Enlèvement au Kenya

01 octobre 2011 18:39; Act: 01.10.2011 18:46 Print

Paris craint pour la santé de la Française

Les ravisseurs de la retraitée de 66 ans auraient réussi à rejoindre la Somalie. Le Ministère français des affaires étrangères est en contact direct avec les autorités kényanes.

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Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé samedi ses craintes sur l'état de santé de la Française enlevée dans la nuit dans l'archipel touristique de Lamu, dans l'est du Kenya, redoutant qu'elle se trouve désormais en Somalie, aux mains de ses ravisseurs.

«Nous avons des craintes sur son état de santé et aussi face à la possibilité qu'elle se trouve en territoire somalien, aux mains des criminels qui l'ont enlevée», a déclaré à l'AFP Bernard Valero, porte-parole du ministère, précisant que cette femme suivait un traitement médical et rappelant qu'elle se déplaçait en fauteuil roulant.

Certains ravisseurs blessés

Cette retraitée de 66 ans qui avait l'habitude de passer une bonne partie de l'année dans l'archipel de Lamu, a une mobilité très réduite et ses ravisseurs n'auraient pas emporté son fauteuil roulant. Son identité et sa région d'origine n'ont pas été révélées.

Bernard Valero a confirmé une tentative d'interception par les forces de sécurité kényanes «d'un ou deux bateaux» utilisés par les ravisseurs pour aborder dans la nuit de vendredi à samedi dans l'île de Manda où elle vivait.

Selon le gouvernement kényan, des ravisseurs ont été blessés dans une fusillade samedi avec la marine kenyane mais ont réussi à rejoindre la Somalie, à Ras Kamboni (sud). La femme a été enlevée «dans sa propre maison par dix bandits somaliens lourdement armés soupçonnés d'être des agents des (rebelles islamistes) shebab de Ras Kamboni», a ajouté le gouvernement. Ras Kamboni, petite ville côtière, est un ancien bastion des insurgés shebab.

Le ministère français a indiqué rester en contact avec les autorités kényanes qu'il a «remerciées dans ces circonstances difficiles».

Cet enlèvement intervient moins d'un mois après celui d'une Britannique au Kenya, à une cinquantaine de kilomètres plus au nord de l'endroit où vivait la Française.

(afp)