Afghanistan

20 février 2011 10:34; Act: 20.02.2011 12:21 Print

Quarante morts dans l'attaque d'une banque

Cette attaque est la plus meurtrière dans le pays depuis plus de huit mois. La plupart des victimes sont des policiers et des soldats.

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Quarante personnes ont été tuées et plus de 70 blessées dans l'attaque samedi revendiquée par les talibans d'une banque de l'est de l'Afghanistan par des kamikazes, selon un nouveau bilan officiel en nette hausse annoncé dimanche.

Mort des 7 kamikazes

Selon Gul Agha Shirzay, le gouverneur de la province de Nangarhar, sept kamikazes avaient pris d'assaut samedi une l'agence de la Kabul Bank à Jalalabad, ouvrant le feu à l'intérieur sur des clients, dont de nombreux policiers, et des employés, selon des témoins, avant de s'y retrancher et d'affronter durant plusieurs heures la police à l'extérieur.

Quatre des kamikazes ont été abattus après plusieurs heures de fusillade, les trois autres ont fait exploser les charges qu'ils portaient sur eux. La Kabul Bank, principale banque privée du pays, est un des établissements bancaires versant les salaires des fonctionnaires, parmi lesquels policiers et militaires, et samedi était le dernier jour du mois en Afghanistan.

Des policiers venus chercher leur paie figurent parmi les victimes, mais les autorités provinciales ont refusé de donner leur nombre exact et de détailler la qualité des victimes, confirmant néanmoins qu'y figurent des policiers et des civils, dont des employés de la banque.

Le gouverneur a confirmé que le chef adjoint de la police provinciale ainsi que le chef de la police criminelle de la province avaient été blessés. Samedi, une source médicale ayant requis l'anonymat avait affirmé qu'outre ces deux responsables, le chef de la police provinciale figurait aussi parmi les blessés.

Un témoin qui s'est présenté sous son seul prénom d'Ewazullah avait raconté samedi qu'il se trouvait dans la banque quand plusieurs kamikazes portant «armes, grenades et ceintures d'explosifs» avaient surgi. Ils avaient rassemblé les gens présents dans un coin avant d'ouvrir le feu sur eux «aveuglément», selon Ewazullah, qui avait pu se cacher dans un coin.

(ats)