Inde

02 juin 2011 11:10; Act: 02.06.2011 11:22 Print

Pas d'alcool avant 25 ans à Bombay

L'âge minimum pour se procurer de l'alcool à Bombay, capitale du divertissement indien, a été relevé à 25 ans.

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Les législateurs indiens ont décidé de relever l'âge minimum pour acheter de l'alcool à Bombay, la capitale du divertissement et du cinéma, suscitant l'inquiétude des industriels de la boisson et l'indignation des jeunes.

Les législateurs ont convenu mercredi soir d'une hausse de l'âge légal pour acheter de la bière, le faisant passer de 18 à 21 ans, et pour acheter des alcools forts et spiritueux, qui passe de 21 à 25 ans, avec l'objectif de décourager la consommation des plus jeunes et les problèmes de boisson.

Ces mesures, qui incluent des amendes pour consommation illégale, une interdiction de servir de l'alcool dans les lieux publics et les fêtes ainsi qu'une hausse du nombre de jours où la vente d'alcool est interdite («jours secs»), seront applicables à Bombay et dans tout l'Etat du Maharashtra.

Fabricants furieux

Les fabricants de spiritueux ainsi que les professionnels de l'industrie hôtelière et de la restauration ont vivement réagi à cette décision, affirmant qu'elle allait nuire au commerce.

«Trente pour cent des alcools blancs sont consommés par les moins de 25 ans», a souligné Deepak Roy, vice-président et directeur d'Allied Blenders and Distillers (ABD), qui fabrique le whisky indien Officer's Choice.

«Je ne sais pas quelle est la justification de cette décision, étant donné qu'ils sont autorisés à voter à l'âge de 18 ans», s'est-il indigné, cité dans le quotidien «Economic Times».

Le président et directeur de Bacardi India, Mahesh Madhavan, a également averti jeudi que l'industrie serait touchée: «202 marques de spiritueux blancs sont consommées par des moins de 25 ans. Et c'est le segment des moins de 25 ans qui dépense le plus», s'est-il lamenté dans «Economic Times».

A Bombay, une ville souvent considérée comme la plus cosmopolite du pays et dotée d'une intense vie nocturne autour de bars et boîtes de nuit, les réactions des jeunes n'ont pas tardé.

«La majorité des gens qui sortent sont jeunes et ont moins de 25 ans. C'est comme demander aux jeunes d'arrêter de faire la fête», a dénoncé dans le quotidien «Mumbai Mirror» Russell Mascarenhas, âgé de 21 ans.

(afp)