Espionnage

16 juillet 2014 08:03; Act: 16.07.2014 08:24 Print

Premier entretien Obama-Merkel depuis l'«affaire»

Barack Obama s'est entretenu mardi pour la première fois avec Angela Merkel depuis que des soupçons d'espionnage ont poussé Berlin à expulser le chef des espions américains en Allemagne.

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(Photo: Reuters)

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Le président américain et la chancelière allemande ont abordé «la coopération américano-allemande en matière de renseignement et le président (ndlr: Obama) a dit qu'il maintiendrait un contact étroit sur la façon d'améliorer la coopération» entre Washington et Berlin, a indiqué la Maison-Blanche.

Barack Obama et Angela Merkel se sont aussi entretenus «de la situation en Ukraine, des négociations P5 1 avec l'Iran à Vienne et des relations bilatérales américano-allemandes». Leur discussion intervient à la veille d'un sommet européen à Bruxelles où les dirigeants devraient envisager de durcir leurs sanctions à l'encontre de la Russie, accusée de déstabiliser l'Ukraine.

«Plus à l'époque de la guerre froide»

Le président américain et la chancelière allemande ont forgé une relation de travail solide. Mais l'interpellation en Allemagne de deux personnes soupçonnées d'avoir espionné pour le compte de Washington a tendu davantage les relations entre les Etats-Unis et l'Allemagne, déjà ternies par des révélations l'an dernier sur l'espionnage du téléphone portable d'Angela Merkel par les Américains.

Dans la foulée, Berlin a pris la spectaculaire décision d'expulser le patron du renseignement américain en Allemagne, une mesure rarissime au sein de l'OTAN.

Dans une interview enregistrée samedi à la télévision publique ZDF, Angela Merkel avait appelé Washington à changer de comportement en matière d'espionnage. «Nous ne vivons plus à l'époque de la guerre froide où chacun s'est probablement méfié de chacun», avait-elle déclaré.

Pour tenter d'apaiser les tensions, le secrétaire d'Etat John Kerry a fait le premier pas dimanche à Vienne lors d'une conférence de presse avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, jugeant que les deux alliés restaient «de bons amis».

(ats)