Ex-espion russe

14 mars 2018 02:33; Act: 14.03.2018 10:43 Print

Le Kremlin «n'admet pas» les accusations

La Russie, qui n'admet pas les avertissements de Londres, a averti qu'elle répondrait à toute forme de rétorsion après l'empoisonnement suspect de l'ex-espion Skripal.

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La police a bouclé dimanche un quartier de Salisbury après un «incident médical». «Rien» ne suggère qu'il s'agisse de Novitchok. (16 septembre 2018) Les deux hommes accusés par Londres d'avoir empoisonné Skripal disent être venus en touristes à Salisbury. Deux espions russes ont été arrêtés au printemps par les autorités néerlandaises et renvoyés chez eux. Ils étaient en route pour le Laboratoire de Spiez (BE) qui a participé aux analyses dans l'affaire Skripal. (Jeudi 13 septembre 2018) Les hommes recherchés sont connus comme étant Alexander Petrov et Ruslan Bochirov, deux noms que les autorités britanniques pensent cependant être des pseudonymes. La police britannique a lancé mercredi un mandat d'arrêt contre deux Russes dans l'affaire Skripal. Il s'agit d'Alexander Petrov, à gauche, et de Ruslan Boshirov, à droite. (Mercredi 5 septembre 2018) Le secrétaire d'Etat britannique à la Sécurité, , a accusé jeudi le président russe Vladimir Poutine d'être responsable «en dernier ressort» de l'attaque au Novitchok perpétrée en mars contre un ex-espion russe et sa fille en Angleterre. (Jeudi 6 septembre 2018) Charlie Rowley a expliqué à la presse avoir ramassé une bouteille de ce qu'il pensait être du parfum pour l'offrir à sa compagne. Elle est ensuite décédée d'un empoisonnement au Novitchok. (Mardi 24 juillet 2018) La police britannique a affirmé que «les enquêteurs sont sûrs qu'ils (les suspects) sont russes». Scotland Yard s'est refusé à tout commentaire. (Jeudi 19 juillet 2018) La Britannique contaminée à l'agent innervant Novitchok et hospitalisée samedi à Salisbury (Sud de l'Angleterre) est décédée dimanche soir, a annoncé la police britannique, qui a ouvert une enquête pour meurtre. (Dimanche 8 juin 2018) Ioulia Skripal a déclaré dans une vidéo diffusée mercredi qu'elle souhaitait rentrer en Russie mais voulait d'abord se rétablir. (Mercredi 23 mai 2018) La mère de l'ex-espion affirme que le Royaume-Uni l'empêche de parler à son fils. (Mardi 22 mai 2018) Neuf sites, dont trois situés dans le centre de Salisbury, ont été identifiés par la police anti-terroriste britannique comme devant être traités par des spécialistes. (Mardi 17 avril 2018) Rencontre entre Sergueï Lavrov et son homologue néerlandais vendredi 13 avril. Le ministre des affaires étrangères russe déclare samedi 14 avril avoir les preuves que l'enquête sur l'empoisonnement de l'ex-espion Skripal a été trafiquée. La fille de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal doit sortir ce mardi de l'hôpital. (Mardi 10 avril 2018) Un chat et deux cochons d'Inde appartenant à l'ex-espion russe Sergueï Skripal, empoisonné en Grande-Bretagne, ont été trouvés morts, a annoncé jeudi une porte-parole du gouvernement britannique, en réponse à une question de Moscou. Mais aucune précision n'a été apportée. (Image -archives - 28 mars 2018) La télévision publique russe a diffusé jeudi un enregistrement audio présenté comme une conversation téléphonique entre Ioulia Skripal, hospitalisée en Angleterre après avoir été empoisonnée avec son père Sergueï début mars, et sa cousine Viktoria. (Jeudi 5 avril 2018) Le chef du laboratoire militaire britannique de Porton Down, Gary Aitkenhead, a déclaré qu'il n'avait pas été capable de déterminer que l'agent innervant utilisé pour empoisonner l'ancien espion russe Sergueï Skripal provenait de Russie. (Mardi 3 avril 2018) Selon Sergueï Lavrov, l'empoisonnement de Skripal pouvait être «dans l'intérêt» de Londres pour détourner l'attention du Brexit. (Lundi 2 avril 2018) L'ambassadeur néerlandais alors qu'il quitte le ministère russe des affaires étrangères. (30 mars 2018) Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov annonce l'expulsion de 60 diplomates américains et la fermeture du consulat américain à Saint-Pétersbourg. (29 mars 2018) L'état de Ioulia Skripal, empoisonnée à Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre) le 4 mars en même temps que son père, l'ancien espion russe Sergueï Skripal, «s'améliore rapidement», a indiqué jeudi l'hôpital où ils sont soignés.