France

13 avril 2019 04:28; Act: 13.04.2019 08:25 Print

Prostitution: deux Chinois vont en prison

Les patrons d'un réseau de prostitution touchant 146 villes françaises ont été condamnés à quatre ans de prison.

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Image d'illustration (Photo: Wiki Commons)

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Une Chinoise de 32 ans et un compatriote de 34 ans ont été reconnus coupables de diriger un réseau de prostitution très élaboré, piloté depuis la région parisienne. Le tribunal correctionnel de Saint-Etienne les a condamnés à 4 ans de prison, dont un an avec sursis.

Ce réseau d'envergure nationale a loué ponctuellement pour une quarantaine de prostituées chinoises des logements dans 146 villes françaises différentes sur une année, selon les constatations des enquêteurs de la gendarmerie. Cette entreprise fonctionnait «sur le modèle de la nouvelle économie, avec une dimension virtuelle en s'efforçant de laisser le moins de traces possibles», selon le représentant du parquet, Marco Scuccimarra.

Elle avait pour cela recours aux compétences d'un titulaire d'un master en informatique obtenu en France et qui avait déjà purgé une peine de quatre ans de prison pour proxénétisme. Cet organisateur méthodique, également doté de compétences en PAO et en marketing, passait des annonces aguicheuses sur des sites internet tels que Viva Street et Sex Model.

Il animait aussi des groupes de discussions sur messageries privées entre les différents protagonistes du réseau, à l'aide des applications chinoises QQ et Wechat. Il s'occupait également de la location à distance, notamment via Airbnb, des appartements utilisés par les prostituées dans tout l'Hexagone.

«Toi client?»

L'autre condamnée était quant à elle en charge des recrutements des prostituées et des standardistes. Avec l'aide de son compagnon et de son frère, respectivement condamnés à 18 mois ferme et 18 mois, dont six avec sursis, cette Chinoise de 32 ans s'occupait de la collecte des gains, évalués à plusieurs millions d'euros par an.

Une peine de 18 mois de prison avec sursis a été prononcée contre six «standardistes» polyglottes du «centre d'appel», point de passage obligé pour la mise en relation des prostituées chinoises avec leurs clients.

Le réseau a été mis au jour en 2017 à partir de Saint-Etienne par le signalement de l'occupant d'un immeuble intrigué de l'incessant va-et-vient chez une voisine chinoise, qui lorsqu'ils se croisaient en bas du bâtiment lui demandait «toi client ?»

(nxp/ats)