France/nucléaire

11 décembre 2011 15:49; Act: 11.12.2011 16:01 Print

Pertes «importantes» pour Areva

Le géant nucléaire public français Areva va annoncer des pertes «vraisemblablement importantes» en début de semaine.

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Le ministre français de l'Industrie, Eric Besson, a confirmé dimanche que le géant nucléaire public Areva allait annoncer des pertes «vraisemblablement importantes» en début de semaine.

«Je vous confirme qu'Areva annoncera des pertes, vraisemblablement importantes, leur montant exact, c'est au président d'Areva, Luc Oursel, qu'il appartient de les annoncer et de les expliquer», a-t-il déclaré à Radio J.

Luc Oursel doit présenter lundi son «plan d'orientation stratégique», avec notamment des suppressions d'emplois, pour un groupe qui pourrait essuyer sa première perte nette depuis 2001, renforçant le besoin d'économies tous azimuts.

Mise à niveau coûteuse

Il faut expliquer ces pertes «par le fait que c'est une action de mise à niveau et de transparence qui est menée par le président d'Areva et son conseil de surveillance, et notamment en terme de dépréciation d'actifs», souligne M. Besson.

Cette dépréciation d'actifs touche en premier lieu sa filiale minière (mines d'uranium) UnraMin en Namibie.

«Je crois savoir que le conseil de surveillance d'Areva veut se doter d'un comité spécial pour faire toute la lumière sur cette acquisition qui date de 2007 et qui a été achetée à un très haut niveau qui correspondait probablement au très haut niveau des prix de l'uranium à l'époque, or depuis le prix de l'uranium a été divisé par deux», indique le ministre.

Plan social

Le plan stratégique d'Areva devrait inclure le plan social le plus lourd jamais mis en oeuvre par le groupe public, même s'il devrait épargner la France, comme s'y est engagé M. Oursel fin novembre, après la révélation par l'AFP d'un projet confidentiel prévoyant 2.700 à 2.900 suppressions de postes dans le monde, dont 1.000 à 1.200 en France.

Aucune garantie n'a été donnée concernant l'étranger. L'Allemagne, en particulier, semble promise à un traitement-choc, conséquence directe de la sortie du nucléaire décrétée par Berlin.

D'après le projet de restructuration, les réductions d'effectifs doivent aider à diminuer les coûts de fonctionnement du groupe de 750 millions d'euros d'ici 2015, dont 500 millions à atteindre en 2013.

(afp)