Disparition du Vol MH370

15 mai 2018 10:26; Act: 16.05.2018 06:47 Print

Pour des experts, c'est un meurtre-suicide de masse

Plusieurs experts aéronautiques ont estimé que la disparition du vol MH370 en 2014 avait été planifiée par le commandant de bord.

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Ghyslain Wattrelos, qui a perdu quatre proches dans la catastrophe, a annoncé que les enquêteurs en charge du dossier de la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines espèraient se rendre prochainement aux Etats-Unis. (Vendredi 19 octobre 2018) Les recherches pour retrouver le Boeing 777 de Malaysia Airlines, disparu en 2014 avec 239 personnes à bord, s'arrêteront le 29 mai. (23 mai 2018) Le débris composite retrouvé sur cette île de l'océan Indien «était une partie du flanc arrière du Boeing 777, volet extérieur, provenant de l'avion de Malaysia Airlines enregistré sous le numéro 9M-MRO (MH370)», a indiqué le Bureau australien de la sécurité et des transports (ATSB). (vendredi 7 octobre 2016) Blaine Gibson, un avocat de Seattle, a parcouru le monde pour essayer de résoudre le mystère du MH370. Il aurait trouvé des débris à Madagascar. Les restes du vol MH370 disparu il y a plus de deux ans pourraient se trouver jusqu'à 500 km plus au nord de la zone où sont menées actuellement les recherches, selon des simulations établies par des scientifiques. (Mercredi 27 juillet 2016) Une partie du capot du moteur du Boeing de la Malaisie airlines trouvée en Afrique du Sud, en décembre dernier. De nouveaux débris de la carlingue disparue ont été trouvés sur l'Ile Maurice et au Mozambique. (26 mai 2016) Selon les autorités australiennes, les débris retrouvés en Afrique du Sud et à Maurice proviennent «quasi certainement» du vol MH370. (Jeudi 12 mai 2016, image d'archive) Un débris a été découvert à La Réunion, le 3 mars 2016. On a pensé durant un temps qu'il appartenait à l'avion disparu depuis deux ans. Il semble toutefois qu'il n'en s'agit rien. (Mercredi 16 mars 2016) Le vol MH370 décolle de Kuala Lumpur à 00H41 (17H41 en Suisse vendredi) avec 239 personnes à bord, dont 227 passagers, en direction de Pékin.Le contrôle aérien perd le contact avec l'avion à 1H30.Le Vietnam affirme que l'avion s'est volatilisé dans son espace aérien et lance des recherches après avoir détecté en mer des traces de carburant.La Malaisie révèle que deux passagers à bord de l'avion avaient des passeports européens volés en Thaïlande. La Malaisie affirme enquêter également sur une piste terroriste. Le FBI américain envoie des agents.L'avion semble avoir fait demi-tour ou effectué un virage vers l'ouest.Un avion vietnamien repère des débris, autre fausse piste. Azharuddin Abdul Rahman, directeur général de l'Aviation civile malaisienne, fait le point sur l'enquête. La Chine, inquiète pour ses 153 ressortissants à bord de l'avion, demande à la Malaisie d'intensifier les recherches.Les Etats-Unis envoient un second destroyer sur la zone. Des familles ayant tenté de joindre des proches affirment que les téléphones sonnent dans le vide. La Chine annonce le redéploiement de dix satellites à haute résolution. Les recherches sont étendues à la mer Andaman, à des centaines de kilomètres à l'ouest du plan de vol de l'avion.Pékin annonce avoir détecté trois «larges objets flottants» en mer de Chine orientale. Nouvelle fausse piste. La Maison Blanche cite «de nouvelles informations» orientant les recherches vers l'océan Indien. Le Premier ministre malaisien Najib Razak indique que les communications de l'avion ont été désactivées, le changement de trajectoire est l'oeuvre d'«une action délibérée» et l'appareil a continué de voler près de sept heures. Les logements des deux pilotes sont perquisitionnés. Le simulateur de vol possédé à titre privé par le commandant de bord est saisi. Par ailleurs, les recherches s'intensifient et 26 pays y participent désormais. Les proches des passagers chinois rassemblés à l'hôtel Lido à Pékin écoutent les dernières informations venant de Washington. L'enquête établit que tout «mène au cockpit». «Il s'est passé quelque chose avec le pilote», assure l'Américain Michael McCaul. «All right, good night» (Eh bien, bonne nuit), les derniers mots reçus par la tour de contrôle, ont été prononcés par le copilote. La Chine est chargée de coordonner les recherches dans un périmètre nord, jusqu'au Kazakhstan, l'Australie dans un périmètre sud, jusqu'au sud de l'océan Indien.Des enquêteurs américains cités par le New York Times avancent que le La zone de recherche s'étend sur quelque 7,7 millions de km2. L'examen du simulateur de vol du pilote révèle que «des données» avaient été effacées. Des experts du FBI sont saisis pour tenter de les récupérer. L'étude des antécédents des 239 passagers et membres d'équipage ne donne rien.Des familles chinoises manifestent leur exaspération et leur désespoir à Kuala Lumpur, se plaignant que les autorités malaisiennes dissimulent des informations. Le gouvernement australien dévoile des images satellite montrant deux «objets» détectés par un dans le sud de l'océan Indien. Des proches ont laissé éclater leur colère en rencontrant pour la première fois à Pékin des représentants des autorités malaisiennes. La Chine diffuse un cliché pris le 18 mars montrant une forme flottante de 22 mètres de long et large de 13 mètres. A Pékin, les proches des passagers s'effondrent: le premier ministre malaisien a annoncé que le vol MH370 s'est abîmé dans le sud de l'océan Indien et que «aucune des personnes à bord n'a survécu». De son côté, le Pentagone envoie un sonar spécial pour localiser les boîtes noires pendant qu'un avion australien repère deux nouveaux objets dans le sud de l'océan indien. Les recherches sont suspendues en raison du mauvais temps. Le ministre des Transports malaisien, Hishammuddin Hussein, présente des images prises par un satellite d'Airbus Défense et Espace révèlent la présence de 122 objets dérivants. Un satellite thaïlandais a détecté quelque 300 objets flottants, dont la taille varie entre 2 et 15 mètres, à 2700 km au large de Perth. Les recherches aériennes sont suspendues pour cause de mauvais temps. Un satellite japonais a détecté environ 10 nouveaux objets flottants.Les recherches reprennent dans une zone modifiée, à 1850 km à l'ouest de Perth, suite à des informations indiquant que l'avion avait volé plus vite que ce qui avait été estimé et avait ainsi consommé davantage de carburant, s'abîmant plus au nord. Le robot sous-marin Bluefin a repris les recherches du Boeing disparu de Malaysian Airlines. L'Australie qui dirige les recherches pour retrouver le vol MH370 a annoncé que des éléments aussi durs que le métal avaient été identifiés sur le lit de l'océan Indien.

