Procès en Irak

16 juin 2011 16:04; Act: 16.06.2011 16:14 Print

Peine de mort pour 15 membres d'Al-Qaïda

La Cour criminelle centrale d'Irak a condamné à mort jeudi quinze membres présumés d'une cellule d'Al-Qaïda pour «terrorisme».

storybild

Des manifestants brandissent les photos des invités d'un mariage qui avaient été massacrés en 2006. (Photo: AFP)

Une faute?

Quinze activistes, membres présumés d'Al-Qaïda, ont été condamnés à mort jeudi en Irak. Ils étaient accusés d'avoir participé en 2006 à un massacre particulièrement atroce d'environ 70 personnes lors d'un mariage.

Les condamnés, tous Irakiens, «ont un mois pour faire appel. Si la cour confirme le jugement de première instance, le verdict doit encore être approuvé par la présidence de la République avant l'exécution de la sentence», a affirmé le porte-parole du Conseil supérieur de la justice, Abdel Sattar al-Beriqdar.

Les forces irakiennes avaient annoncé le 28 mai l'arrestation de 25 membres présumés d'une cellule d'Al-Qaïda accusés d'avoir exécuté les invités d'un mariage entre un chiite et une sunnite. Ils avaient ensuite jeté leurs dépouilles dans le Tigre dans la région de Taji, au nord de Bagdad, au plus fort des violences confessionnelles en 2006.

Terroriste et défenseur des droits de l'homme

Selon M. Atta, le réseau a été quasiment démantelé après l'arrestation d'un de ses chefs présumés, Firas Fleih al-Joubouri, qui dirigeait aussi l'Organisation des droits de l'Homme, une ONG ayant pignon sur rue et engagée dans la défense des droits des prisonniers.

C'est la découverte dans deux maisons appartenant à Firas Fleih de faux papiers et d'enregistrements vidéos des crimes commis, qui avait permis ce coup de filet.

Par ailleurs, M. Berqidar a indiqué que la cour d'appel avait envoyé pour approbation à la présidence de la République 516 condamnations à mort entre 2009 et 2011.

«Elle en a adressé 114 en 2009 à la présidence de la République qui a avalisé 52, 283 en 2010 dont 26 ont été avalisées et 119 en 2011 dont trois seulement ont été validées jusqu'à présent», a-t-il énuméré.

Selon la procédure pénale, un condamné à mort en première instance peut faire appel et la sentence doit être approuvée par la présidence irakienne avant de devenir exécutoire.

(ats)