France

05 juillet 2018 01:06; Act: 05.07.2018 13:25 Print

Nouvelle nuit de violences à Nantes

Onze personnes ont été interpellées la nuit de mercredi à jeudi pour des jets de projectiles ou tentatives d'incendies.

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Dans le quartier du Breil, à Nantes, la nuit a été calme pour la première fois depuis mardi soir et la mort d'une jeune homme de 22 ans tué par un policier. (Dimanche 8 juillet 2018) Le policier auteur du tir mortel contre un jeune de 22 ans, mardi soir lors d'un contrôle de police à Nantes, a changé sa version des faits lors de sa garde à vue, affirmant avoir tiré «par accident». (Vendredi 6 juillet 2018) De nouvelles violences ont secoué Nantes dans la nuit de jeudi à vendredi. La police a procédé à trois arrestations. (6 juillet 2018) La situation était toujours tendue, mercredi, dans la journée et dans la soirée, à Nantes. (Jeudi 5 juillet 2018) Le décès d'un jeune homme lors d'un contrôle de police a déclenché des violences urbaines dans plusieurs quartiers de Nantes avec des jeunes armés de cocktails Molotov, des voitures incendiées. (Mercredi 4 juillet 2018) Plusieurs quartiers sensibles de Nantes, comme celui de Breil, ont été touchés par les émeutes urbaines. . (Mercredi 4 juillet 2018). (Mercredi 4 juillet 2018) Des voitures ont été incendiées, comme ici dans le quartier de Malakoff. (Mercredi 4 juillet 2018) Les forces de l'ordre redoutent que les violences ne reprennent mercredi soir. (Mercredi 4 juillet 2018) Près de 200 policiers ont été mobilisés pour contenir les émeutes, selon la police. (Mercredi 4 juillet 2018) Un centre commercial dans le quartier de Dervallieres a en partie été ravagé par les flammes. (Mercredi 4 juillet 2018) La situation semblait apaisée peu avant 03h00 dans les trois quartiers touchés par les violences. Il n'y a pas eu d'interpellation, selon une source policière. (Mercredi 4 juillet 2018)

Une faute?

Des violences ont secoué Nantes, dans l'ouest de la France, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour la deuxième nuit consécutive après la mort mardi soir d'un jeune homme tué par un policier lors d'un contrôle. Douze personnes ont été interpellées.

Onze personnes ont été interpellées dans le quartier du Breil, où avait été tué le jeune homme, et une en région parisienne, à Garges-lès-Gonesse d'où il était originaire et où des incidents ont également éclaté. «Ces personnes ont été arrêtées pour des affaires de violences, jets de projectiles et tentative d'incendie», a expliqué une source proche du dossier.

Plusieurs dizaines de véhicules ont à nouveau été incendiés dans quatre quartiers dits «sensibles», dont celui du Breil. Des bâtiments publics ont été dégradés, dont un commissariat, et une dizaine de commerces incendiés.

Toute la nuit, les forces de l'ordre ont fait face «à quelques petits groupes», avant que le calme soit rétabli vers 05h00 du matin jeudi. Dans la matinée des carcasses de voitures encore fumantes étaient visibles, selon les pompiers. A Garges-lès-Gonesse, des policiers ont été la cible de jets de projectiles et de cocktails Molotov.

Bavure policière?

Ces violences urbaines font suite à la mort d'un jeune de 22 ans mardi soir dans le quartier du Breil, lors d'un contrôle de police. Sous le coup d'un mandat d'arrêt pour «vol en bande organisée», il avait tenté de s'enfuir en effectuant une marche arrière, selon le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès.

Un policier a suivi le véhicule avant de faire feu une seule fois sur le chauffeur, l'atteignant au cou. Selon des sources proches de l'enquête, le conducteur aurait tenté de «prendre la fuite en reculant sur un fonctionnaire de police», ce que n'a pas confirmé le procureur qui s'est refusé à répondre à toute question.

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie. Un appel à témoins a été lancé par les enquêteurs pour éclaircir les circonstances de ce décès, qualifié de «bavure policière» par les manifestants.

Marche blanche prévue

En déplacement à Nantes jeudi matin, le Premier ministre Édouard Philippe a promis que toute la lumière serait faite sur les circonstances de la mort du jeune homme.

«Nous serons évidemment exigeants pour que, sous la conduite de la justice et avec le concours de l'inspection générale de la police nationale, toute la lumière soit faite dans la plus grande transparence sur les circonstances dans lesquelles un individu est décédé à la suite d'un contrôle de police», a-t-il dit au côté de la maire de la ville, Johanna Rolland.

Les proches du jeune homme ont appelé de leur côté au calme mercredi soir par la voix de leur avocat, avant une marche blanche prévue jeudi à 18h00 dans le quartier du Breil à Nantes.

(nxp/afp)