(Jeudi 29 mars 2018) L'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille, empoisonnés le 4 mars, ont eu le premier contact avec l'agent innervant à leur domicile, en Grande-Bretagne. La plus haute concentration a été retrouvée sur la porte d'entrée. (Mercredi 28 mars 2018) Moscou a promis mercredi de répondre de manière «symétrique» aux expulsions de ses diplomates par une trentaine de pays en grande majorité occidentaux. (Mercredi 28 mars 2018) La Turquie ne prendra pas de mesures contre la Russie, à qui le Royaume-Uni attribue l'empoisonnement sur son sol d'un ex-agent double, «sur la base d'une allégation», a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan, selon la presse turque mercredi. (28 mars 2018) La Suisse ne compte pas pour l'instant expulser des diplomates russes à l'instar de 17 pays de l'UE. Berne préfère attendre les résultats de l'enquête de l'affaire Skripal. (Mardi 27 mars 2018) Affaire Skripal: plusieurs pays occidentaux ont expulsé des dizaines diplomates russes. A l'image, l'ambassade de Russie à Berlin. L'Allemagne a expulsé quatre diplomates. (Lundui 26 mars 2018) L'espion russe empoisonné en Grande-Bretagne, début mars, avait écrit au président Vladimir Poutine pour obtenir son pardon et rentrer en Russie, selon un proche de Sergueï Skripal. (Samedi 24 mars 2018) Les dirigeants de l'UE considèrent unanimement, en soutien au Royaume-Uni, que la Russie est «très probablement» derrière l'empoisonnement de l'ex-espion russe. (Jeudi 22 mars 2018) Un juge britannique a autorisé jeudi des prélèvements de sang sur l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia pour les transmettre aux experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). (Vendredi 22 mars 2018) Il faudra encore 2 à 3 semaines pour connaître les résultats des échantillons prélevés dans l'affaire de l'empoisonnement de l'ex-espion russe. (Mardi 20 mars 2018) Des diplomates russes ont quitté mardi leur ambassade à Londres, à bord de minibus gris. Ce départ suit la décision du gouvernement britannique d'expulser 23 diplomates en rétorsion à l'empoisonnement d'un ex-espion russe. (Mardi 20 mars 2018) Une femme porte son enfant, en quittant l'ambassade de Londres. (Mardi 20 mars 2018) Des diplomates russes et leur famille saluent les photographes.(Mardi 20 mars 2018) Le scientifique Leonid Rink dit avoir travaillé à la conception des agents chimiques «Novitchok», mis en cause dans l'empoisonnement de Sergueï Skripal. Cela contredit la position de Moscou, selon laquelle ce programme n'a pas existé. (Mardi 20 mars 2018) Accuser Moscou dans l'affaire de l'ex-espion empoisonné est «du grand n'importe quoi», a estimé Vladimir Poutine après la réélection dimanche. (Dimanche 18 mars 2018) Moscou se fâche. Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé samedi l'expulsion imminente de 23 diplomates britanniques. Une décision prise en réponse à une mesure similaire annoncée par Londres après l'empoisonnement en Grande-Bretagne d'un ancien espion russe. (17 mars 2018) L'ambassadeur britannique en poste à Moscou a été convoqué samedi au ministère russe des Affaires étrangères pour la deuxième fois cette semaine. (17 mars 2018) La Russie a annoncé l'ouverture d'une enquête pour «tentative d'assassinat» de la fille de l'ex-espion russe Sergueï Skripal, après son empoisonnement. (Vendredi 16 mars 2018) Selon la presse de boulevard britannique, la vraie cible de l'attaque pourrait avoir été la fille de l'ex-espion, , 33 ans. Elle aurait été victime de sa belle-mère, un agent russe de haut rang qui désapprouvait son mariage avec son fils. Theresa May, première ministre britannique, a été prise pour cible par la presse russe qui l'accuse d'avoir «empoisonné» les relations avec Moscou. (Jeudi 15 mars 2018) Moscou a accusé mercredi Londres d'avoir «fait le choix de la confrontation» après l'expulsion du Royaume-Uni de 23 diplomates russes. (Mercredi 14 mars 2018) Theresa May a annoncé que la Grande-Bretagne allait expulser 23 diplomates russes suite à l'empoisonnement de l'ex-espion Sergueï Skripal en Angleterre.(Mercredi 14 mars 2018) Sergueï Skripal a «très probablement» été empoisonné par Moscou,a affirmé à Helsinki le président du Conseil européen Donald Tusk. (Mercredi 14 mars 2018) Moscou a averti qu'elle ne répondrait pas à l'ultimatum de Londres demandant des explications sur l'empoisonnement suspect de l'ex-espion Skripal, et prévenu qu'elle répondrait à toute forme de rétorsion. (Image prétexte) Theresa May a donné jusqu'à mardi soir à Moscou pour fournir des explications dans l'affaire de l'ancien espion russe empoissonné. (Lundi 12 mars 2018) Londres a convoqué une nouvelle réunion d'urgence sur l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal. (Samedi 10 mars 208) Le chef de la police anti-terroriste, Mark Rowley, a affirmé que l'agent innervant utilisé pour empoissonner Sergueï Skripal et sa fille a été identifié. Ce qui «va aider à identifier la source». (Mercredi 7 mars 2018) Serguei Skripal lors de son procès à Moscou en août 2006. Serguei Skripal a été retrouvé inconscient, en compagnie de sa fille Youlia, dimanche sur un banc dans un centre commercial de Salisbury, à 140 km au sud-ouest de Londres. (4 mars 2018) Serguei Skripal a été retrouvé inconscient, en compagnie de sa fille Youlia, dimanche sur un banc dans un centre commercial de Salisbury, à 140 km au sud-ouest de Londres. (4 mars 2018) Les enquêteurs à Salisbury tentaient de déterminer l'origine et la nature de la «substance toxique» dont ont été victimes Sergueï Skripal et sa fille. (4 mars 2018) Serguei Skripal a été retrouvé inconscient, en compagnie de sa fille Youlia, dimanche sur un banc dans un centre commercial de Salisbury, à 140 km au sud-ouest de Londres. (4 mars 2018)

