Législatives en Arménie

07 décembre 2018 13:57; Act: 09.12.2018 08:25 Print

Pachinian espère renforcer son pouvoir par les urnes

Le premier ministre arménien Nikol Pachinian compte sortir vainqueur des législatives anticipées de ce dimanche.

Voir le diaporama en grand »
Selon des résultats portant sur 88% des circonscriptions et annoncés lundi par la commission électorale centrale, la coalition menée par le parti Contrat Civil de Nikol Pachinian obtenait 70,49% des votes. (Lundi 10 décembre 2018) Selon un premier décompte portant sur 25% des bureaux de vote, le bloc dirigé par le Parti Contrat Civil de Nikol Pachinian a obtenu 70,25% des votes. (Dimanche 9 décembre 2018) «Après les élections, nous développerons la démocratie en Arménie et ferons une révolution économique», a déclaré Nikol Pachinian aux journalistes après avoir glissé son bulletin dans l'urne à Erevan. (9 décembre 2018) Les Arméniens étaient appelés aux urnes pour des élections anticipées. (Dimanche 9 décembre 2018) Premier ministre réformateur, Nikol Pachinian a réussi à faire convoquer des élections législatives.Il espère obtenir la majorité et renforcer ainsi son pouvoir. (7 décembre 2018) Nikol Pachinian est arrivé au pouvoir après avoir mené pendant plusieurs semaines des manifestations massives contre le gouvernement alors au pouvoir depuis plus de dix ans. (8 mai 2018) Les partisans de Nikol Pashinyan dans la rue. (8 mai 2018) Le mouvement de contestation a repris mercredi matin en Arménie. Des partisans de l'opposant Nikol Pachinian ont bloqué plusieurs artères de la capitale, Erevan, ainsi qu'une route menant à l'aéroport international. (Mercredi 2 mai 2018) Les supporters du leader des opposants Nikol Pashinian à Erevan. Ils étaient plus de 20'000 ce mardi 1er mai. Les supporters du leader des opposants Nikol Pashinian à Erevan. Ils étaient plus de 20'000 ce mardi 1er mai. Les supporters du leader des opposants Nikol Pashinian à Erevan. Ils étaient plus de 20'000 ce mardi 1er mai. Le chef de l'opposition arménienne Nikol Pachinian, candidat au poste de premier ministre, négociait lundi avec le Parti républicain au pouvoir à la veille du vote au Parlement. (30 avril 2018) Les manifestants pro-Pachinian se sont retrouvés dans le centre de la capitale Erevan ce lundi 30 avril et sont revenus plus nombreux encore ce mardi 1er mai. Les supporters du leader des opposants Nikol Pashinian à Erevan. Ils étaient plus de 20'000 ce mardi 1er mai. Alors qu'un nouveau Premier ministre doit être nommé mardi, l'opposant Nikol Pachinian a gagné de nouveaux soutiens. (Samedi 28 avril 2018) Les supporters du leader des opposants Nikol Pashinian à Erevan. Ils étaient plus de 20'000 ce mardi 1er mai. La ville de Dilijan accueilli ce samedi en héros l'opposant Nikol Pachinian. (28 avril 2018) Le premier ministre arménien par intérim, Karen Karapetian, refuse de participer à des négociations avec Nikol Pachinian. (27 avril 2018) Armenian opposition supporters hold portraits and placards as they attend a rally in Yerevan on April 30, 2018. Armenian opposition leader Nikol Pashinyan was engaged in high-stakes talks with the ruling party ahead of a key parliamentary vote, inching closer to taking power after two weeks of protests that transformed the country's political landscape. / AFP PHOTO / KAREN MINASYAN Des milliers de personnes se sont réunies sur la place de la République, au centre-ville d'Erevan, haut lieu de la contestation anti-Sarkissian. Elles exigent des élections. (Mercredi 25 avril 2018) Supporters of Armenian protest leader Nikol Pashinyan gather in downtown Yerevan on May 1, 2018. Thousands of Armenians massed in the capital on May 1, 2018 ahead a parliament vote to pick a new prime minister, with the opposition leader accusing the ruling party of planning to derail his bid for the top job. / AFP PHOTO / KAREN MINASYAN Au lendemain de la démission du Premier ministre Serge Sarkissian, le chef de l'opposition Nikol Pachinian et des milliers de partisans ont commémoré le génocide arménien. (Mardi 24 avril 2018) Des centaines de manifestants antigouvernementaux ont défilé lundi à Erevan, après l'interpellation la veille du principal leader de l'opposition. (23 avril 2018). Le chef de l'opposition arménienne Nikol Pachinian a annoncé samedi soir qu'il allait rencontrer dimanche le Premier ministre Serge Sarkissian. (Samedi 21 avril 2018) Huitième jour de protestations en Arménie. Quelque 30'000 personnes sont descendues dans la rue vendredi à Erevan où la police a procédé à plus de 230 interpellations. (20 avril 2018) Protestations contre la nomination de l'ex-président Serge Sarkissian au poste de Premier ministre. (Erevan, 20 avril 2018) Au moins 230 manifestants ont été arrêtés. (20 avril 2018) Erevan, 20 avril 2018. Erevan, 20 avril 2018. Erevan, 20 avril 2018. Erevan, 20 avril 2018. La contestation est menée par le député Nikol Pachinian, 42 ans, ancien journaliste et opposant de longue date qui a brièvement été en prison après avoir déjà pris part à des mouvements de protestation contre Serge Sarkissian en 2008 qui avaient fait 10 morts. (20 avril 2018) L'ancien président Serge Sarkissian (à gauche) et le principal leader de l'opposition, Nikol Pachinian. (20 avril 2018)

