Taïwan

16 mai 2012 13:54; Act: 16.05.2012 14:16 Print

Puni pour un flirt avec l'ennemi

Un pilote de l'armée de l'air taïwanaise a été sanctionné pour avoir entretenu une liaison avec une journaliste chinoise.

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Un pilote de l'armée de l'air taïwanaise a été sanctionné pour avoir entretenu une liaison avec une journaliste chinoise basée à Taipei. Il a ainsi contrevenu aux prescriptions du renseignement militaire sur l'espionnage par la Chine.

Le pilote, dont la sanction disciplinaire n'a pas été précisée, n'a toutefois été reconnu coupable d'aucune «conduite inappropriée» depuis sa rencontre avec la journaliste en février, selon le ministère taïwanais de la Défense.

«La ministère continue à renforcer ses mécanismes de contre-espionnage afin d'empêcher les communistes chinois de percer à jour notre renseignement militaire», indique mercredi un communiqué.

Se méfier de l'ennemi

«Nous allons promouvoir les notions de (méfiance envers) l'ennemi auprès des soldats et leur préoccupation pour la sécurité de façon à assurer l'intégrité et la sûreté de notre armée», ajoute-t-il.

Selon les médias taïwanais, la jeune femme, identifiée par le ministère par son prénom, «Li», travaillait pour Radio Chine Internationale.

Un général, Lo Hsien-che, a été arrêté début 2011 et condamné à la prison à vie pour espionnage au profit de la Chine. Son appel a été rejeté en avril.

Espionnage mutuel

Pékin et Taipei s'espionnent mutuellement depuis 1949, année de la séparation entre les deux pays à la fin de la guerre civile.

Taïwan, refuge de l'armée nationaliste défaite par les communistes, est indépendante depuis, mais Pékin la considère comme une province rebelle, n'excluant pas la force pour la faire revenir dans son giron.

Les relations bilatérales se sont toutefois réchauffées avec l'arrivée de Ma Ying-jeou à la présidence en 2008. Il a été réélu en janvier pour un deuxième mandat.

(ats)