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Londres et ses alliés ont renforcé mardi leur pression sur la Russie pour qu'elle donne des explications sur l'empoisonnement de l'ex-espion Sergueï Skripal, Moscou dénonçant des «attaques brutales» et menaçant de riposter en cas de sanctions à son encontre.

L'ultimatum fixé par Londres pour que la Russie fournisse des explications à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a expiré mardi à minuit. L'ambassade de Russie à Londres avait annoncé à l'avance que Moscou ne s'y plierait pas. Par ailleurs, ce mercredi matin le Kremlin a fait savoir qu'il ne se plierait pas aux «accusations» sans preuves. «Moscou n'admet pas les accusations sans preuves et non vérifiées, et le langage des ultimatums», a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ajoutant que Moscou «espère que le bon sens l'emportera».

«Moscou ne répondra pas à l'ultimatum de Londres tant qu'elle n'aura pas reçu d'échantillons de la substance chimique» utilisée dans l'empoisonnement, avait déclaré l'ambassade sur Twitter en fin d'après-midi.

«Enquête conjointe»

Affirmant, comme le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, «l'innocence» de la Russie, l'ambassade a indiqué avoir demandé au gouvernement britannique l'ouverture d'une «enquête conjointe». Elle a prévenu que la Russie riposterait si Londres décidait de mesures à son encontre.

