Japon

16 mars 2020 06:57; Act: 17.03.2020 06:33 Print

Peine de mort pour le meurtrier de handicapés

Un ancien employé du centre pour handicapés mentaux à Sagamihara qui avait tué 19 pensionnaires en 2016 a été condamné à mort.

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Satoshi Uematsu n'a pas nié les faits et assuré avoir agi en étant pleinement responsable. Il a été condamné à mort. (Lundi 16 mars 2020) Le directeur du foyer pour handicapés Junji Kusamitsus'est exprimé à l'occasion du procès. (17 février 2020) Le procès de Satoshi Uematsu s'est ouvert le 8 janvier 2020 à Yokohama, dans la banlieue de Tokyo. Il est accusé d'avoir tué 19 handicapés résidents d'une maison spécialisée le 26 juillet 2016. (17 février 2020) Satoshi Uematsu, qui a avoué avoir commis le massacre, a été inculpé. (Vendredi 24 février 2016) Le jeune agresseur, qui a avoué le meurtre à l'arme blanche de 19 personnes dans un centre pour handicapés mentaux, a été présenté à la justice. (27 juillet 2016) La police a bouclé l'accès dans la ville de Sagamihara au centre pour handicapés mentaux Tsukui Yamayuri-en. (Mardi 26 juillet 2016) Le meurtrier présumé travaillait jusqu'à récemment dans ce centre qu'il avait quitté en février dernier, selon les autorités, pour des raisons qui n'ont pas été précisées. Il s'est rendu à la police. (Mardi 26 juillet 2016) Le meurtrier présumé a ligoté des membres du personnel soignant avant d'oeuvrer à son entreprise macabre. (Mardi 26 juillet 2016) Les victimes sont neuf hommes et 10 femmes âgés de 18 à 70 ans, ont précisé les pompiers. (Mardi 26 juillet 2016) Les 25 blessés, parmi lesquels 20 sont touchés gravement avec pour certains de «profondes blessures» au cou. (Mardi 26 juillet 2016) Police et police scientifique se sont succédés sur les lieux du drame. (Mardi 26 juillet 2016) Ce drame apparaît comme l'un des plus sanglants au Japon depuis 1938, quand un homme muni d'une hache, d'un sabre et d'un fusil tua 30 personnes, avant de se donner la mort. (Mardi 26 juillet 2016) Sur ces lieux d'ordinaire paisibles, où ont afflué dans la nuit ambulances, voitures de police et camions de pompiers ainsi que les médias. (Mardi 26 juillet 2016) Les médias ont accouru à proximité du centre Tsukui Yamayuri-en à Sagamihara dans la préfecture de Kanagawa. (Mardi 26 juillet 2016)

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Un tribunal au Japon a prononcé lundi la peine de mort à l'encontre d'un homme reconnu coupable d'avoir assassiné 19 handicapés mentaux en 2016. Il s'agit de l'une des pires tueries de l'histoire récente du pays.

Bien que son avocat ait plaidé qu'il était sous l'emprise de stupéfiants, l'homme de 30 ans n'a pas nié les faits et assuré avoir agi en étant pleinement responsable. Il avait été arrêté juste après son forfait commis le 26 juillet 2016.

En pleine nuit, alors que la plupart des occupants dormaient, il s'était introduit dans un centre pour handicapés mentaux à Sagamihara, dans la banlieue ouest de Tokyo, lieu où il avait auparavant travaillé.

Il était passé de chambre en chambre pour poignarder les résidents, laissant 19 morts et 26 blessés, dont la moitié grièvement. Il s'était ensuite rendu dans un commissariat, ses couteaux ensanglantés avec lui, pour avouer son crime. Il est jugé pour six chefs d'inculpation au total.

«Pas dangereux»

La tuerie de Sagamihara, une des pires de l'histoire récente du Japon, avait horrifié le pays, où le taux de criminalité est extrêmement faible. L'opinion publique avait aussi été choquée par les motivations du tueur, liées à sa haine déclarée des handicapés mentaux. Il n'a exprimé aucun remords.

Il avait quitté son emploi au centre de Sagamihara quelques mois avant son attaque. Hospitalisé de force après avoir raconté à des collègues qu'il comptait y faire un carnage, il avait toutefois été rapidement libéré, un médecin ne l'ayant pas jugé dangereux.

(nxp/ats)