Une faute?

Les Arméniens sont appelés aux urnes dimanche pour des élections législatives anticipées voulues par le premier ministre réformateur. Il espère obtenir la majorité et renforcer ainsi son pouvoir quelques mois après être arrivé à la tête de ce pays du Caucase grâce un soulèvement populaire.

Nikol Pachinian, un ancien journaliste de 43 ans, est arrivé au pouvoir en Arménie en mai dernier après avoir mené pendant plusieurs semaines des manifestations massives contre le gouvernement alors au pouvoir depuis plus de dix ans. Mais M. Pachinian ne contrôlait pas le parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l'ex-président Serge Sarkissian, raison pour laquelle il aspirait à organiser des élections anticipées.

Mi-octobre, Nikol Pachinian a réussi une manoeuvre politique en annonçant sa démission, puis en se mettant d'accord avec les députés pour qu'ils échouent deux fois consécutivement à élire un nouveau chef de gouvernement: un prétexte pour la dissolution du parlement et la convocation d'élections législatives anticipées.

«Processus révolutionnaire inachevé»

Le scrutin a été fixé au 9 décembre alors que les prochaines élections législatives, dans cette ex-république soviétique du Caucase du Sud, n'étaient jusqu'ici prévues qu'en 2022.

«Un processus révolutionnaire inachevé, une incertitude politique entravent le développement économique de l'Arménie», a assuré M. Pachinian, qui garde le poste du premier ministre par intérim, lors d'un rassemblement de ses partisans la semaine dernière. Il a également promis d'organiser «les meilleures élections que l'Arménie a jamais vues».

«Les élections doivent être conformes aux normes internationales. Nous devons empêcher tout recours à des ressources administratives, au bourrage des urnes et à l'intimidation des électeurs», a souligné M. Pachinian.

M. Pachinian, qui a lancé depuis son arrivée au pouvoir une croisade tous azimuts contre la corruption - de l'armée ou des douanes jusqu'aux écoles, prône une «révolution économique» dans un pays où quelque 30% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon les statistiques officielles. «Nous allons transformer l'Arménie en un pays industriel, un pays de haute technologie, orienté vers les exportations», affirme-t-il.

Russie, USA et UE

Côté politique, le leader de la «révolution de velours» arménienne promet de «sceller davantage l'alliance stratégique avec la Russie et en même temps de renforcer la coopération avec les Etats-Unis et l'Union européenne». Selon les analystes, M. Pachinian, considéré comme un héros national pendant les protestations antigouvernementales de printemps, s'est plié en deux pour organiser ces élections anticipées alors qu'il est au sommet de sa popularité.

En septembre, le bloc de Nikol Pachinian a remporté une victoire écrasante aux élections municipales d'Erevan, en recueillant plus de 80% des voix dans la capitale arménienne où habite environ 40% de la population de l'Arménie.

Résultats lundi matin

«Les élections ont été convoquées dans la vague d'une euphorie révolutionnaire», assure l'analyste Guevorg Pogossian. «Mais après le scrutin, ce sentiment va inévitablement s'amenuiser, et Pachinian et son équipe devront faire face à la réalité», ajoute-t-il.

Alors que beaucoup d'Arméniens portent toujours de grands espoirs pour le gouvernement de Nikol Pachinian, certains commencent en effet à se plaindre du peu de progrès réalisé depuis son arrivée au pouvoir. Neuf partis politiques et deux blocs électoraux sont en lice pour les 101 sièges au parlement arménien.

Selon la législation arménienne, un parti a besoin de recueillir au moins 5% des voix des électeurs pour pouvoir siéger au parlement, alors qu'un bloc électoral doit franchir la barre de 7%. Les bureaux de vote vont ouvrir dimanche à 05h00 suisses et fermer à 17h00. Les premiers résultats doivent être dévoilés lundi matin.

(nxp/ats)