Israël

14 mai 2012 12:45; Act: 14.05.2012 12:54 Print

Netanyahu interrogé sur des malversations

Le contrôleur israélien des comptes de l'Etat a interrogé le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le cadre d'une enquête sur des voyages privés qu'auraient offerts des hommes d'affaires à Benjamin Netanyahu alors qu'il assurait des fonctions publiques.

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Le contrôleur israélien des comptes de l'Etat a interrogé la semaine dernière le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le cadre d'une enquête sur des voyages privés qu'auraient offerts des hommes d'affaires à M. Netanyahu alors qu'il assurait des fonctions publiques.

«Le Premier ministre a été interrogé jeudi par les services du contrôleur de l'Etat», a déclaré lundi Shlomo Raz, porte-parole du contrôleur de l'Etat, confirmant des informations publiées par le quotidien Haaretz.

C'est la deuxième fois en un peu plus de deux mois que M. Netanyahu, surnommé «Bibi», est interrogé dans l'affaire «Bibi-Tours» qui a éclaté il y a un an, après une enquête de la chaîne 10 (privée) de télévision israélienne.

Voyages luxueux offerts

Selon des documents comptables diffusés par la chaîne, M. Netanyahu se serait fait offrir des déplacements privés et familiaux, dans des conditions luxueuses, par des hommes d'affaires et des donateurs, alors qu'il était ministre des Finances et chef de l'opposition, dans les années 2000. Par ailleurs, certains de ces déplacements auraient été facturés deux fois.

Selon le quotidien «Haaretz», citant des sources proches de l'enquête, c'est probablement la dernière fois que M. Netanyahu est interrogé par les enquêteurs et une première version des conclusions devrait lui être transmise, ainsi qu'à ses avocats, avant la fin du mandat du contrôleur des comptes de l'Etat, Micha Lindenstrauss, le 1er juillet.

Ce dernier a annoncé le 31 mars qu'il allait enquêter sur les accusations portant sur les voyages privés de M. Netanyahu, pour vérifier s'il y avait «conflit d'intérêts».

Le Premier ministre a déposé plainte pour diffamation contre la chaîne 10, assurant avoir respecté la loi et les règlements éthiques du Parlement.

(afp)