniques retourneraient à Bruxelles mardi et qu'elle ferait ce jour-là une déclaration devant la Chambre des communes. La dirigeante conservatrice avait précédemment indiqué se laisser jusqu'à mardi pour trouver une issue ou, à défaut, organiser un débat parlementaire le lendemain sur la conduite à tenir. Les députés pourraient voter à cette occasion en faveur d'un amendement écartant la possibilité d'un Brexit sans accord.

Progrès

Depuis le rejet massif du traité de retrait par les députés britanniques en janvier, Theresa May tente de renégocier avec Bruxelles une nouvelle version du texte, sans succès jusqu'à présent. Elle souhaite obtenir des «changements contraignants» au «filet de sécurité» («backstop»), une disposition décriée au Royaume-Uni, censée garder ouverte la frontière en Irlande après le Brexit.

Un poids lourd du gouvernement, le ministre de l'Environnement Michael Gove, a indiqué dimanche qu'elle avait progressé dans sa tentative de modifier les termes du divorce et qu'elle espérait obtenir de nouvelles avancées en s'entretenant avec des dirigeants européens en marge du sommet en Egypte.

L'UE refuse de renégocier le traité de retrait, conclu en novembre, mais se dit ouverte à des discussions sur la déclaration politique l'accompagnant, un texte traçant les contours de sa future relation avec Londres.

«Cela pourrait être une limite dans le temps, un mécanisme de sortie unilatéral», a estimé Michael Gove. «Cela pourrait être un autre protocole juridiquement contraignant ou une addition au traité, qui établisse clairement que nous ne serions pas liés indéfiniment au backstop contre notre volonté», a-t-il détaillé.

Report possible

Faisant entendre une voix dissonante au sein du gouvernement britannique, trois ministres ont plaidé samedi pour un report du Brexit si aucun accord de divorce n'était adopté par le Parlement dans les temps, s'opposant ainsi ouvertement à un Brexit sans accord que Theresa May refuse pour sa part d'exclure.

«Quitter l'Union européenne avec un accord le 29 mars est toujours à notre portée», a assuré la cheffe de l'Exécutif. Retarder le Brexit «ne résout pas le problème. Il arrivera toujours un moment où nous devrons décider d'accepter ou pas l'accord qui a été négocié».

(nxp/ats)