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Des experts aéronautiques ont rendu leur conclusion sur la disparition du vol de la Malaysian Airlines MH370 le 8 mars 2014. Ils estiment qu'il s'agit d'un meurtre-suicide de masse mené par le commandant Zaharie Amad Shah, 53 ans, comme l'explique le journal britannique The Independant.

Le vol avec 239 personnes à bord devait relier Kuala Lumpur à Beijing lorsqu'il a disparu des écrans radars. Des relevés satellites ont montré qu'il s'était écrasé à court de carburant dans l'Océan Indien à l'ouest de l'Australie, à des milliers de kilomètres de sa destination. L'épave n'a toujours pas été retrouvée malgré des recherches intensives.

L'enquête menée pendant deux ans et diffusée dans le programme 60 Minutes Australia estime que le commandant de vol a tout soigneusement planifié. L'ordinateur saisi au domicile du pilote à Kuala Lumpur contenait des preuves que Zaharie Amad Shah avait utilisé un simulateur de vol pour dérouter son vol. Le tracé le long de la frontière malaiso-thaïe devait éviter toute intervention de partie tierce.

Un précédent à Germanwings?

«Si vous me demandiez de faire disparaître un Boeing 777, j'aurais fait exactement la même chose», a déclaré Simon Harvey, un pilote britannique. Pour Larry Vance, un enquêteur aéronautique canadien, le commandant de bord a probablement mis son masque à oxygène avant de provoquer une dépressurisation dans l'avion afin d'empêcher toute réaction des passagers et de l'équipage.

Ce scénario rappelle le drame du vol de la Germanwings le 24 mars 2015, lorsque le copilote Andreas Lubitz avait précipité son avion dans les Alpes de Haute Provence, provoquant la mort des 150 personnes à bord.

(smk/nxp)