Paris

12 février 2020 15:37; Act: 12.02.2020 22:35 Print

Patrick Balkany est sorti de prison

L'édile des Hauts-de-Seine, aux traits très amaigris, a quitté la prison en voiture ce mercredi avant 18h et n'a pas fait de déclaration à la presse.

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Le maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany, 71 ans, est sorti mercredi peu avant 18H00 de la prison parisienne de la Santé, où il était incarcéré depuis le 13 septembre, a constaté une journaliste de l'AFP.

La cour d'appel de Paris a ordonné quelques heures plus tôt sa mise en liberté pour raisons de santé, lors d'une audience en urgence décidée dans la foulée de la fin de son procès en appel pour blanchiment. La cour lui a imposé un contrôle judiciaire léger, sans caution.

L'édile des Hauts-de-Seine, aux traits très amaigris, a quitté la prison en voiture et n'a pas fait de déclaration à la presse, se contentant d'un petit salut de la main.

«Retour direct à Levallois dès sa sortie, on va passer la soirée tous les deux», a commenté peu avant son épouse, Isabelle Balkany, qui l'attendait devant l'établissement pénitentiaire.

Le parquet général a requis contre le couple Balkany des peines de prison ferme et dix ans d'inéligibilité. La cour d'appel rendra sa décision le 22 avril.

Les Balkany attendent par ailleurs le 4 mars une décision de cette même cour dans le volet fraude fiscale de ce dossier.

«Dégradation manifeste»

La présidente de la cour Sophie Clément a indiqué s'être appuyée sur une expertise médicale réalisée le 5 février au parloir de la maison d'arrêt parisienne de la Santé. Ce rapport relève une «dégradation manifeste de l'état général» de l'élu, qui présente un «état dépressif marqué», qui n'est «pas compatible avec une détention ordinaire». «La cour n'a pas fait de cadeau à Balkany, c'est juste que la situation médicale indiquait que ce n'était plus possible», a réagi l'avocat du maire Romain Dieudonné.

Me Dieudonné avait saisi la cour d'appel de deux recours: une demande de mise en liberté dans le volet blanchiment et une demande de suppression de la caution de 500'000 euros imposée dans le cadre de son contrôle judiciaire, dans le volet fraude fiscale.

Sous contrôle judiciaire

La cour a remis en liberté Patrick Balkany sous contrôle judiciaire, aux conditions suivantes: fixer sa résidence au moulin de Cossy, sa maison en Normandie (nord-ouest de la France) où, selon son avocat, il souhaitait pouvoir aller «se soigner et se reposer», interdiction de sortir du territoire national et obligation de se présenter deux fois par mois à la gendarmerie.

La cour d'appel de Paris doit par ailleurs rendre le 22 avril sa décision dans le dossier de blanchiment aggravé de fraude fiscale visant Patrick et son épouse Isabelle Balkany. Le parquet général a requis contre le couple des peines de prison ferme et dix ans d'inéligibilité, mais a renoncé à demander l'incarcération immédiate du maire, pour des raisons médicales. Les Balkany attendent également le 4 mars une décision de cette même cour dans le volet fraude fiscale de ce dossier.

(nxp/afp)