Crise en Côte d'Ivoire

11 mars 2011 08:51; Act: 11.03.2011 09:18 Print

Ouattara dit avoir été confirmé par l'Union africaine

Alassane Ouattara a affirmé jeudi que l'Union africaine (UA) avait confirmé son élection à la présidence de la Côte d'Ivoire. Le camp de son adversaire Laurent Gbagbo a rejeté cette décision

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Selon Ouattara, «la question est définitivement résolue». (Photo: AFP)

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«Maintenant la question est définitivement résolue, Alassane Ouattara est bien le président de la république de Côte d'Ivoire», a déclaré à la presse à Addis Abeba M. Ouattara, rendant compte des conclusions d'un groupe de travail de haut niveau mandaté par l'UA.

M. Ouattara s'exprimait après avoir rencontré le panel de cinq chefs d'Etat africains chargé d'émettre des conclusions réputées «contraignantes» pour mettre fin à la crise née de l'élection présidentielle contestée du 28 novembre en Côte d'Ivoire.

Propositions «inacceptables»

Le panel, réuni depuis mercredi, n'avait pas rendu publiques ses recommandations jeudi soir, mais elles semblent en effet favorables à M. Ouattara, à en juger par la réaction très négative du camp de son rival, le président sortant Laurent Gbagbo.

«Nous avons estimé que c'est une proposition inacceptable», a déclaré le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) de M. Gbagbo, Pascal Affi N'Guessan.

Une source diplomatique africaine à Abidjan a confirmé que «la reconnaissance de la victoire de Ouattara (était) le point de départ» des conclusions du panel, dans la droite ligne des positions précédentes de l'UA, qui a rapidement jugé M. Ouattara vainqueur du scrutin, à l'unisson du reste de la communauté internationale.

«Malheureusement, nous avons constaté que le panel de haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision», a dénoncé M. Affi Nguessan, représentant à Addis Abeba M. Gbagbo qui avait renoncé à faire le déplacement.

Gouvernement d'union réclamé

M. Ouattara a ajouté pour sa part que le panel lui avait demandé «de faire preuve d'ouverture dans la formation de (son) gouvernement et de trouver une sortie honorable à monsieur Laurent Gbagbo», ce qu'il avait accepté.

Mais de telles propositions censées accompagner l'arrivée au pouvoir de M. Ouattara ont déjà été émises lors des précédentes médiations de l'UA, et ont été rejetées par M. Gbagbo. Le «principe même d'un partage du pouvoir» est «inacceptable», a réaffirmé jeudi le porte-parole du gouvernement du président sortant.

(ats)