Kiev

14 juillet 2014 19:11; Act: 14.07.2014 19:19 Print

Moscou accusée d'avoir abattu un avion ukrainien

Les forces de Kiev ont perdu lundi un avion de transport, abattu par un missile dont l'Ukraine croit qu'il a été tiré de Russie.

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Sur le front diplomatique, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué avoir invité des observateurs de l'OSCE à se rendre à la frontière russo-ukrainienne.

«Dans un geste de bonne volonté et sans attendre la mise en place d'un cessez-le-feu, la partie russe invite des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à se rendre aux postes de contrôle de Donetsk et de Goukovo, à la frontière russo-ukrainienne», indique un communiqué.

Le texte précise qu'une lettre en ce sens a été envoyée au chef de l'OSCE, Didier Burkhalter, qui assure cette année la présidence tournante de l'organisation.

Equipage recherché

Sur le terrain, l'équipage de l'appareil abattu lundi, - dont l'épave brisée en plusieurs morceaux a été vue par des journalistes dans un champ proche du village de Davydo-Mykilske, dans la région de Lougansk - a établi un contact avec l'état-major ukrainien, a indiqué la présidence ukrainienne dans un communiqué.

Cette nouvelle confirme indirectement des indications de source rebelle, selon lesquelles des parachutes ont été vus dans le ciel après la chute de l'avion An-26 dans la région de Lougansk, dans l'est du pays.

Une opération de recherche a été déclenchée pour ramener les membres de l'équipage - huit hommes, a précisé un porte-parole ukrainien - en territoire sous contrôle ukrainien.

«Compte tenu du fait que l'avion volait à une altitude de 6500 mètres, il était impossible qu'il ait été touché par des tirs de missiles sol-air portables, ce qui signifie qu'il a été abattu par un missile d'un autre type, plus puissant, qui a été utilisé, vraisemblablement, à partir du territoire de la Fédération de Russie», est-il écrit dans un communiqué du ministère ukrainien de la Défense.

Encerclement

L'incident survient moins de 24 heures après une avancée des forces de Kiev près de Lougansk et le déblocage de son aéroport, au prix d'intenses combats. Endommagé et fermé depuis le 22 avril dernier, cet aéroport était contrôlé par les loyalistes, mais rendu quasiment inaccessible par la présence de séparatistes tout autour.

A Lougansk même, la circulation était très réduite après les combats qui ont commencé dimanche après-midi et se sont prolongés pendant une partie de la nuit, à l'ouest de la ville et dans la zone de l'aéroport, selon des témoignages d'habitants.

Des groupes de combattants parcouraient la ville à bord de voitures de couleur sombre ou de pick-ups, et, près d'un hôpital, des séparatistes étaient juchés sur un camion muni d'un canon antiaérien de gros calibre.

Des affrontements continuaient lundi matin, a affirmé le service de presse de la «République populaire de Lougansk», atteignant les villages de Metalist, d'Olexandrivka, de Gueorguiivka et de Raskochna, ainsi que l'aéroport, ce qui reflète la manoeuvre d'encerclement effectuée par les forces gouvernementales.

d'obus qui a fait un mort du côté russe de la frontière, Moscou a évoqué une «escalade extrêmement dangereuse» et menacé l'Ukraine de «conséquences irréversibles».

(ats)