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28 octobre 2016 02:38; Act: 28.10.2016 08:08 Print

Négociations pour la fin des armes nucléaires

Une commission de l'ONU a décidé que des négociations seraient organisées dès l'an prochain pour tenter de parvenir à un traité.

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L'Assemblée générale de l'ONU. (Archive) (Photo: Keystone)

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Une commission de l'Assemblée générale de l'ONU a décidé jeudi que des négociations seront organisées dès l'an prochain pour tenter de parvenir à un traité interdisant totalement les armes nucléaires.

Cette résolution inédite mais non contraignante a été adoptée par 123 voix, 38 contre et 16 abstentions sur les 193 membres de l'Assemblée, déclenchant des applaudissements dans la salle.

Selon le texte adopté, l'Assemblée «décide de convoquer en 2017 une conférence des Nations unies afin de négocier un instrument légalement contraignant pour interdire les armes nucléaires et parvenir à leur complète élimination».

Tous les Etats membres invités

Deux séances de négociations sont déjà fixées, du 27 au 31 mars et du 15 juin au 7 juillet à New York. Tous les Etats membres sont invités à y participer et à «faire de leur mieux pour conclure dès que possible» le traité.

La résolution doit encore être soumise à l'Assemblée en séance plénière.

Le texte avait été proposé initialement par un groupe de six pays (Autriche, Mexique, Brésil, Irlande, Nigeria et Afrique du Sud) et avait été co-parrainé par 34 Etats membres.

Les puissances nucléaires ont voté contre

Les puissances nucléaires, déclarées ou non - dont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et Israël -- ont voté contre, ce qui laisse mal augurer du succès de cette initiative.

Mais ses promoteurs veulent surtout ainsi faire pression sur les principaux détenteurs de l'arme atomique pour accélérer les efforts de désarmement, actuellement au point mort. Dans son préambule, la résolution souligne que «le climat international actuel rend d'autant plus urgent de se concentrer davantage sur le désarmement et la non prolifération».

Selon le directeur de l'Arms Control Association Daryl Kimball, «les puissances nucléaires vont sans doute boycotter ces négociations (..) mais ce nouveau processus inédit va aider à délégitimer davantage encore les armes nucléaires».

Lors du débat, les représentants des Etats-Unis et de la France notamment ont fait valoir qu'il fallait «procéder par étapes» et ne pas chambouler l'équilibre stratégique actuel ou mettre en péril la dissuasion.

(nxp/afp)