A l'OIAC, l'ambassadeur de Russie auprès de cette organisation, Alexandre Choulguine, a jugé mardi «absolument inacceptables» les «accusations infondées», les «attaques brutales» et les «mensonges» de Londres.

Dans un communiqué, M. Choulguine a appelé le gouvernement britannique à «abandonner le langage des ultimatums et des menaces», dénonçant «une sale guerre de l'information menée contre la Russie».

Le diplomate a répété que la Russie exigeait de Londres la communication d'éléments matériels avant toute réponse de sa part concernant l'affaire de l'empoisonnement de Salisbury.

Alliés

Pour leur part, les principaux alliés du Royaume-Uni, France, Union européenne, Allemagne, Etats-Unis, Canada, ont apporté leur soutien aux Britanniques. A l'issue d'une conversation téléphonique avec la Première ministre britannique Theresa May, le président américain Donald Trump a estimé que la Russie devait apporter des réponses «sans ambiguïté» sur cet empoisonnement, selon la Maison Blanche.

«Les deux dirigeants estiment qu'il doit y avoir des conséquences pour ceux qui usent de ces armes odieuses en violation flagrante des normes internationales», a ajouté la présidence américaine.

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'elle prenait «extrêmement au sérieux» l'avis de Londres sur une probable responsabilité russe. Elle a exhorté Moscou à «répondre rapidement aux questions légitimes du gouvernement britannique». Le président français, Emmanuel Macron, a condamné une attaque «inacceptable», sans toutefois commenter les accusations de Londres contre Moscou.

L'ambassadeur du Canada à l'OIAC, Timothy Edwards, a jugé «profondément troublants» les deux scénarios évoqués par Londres dans cette affaire.

Lundi, le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, avait convoqué l'ambassadeur russe, sommé de dire si l'empoisonnement avait été commis directement par la Russie ou si le gouvernement russe «avait perdu le contrôle» de l'agent innervant utilisé, qui aurait alors pu tomber entre les mains d'une tierce partie.

Etat 'critique'

Retrouvés inconscients le 4 mars sur un banc à Salisbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre, Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, sont toujours hospitalisés dans un état «critique», a indiqué mardi un responsable de Scotland Yard, Neil Basu. Un policier qui était intervenu sur place reste lui aussi dans un état «grave», mais fait de «bons progrès», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, un Russe, Nikolaï Glouchkov, ancien partenaire en affaires du milliardaire et opposant au Kremlin Boris Berezovksi, décédé en 2013, a été trouvé mort lundi dans des circonstances inexpliquées à Londres, selon les médias britanniques et russes Lundi, devant les députés britanniques, la Première ministre Theresa May a estimé «très probable» que la Russie soit «responsable» de l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille.

Mercredi, Mme May doit réunir son Conseil de sécurité nationale (NSC) pour faire le point. La Première ministre doit ensuite s'exprimer devant les députés pour annoncer les décisions prises.

Selon Theresa May, la substance utilisée appartient au groupe des agents toxiques «Novitchok», mis au point par la Russie à l'époque soviétique. L'un des «pères» des «Novitchok», Vil Mirzaïanov, qui vit désormais aux États-Unis, a affirmé que la Russie était le seul pays capable de produire et déployer un agent innervant aussi puissant.

Sanctions

En cas d'absence de réponse «crédible» de la part de Moscou, «nous considérerons que cette action constitue un usage illégal de la force par l'État russe contre le Royaume-Uni», a déclaré Theresa May.

Évoquant les sanctions prises contre des ressortissants russes après l'affaire Litvinenko, ancien agent secret russe empoisonné au polonium-210 et mort à Londres en 2006, Mme May s'est dite «prête à prendre des mesures plus importantes». La licence de la télévision russe RT, financée par l'Etat, est dans le viseur du régulateur britannique.

La Russie a mis en garde: «aucun média britannique» ne travaillera en Russie en cas de fermeture de RT, a dit la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères , Maria Zakharova.

(nxp/ats/afp)